Chlamydia trachomatis

Chlamydia trachomatis est une bactérie pathogène, à multiplication intracellulaire obligatoire. Cette bactérie est responsable de l'urétrite à Chlamydia (ou chlamydiose), infection sexuellement transmissible la plus fréquente en Amérique latine et aux États-Unis après le Papillomavirus (50 fois plus fréquente que la gonorrhée, elle-même plus fréquente que la syphilis). Son réservoir est strictement humain. Il existe deux biovars et 19 sérovars connus (mis en évidence par microimmunofluorescence), possédant un tropisme tout particulier pour les muqueuses génitales et oculaires.

Pathologies provoquées par ce germe

Chlamydia trachomatis est principalement à l'origine de :

Un certain nombre de complications à l'infection par Chlamydia trachomatis existent :

Mode de vie

Chlamydia trachomatis est un parasite intracellulaire. Il évolue sous 3 formes distinctes :

Sa survie dans les vacuoles cytoplasmiques de la cellule parasitée est rendue possible par sa capacité à inhiber le complexe de fusion phagosome-lysosome.

Diagnostic biologique

Contamination

Traitement des infections génitales

La Haute Autorité de santé a émis des recommandations en 2021 concernant le traitement des infections génitales basses non compliquées (urétrite et cervicite), le traitement doit associer deux antibiotique ciblant respectivement Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae. Les antibiotiques recommandés ciblant Chlamydia trachomatis sont :

Des traitements de durée plus classique (dont la durée, de une à trois semaines, dépend du caractère « haut » ou « bas » de l'infection génitale) sont possibles :

Liste des non classés

Selon NCBI () :

Notes et références

  1. ↑ Rake G « Family II. Chlamydiaceae Fam. Nov. » In : Breed RS, Murray EGD, Smith NR (eds) Bergey's Manual of Determinative Bacteriology, 7ème édition. The Williams & Wilkins Co, Baltimore, 1957. Accès libre.
  2. ↑ Legkobyt T. 2010, Diagnostic biologique de l'infection à Clamydia trachomatis, Haute Autorité de Santé, Saint-Denis La Plaine
  3. ↑ US Department of Health and Human Services, Centers for Disease Control and Prevention, National Center for HIV, STD and TB Prevention (NCHSTP), Division of STD/HIV Prevention, Sexually Transmitted Disease Morbidity 1984 - 2006, CDC WONDER On-line Database, November 2008
  4. ↑ (en) V Goulet, B de Barbeyrac, S Raherison, « Prevalence of Chlamydia trachomatis: results from the first national population-based survey in France », Sex Transm Infect, vol. 86,‎ , p. 263-270 (DOI 10.1136/sti.2009.038752)
  5. ↑ http://www.invs.sante.fr/surveillance/ist/bulletins_ist/bulletin_ist_311208.pdf Bulletin des réseaux de surveillance des infections sexuellement transmissibles au 31 décembre 2008 – Rénago, Rénachla et RésIST
  6. ↑ Idahl A, Boman J, Kumlin U, Olofsson JI, Demonstration of Chlamydia trachomatis IgG antibodies in the male partner of the infertile couple is correlated with a reduced likelihood of achieving pregnancy, Hum Reprod 2004;19:1121-6
  7. ↑ « Chlamydia trachomatis », sur Société Française de Microbiologie
  8. ↑ « Choix et durée de l'antibiothérapie : Urétrites et cervicites non compliquées », sur Haute Autorité de Santé (consulté le )
  9. ↑ NCBI, consulté le .

Liens externes

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