| Causes | Molluscipoxvirus molluscum (en) contact direct ou objets contaminés |
|---|---|
| Début habituel | enfants 1 à 10 ans |
| Durée | 6-12 mois, jusqu'à 4 ans |
| Types | MCV-1, MCV-2, MCV-3, MCV-4 |
| Symptômes | Petites lésions roses surélevées |
| Risques | faiblesse immunitaire, Dermatite atopique, conditions de vie surpeuplées |
| Différentiel | Verrue, herpès, varicelle, folliculite |
|---|---|
| Prévention | Lavage des mains |
| Traitement | cryothérapie, ablation à la curette, laser |
| Médicament | Cantharidine et berdazimer sodium (en) |
| Spécialité | Infectiologie et dermatologie |
| CISP-2 | S95 |
|---|---|
| CIM-10 | B08.1 |
| CIM-9 | 078.0 |
| DiseasesDB | 8337 |
| MedlinePlus | 000826 |
| eMedicine | 910570 |
| MeSH | D008976 |
Le molluscum contagiosum est une lésion dermatologique contagieuse induite par le virus Molluscipoxvirus molluscum (en) de la famille des Poxviridae. La lésion est caractérisée par une papule arrondie ombiliquée de quelques millimètres de diamètre (le plus souvent de 1 à 4 mm, parfois jusqu'à 8 mm), généralement non prurigineuse (qui ne cause pas de démangeaisons), d'où une matière blanchâtre (composée de cellules épidermiques altérées) sort parfois à la pression.
Ce sont les enfants qui sont le plus souvent touchés par une insuffisance de défense immunitaire contre le virus responsable de la dissémination des lésions.



Le virus du molluscum contagiosum est transmis par un contact direct de la peau avec une autre personne contaminée, après une période d'incubation de deux semaines à six mois. Les circonstances de contagion sont retrouvées à la garderie ou à l'école, lors de la fréquentation de piscines publiques, lors de bains collectifs et aussi au cours de sports de contact (promiscuité et peaux en contact). Bien que cela soit plus rare, l'utilisation d'objets ayant été en contact avec le virus (comme des serviettes de toilette) peut également transmettre l'infection.
Les molluscum peuvent aussi toucher l'adolescent et l'adulte avec transmission par voie sexuelle quand la localisation se situe au niveau du pubis ou des régions génitales. À noter que cette lésion peut être associée à une infection par le VIH durant sa phase chronique. Sa dissémination autour des lésions primitives est favorisée par le grattage.
Le molluscum contagiosum réalise une lésion épidermique cratériforme. L'épiderme est épaissi et s'invagine en formant une masse volumineuse constituée de lobules piriformes convergeant vers un puits central. Ces lobules sont constitués de cellules malpighiennes qui contiennent des corps molluscaires basophiles. De la périphérie vers le centre, les cellules perdent leur noyau, deviennent volumineuses, ovoïdes avec un cytoplasme fortement éosinophile devenant basophile. Cet aspect très caractéristique est dû à l'effet pathogène d'un poxviridé. En fonction des incidences de coupe, seules des masses dermiques sans connexion avec l'épiderme peuvent être visibles et ne doivent pas être confondues avec une tumeur.
Un molluscum contagiosum guérit le plus souvent spontanément. Les molluscum disparaissent souvent chez le jeune enfant au bout de plusieurs mois quand le corps commence à développer une résistance. On parle typiquement de 6 mois à 4 ans, à cause de l'auto-contamination. D'autres conditions dermatologiques sont alors à considérer : par exemple l'eczéma augmente les risques d'une auto-contamination, donc l'augmentation du nombre de molluscum. De plus, le molluscum étant contagieux, un traitement rapide évite de contaminer d'autres personnes, en particulier les autres enfants d'une garderie ou une école.
Les dermatologues français sont généralement favorables aux traitements physiques afin d'éviter la dissémination du molluscum contagiosum et de réduire l'auto-contamination :
Une revue systématique Cochrane portant sur les interventions pour le molluscum contagiosum cutané (van der Wouden et al., 2017) conclut qu'aucune étude ne démontre de supériorité claire d'un traitement sur un autre, et que l'abstention thérapeutique reste une option valide chez l'enfant immunocompétent, compte tenu de la résolution spontanée attendue.
Chez les patients immunodéprimés (infection par le VIH, transplantés), les lésions peuvent être nombreuses, étendues et résistantes aux traitements habituels. Dans ces cas, la restauration immunitaire (traitement antirétroviral efficace) constitue le traitement le plus efficace. La cantharidine topique, utilisée de longue date hors AMM, a obtenu en 2023 une autorisation de mise sur le marché aux États-Unis sous le nom commercial Ycanth pour le traitement du molluscum contagiosum chez l'adulte et l'enfant à partir de 2 ans.