Un mondegreen ou une hallucination auditive est un son pris pour un autre son. Également désigné comme effet Mondegreen, ce phénomène survient notamment lors de l’écoute de chansons en langues étrangères dans lesquelles on croit reconnaître une parole dans sa langue,. Cet effet Mondegreen peut être utilisé dans un ressort comique.
En 1954, dans un essai publié dans Harper's Magazine, la journaliste américaine Sylvia Wright (ru) raconte que, dans une ballade écossaise que lui chantait sa mère dans son enfance, elle entendait « Lady Mondegreen » alors qu'il s'agissait de « laid him on the green », (littéralement « l’ont couché dans l'herbe »), extrait de The Bonnie Earl o' Moray (en) de Thomas Percy. Sylvia Wright entendait un double meurtre là où il s'agissait d'un meurtre et d'un enterrement :
Ye Highlands and ye Lowlands,
Oh, where hae ye been?
They hae slain the Earl Amurray,
And laid him on the green. / And Lady Mondegreen.
Vous, Highlands et Lowlands,
Oh, où étiez-vous ?
Ils ont tué le comte de Moray
Et l'ont étendu sur la pelouse. / Et Lady Mondegreen.
Cet essai ancre dans la culture anglophone le nom de Mondegreen pour le phénomène d'illusion auditive déjà connu par ailleurs. Ce nom a diffusé dans les autres langues.[réf. nécessaire]
Le cerveau humain essaye de donner un sens aux choses qu'il ne comprend pas. S'appuyant sur une parole mal prononcée ou dans une langue mal connue, il tente de se rapprocher de mots qu'il connait, ou de ce qu'il veut bien croire.[source insuffisante] Ce phénomène est renforcé lorsqu'il est proposé un texte écrit, par exemple une vidéo où le sous-titre correspond à la fausse phrase, qui appuie le biais de confirmation.
* Le titre du roman Le Thé au harem d'Archi Ahmed de Mehdi Charef (adapté en film en 1985 sous le nom Le Thé au harem d'Archimède) est un mondegreen du théorème d'Archimède.[réf. nécessaire]