| Fondation |
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| Domaines d'activité |
| Site web |
(en) www.missingmaps.org |
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Missing Maps (littéralement « cartes manquantes » en anglais) est un projet de cartographie humanitaire et participative coordonné par des organisations non gouvernementales. Les contributions apportées par ce projet sont faites sur OpenStreetMap, une base de données et une application cartographique libre.
La nécessité de disposer d'informations géographiques est primordiale pour produire une réponse humanitaire efficace : qu'il s'agisse de retracer le foyer d'une épidémie ou encore de situer les populations à aider.
Si la quantité de données disponibles est abondante dans les pays occidentaux, il n'en est rien pour de vastes régions d'Afrique, elle-même qualifiée en 2015 par le journal Le Monde comme une « terre inconnue pour Google Maps », conséquence d'un manque d'investissement qui s'explique par le désintérêt commercial de Google pour ce continent, parce que l'entreprise vit principalement du revenu publicitaire des commerces qu'elle référence.
Ce manque de données cartographiques pousse Dale Kunce — un ingénieur de la Croix-Rouge américaine — à créer le projet Missing Maps en , période où l'Afrique de l'Ouest faisait alors face à une épidémie d'Ébola. Ce projet, né de la collaboration des associations de la Croix-Rouge américaine et anglaise, de Médecins sans frontières, et de la Humanitarian OpenStreetMap Team, s'insère dans l'optique grandissante de faire un meilleur usage par les organisations de terrain des systèmes d'information géographique pour produire une réponse humanitaire coordonnée et efficace.
L'objectif de Missing Maps est de cartographier à terme les zones les plus vulnérables de la planète et de soutenir OpenStreetMap et ses projets dérivés. Le projet s'adresse tout particulièrement aux novices du projet OpenStreetMap, initialement motivés par la curiosité, et pour qui l'attribution de tâches simples aide à fidéliser dans le projet. Il accorde une attention particulière aux populations locales des zones cartographiées, en les informant et en encourageant leur collaboration,.
Le projet crée et édite des informations cartographiques pour OpenStreetMap. Contrairement à Google Maps, qui se réserve la propriété du contenu produit, la licence libre d'OpenStreetMap rend possible la réutilisation de contenu, notamment pour assurer de leur utilisation libre de toute charge, et permet leur adaptation et leur modification par des gens locaux.
Cette manière de licencier les données rend possible la création du contenu par crowdsourcing. Cette particularité en fait un projet à dimension planétaire : quelle que soit sa localisation, tout volontaire disposant d'un ordinateur et d'une connexion à l'Internet peut participer activement au projet.
Le fonctionnement du projet s'articule en trois temps,,, afin d'assurer la qualité des données produites.
La première étape peut être réalisée par l'organisation d'un mapathon, comme celui proposé dans plusieurs universités belges lors de la dernière semaine de mars 2025 pour cartographier des routes et des bâtiments de la ville de Sokoto au Nigéria,.
Un résultat majeur du projet a été la cartographie en 2014 de Lubumbashi, une ville de 1,5 million d'habitants située en République démocratique du Congo.
Les démarches de cartographie menées dans le cadre de Missing Maps ont aussi eu un impact sur plusieurs actions de lutte contre des maladies, comme celle contre la rougeole dans la province de Salamat au Tchad en 2019, ou contre Ebola à Monrovia au Liberia.