La gradation est une figure de style consistant en une énumération de mots ou groupes de mots, allant par paliers croissants ou décroissants en termes d'intensité. Elle crée un rythme dans la phrase et persuade par la musicalité des mots. Elle aboutit bien souvent à une hyperbole dans son mode ascendant.
En rhétorique, le climax est une figure de style consistant en une suite de gradations ascendantes de termes positifs. Son antonyme est l'anticlimax.
L'anticlimax (substantif masculin), du grec anti (« contre », « opposé ») et climax (« point culminant »), est une figure de style consistant en une gradation de termes négatifs et opposés à ceux évoqués lors d'une première gradation de termes positifs. Il permet de contredire par une antithèse l'idée première évoquée et s'emploie surtout dans les argumentations. Il représente donc une opposition dans une même phrase entre deux gradations, et vise à produire des effets de symétrie qui permettent de dévoiler les contradictions internes à un personnage. Son antonyme est le climax qui s'appuie sur une gradation ascendante.
Passage progressif et par degrés d'une chose à une autre, la gradation, en littérature, est une figure dite d'intensité. C'est la coordination de plusieurs mots de force croissante dont le dernier est souvent hyperbolique.
La gradation est la disposition de termes identiques dans un ordre de valeur croissant ou décroissant. Elle s'appuie sur le concept de progression thématique. On distingue quatre types de gradations :
À tort, on considère parfois que la gradation n'est qu'ascendante.
Comme dans toutes les classifications, on constate des cas à double appartenance. « Ma reine, ma femme, mon amour » (voir dans les exemples ci-dessus). La gradation est descendante si on considère le statut social (reine, épouse, amante), mais ascendante au niveau de la charge émotionnelle du déclamant (travail/épouse/amour).
La gradation est une figure très employée en littérature et à l'oral; elle permet :
Elle est très employée dans les descriptions et hypotyposes.
On trouve des gradations dans tous les genres littéraires et dans tous les types de textes. La publicité l'emploie souvent également, le cinéma aussi (suspense par exemple), la peinture y a recours par le jeu sur l'intensité des couleurs ; la musique accélère ou décélère le rythme par un phénomène proche de la gradation.