Le kakemphaton (du grec ancien : κακέμφατος / kakémphatos, « malsonnant ») est une phrase que l'on peut entendre de plusieurs façons homophones mais qui, formant un sens différent, peut être synonyme de calembour. Le kakemphaton est parfois volontaire, parfois involontaire (un kakemphaton peut souvent survenir lorsque les mots ne sont pas séparés lors de l'élocution).
Lors de la première guerre mondiale, le poète Guillaume Apollinaire avait apposé sur la casemate de fortune qu'il partageait avec ses frères d'armes un écriteau où était écrit "Les Cénobites tranquilles". Ce kakemphaton pouvait être aussi lu de manière plus grivoise : Laissez nos...
Ce terme se prête à de nombreuses variantes tout aussi graveleuses et salaces.