Mohamed Bendebbah

Mohamed Bendebbah
Naissance XVIIIe siècle (supposé 1720)
Tlemcen
Décès (supposé)
Constantine (supposé)
Auteur
Langue d’écriture Arabe
Genres

Œuvres principales

Koum Tara
Erbiîya « La printanière »
Selli homoumek

Mohamed Bendebbah est un poète algérien du melhoun, il a vécu à Tlemcen et Constantine au XVIIIe siècle. Il est l'un des auteurs du hawzi. Il est l'auteur de la qasida populaire Koum Tara, chantée dans la musique arabo-andalouse algérienne.

Biographie

Mohamed Bendebbah a vécu à Médéa, Tlemcen et Constantine au XVIIIe siècle. Il existe peu d'indications sur ce personnage. Il semble avoir été contemporain de Boumédiène Bensahla, et serait le fils d'un bey du Titteri. Selon El Hassar, il est né en 1720.

Beaucoup de grands poètes populaires, surtout dans le genre dit hawzi sont des Kouloughlis : Ahmed Ben Triki, Belabbès El-Mazouni, Qaddour Benothman, El-Habib Benguennoun (par sa mère). Dans une qasida, il dit qu’il est originaire de Tlemcen et d'origine non-juive. Ses écrits reflètent bien le site de la « ville aux poches d'eau » (Tlemcen). Sa vie s'est partagée entre Tlemcen et Constantine, où il est supposé être décédé en 1822 et enterré.

Œuvres

Mohamed Bendebbah est parmi les poètes émérites du Melhoun et notamment du genre hawzi. Il avait la maîtrise des deux registres populaires et pouvaient composer, indifféremment, dans le style citadin comme dans le style bédouin. Ses compositions peu nombreuses témoignent d'un renouveau poétique et musical dans la population constantinoise. Il a légué un recueil d'une dizaine de poésies chantées, imprégnées d'une tendre touche de lyrisme, de rêve et de mélancolie. Sa poésie est particulièrement appréciée par les amateurs du genre poético-musical connu sous le nom de Fraqât, qui est un chant traditionnel d'exploration émotionnelle.

Le poète Mohamed Bendebbah a laissé son empreinte dans l'époque des grands poètes-producteurs de la sana'a en Algérie, et ce, jusqu'au XIXe siècle. Il est l'auteur du poème Koum tara darahim ellouz ( « Viens admirer les pétales de l'amandier » ), aussi appelé Er-rabii aqbal ya insân, (chanté dans les noubas Insiraf raml al maya, Inquilab moual ou btaihi raml al maya). Il est également l'auteur d'une célèbre qasida dite Erbiîya ( « La printanière » ), qui a été interprétée, dans diverses versions par les plus grands chanteurs dont Hadj El Anka et Omar Mekraza.

Il est ainsi l'un des auteurs locaux des pièces de zadjal, chantées dans la musique arabo-andalouse algérienne :

Références

  1. 1 2 Souhel Dib, Anthologie de la poésie populaire algérienne d'expression arabe, L'Harmattan, (ISBN 978-2-85802-771-2, lire en ligne), p. 143
  2. 1 2 3 Ahmed Amine Dellai, Poètes du melhoun du Maghreb : dictionnaire bibliographique, (ISBN 978-9931-598-11-4, 9931-598-11-5 et 978-9931-598-12-1, OCLC 1104809546, lire en ligne), p. 169-170
  3. 1 2 3 4 5 El Hassar 2016, p. 213.
  4. 1 2 Poètes populaires du Maghreb et identité : Approche socio-anthropologique, Présenté par Ahmed-Amine DELLAI, 2014-215, p207, 241
  5. ↑ « La chanson bédouine à l'honneur », sur Djazairess (consulté le )
  6. ↑ Bestandji, Taoufik,, L'Algérie en musique (ISBN 978-2-343-13494-9, 2-343-13494-4 et 978-2-14-005292-7, OCLC 1062438393, lire en ligne), p. 82
  7. 1 2 « Tlemcen - La grande école de la musique «sana'a-gharnata» : des terroirs, des auteurs et des chants », sur Djazairess (consulté le )
  8. ↑ « Le printemps est là.. Les artistes l'ont vu arriver », sur Djazairess (consulté le )
  9. ↑ « La «Sana'a», «Ala» ou «Gharnata» : un art musical national (Suite et fin) », sur Djazairess (consulté le )
  10. 1 2 « Musique arabo-andalouse : De sa permanence... des hommes de lettres, des arts et des interprètes », sur Djazairess (consulté le )
  11. 1 2 El Hassar 2016, p. 142.
  12. 1 2 3 El Hassar 2016, p. 214.

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes