Monvel

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Pour les articles homonymes, voir Boutet et Boutet de Monvel.

Monvel
Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
à partir de
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Conjoint
Catherine Victoire Le Riche de Cléricourt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Noël Boutet de Monvel (d)
Alphonse Pierre Salvetat (d)
Mademoiselle MarsVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de

Jacques-Marie Boutet de Monvel, dit Monvel (ou de Monvel), né le à Lunéville et mort le à Paris 5e, est un acteur et dramaturge français.

Biographie

Fils du comédien François Boutet, dit Monvel, et de Marie-Madeleine D'Hôtel, il est élevé aux frais du roi de Pologne et reçoit une bonne éducation littéraire. Il commence sa carrière en province, notamment à Marseille où il joue en 1768.

Il débute à Paris à la Comédie-Française le  par les rôles d’Égysthe, de Mérope, et d’Olinde, de Zénéïde. Après de pénibles commencements dus à un déplorable physique, il obtient les suffrages unanimes du public, et la Comédie-Française le reçoit comme sociétaire en 1772.

Moins brillant que Molé, son jeu est cependant plus sensible et plus juste. Lekain lui reproche même de trop détailler ses rôles, de rechercher les petits effets et de manquer parfois de « noblesse ». Il a été l’un des plus opposés à la diction chantée et l’un des précurseurs, avec Adrienne Lecouvreur, du naturel au théâtre.

L’admiration dont il a été l’objet de son vivant lui a valu la plus haute distinction que puisse ambitionner un artiste : être nommé, comme Molé et Grandmesnil, membre de l’Institut, la Convention ayant compris l’art dramatique dans la classe des beaux-arts. Tout à la fois comédien et homme de lettres, il publie, en 1775 un roman historique, Frédégonde et Brunehaut.

Vers la fin de 1781, Monvel quitte Paris clandestinement. Les hypothèses vont bon train : est-il trop turbulent pour l'austère Comédie-Française, sa liaison avec Madame Mars (dont il a une fille, devenue célèbre sous le nom de Mademoiselle Mars) se termine-t-elle mal ? Bisexuel, il est par ailleurs interpellé au jardin des Tuileries en flagrant délit de commerce charnel avec un jeune homme, fait dont on l'a accusé d'être coutumier.

Il quitte la France pour être engagé en Suède comme « lecteur » de Gustave III. Il y passe sept ans et y dirige le théâtre français de Stockholm. Le , il y épouse l'actrice Catherine-Victoire Le Riche de Cléricourt, qui sera connue sur les planches sous le nom de Madame Monvel.

Revenu en France en 1788, il écrit des pièces de théâtre pour le théâtre des Variétés-Amusantes et pour l'Opéra-Comique. Il a été professeur conservatoire, en 1801.

En juillet 1794, Monvel achète la maison abbatiale de l’ancienne abbaye du Paraclet, située dans le village de Quincey, qui avait été fermée en novembre 1792, vendue aux enchères et une partie importante des bâtiments, dont l’église, avaient été détruits puis, l’année suivante, les bois aux alentours.

À sa mort, une députation de douze membres de l’Institut assiste à son enterrement

Jugements

« On annonce Achille, Horace, un héros quelconque qui vient de gagner une bataille en combattant presque seul contre des ennemis formidables ; ou bien un prince si charmant que la plus grande princesse lui sacrifie sans regret son trone et sa vie, et l’on voit arriver un petit homme fluet, sans force et sans organe. Que devient alors l’illusion ? »

— Mademoiselle Clairon

« Ce n’est pas, dit-il, un acteur sans talent ; il a de l’intelligence, de la chaleur ; mais malheureusement la nature lui a d’ailleurs tout refusé. Il est petit, mesquin, grêle ; il a la voix fêlée ; il 'est d’une maigreur à faire pitié ; c’est un amant à qui on a toujours envie de faire donner à manger. »

— Melchior Grimm

Rôles

Carrière à la Comédie-Française

Principales publications

Notes et références

  1. 1 2 « Théâtres », Le Radical, Paris, vol. 26, no 253,‎ , p. 253 (ISSN 2419-3216, lire en ligne sur Gallica).
  2. ↑ Ouvrage portant l'inscription : « chez l'auteur rue du Petit Carrouzel au magasin de porcelaine ». Une dame Boutet de Monvel, dite épouse de Jacques-Marie Boutet de Monvel, a tenu le magasin de porcelaine Le Petit Carrousel rue du Carrousel. Cité par Régine Plinval de Guillebon dans La Porcelaine à Paris sous le Consulat et l'Empire, fabrication et commerce, Paris, Droz, 1985, p. 141.
  3. ↑ François-Marie Mayeur de Saint-Paul, Le désœuvré ou l'espion du Boulevard du Temple, Londres, , 114 p. (lire en ligne sur Gallica), p. 66-67.
  4. ↑ Alfred Dantès (de), « MONVEL (Jacq. Marie Boutet de) », dans Dictionnaire biographique et bibliographique, alphabétique et méthodique, des hommes les plus remarquables dans les lettres, les sciences et les arts, chez tous les peuples, à toutes les époques, , 1423 p., in-8º (lire en ligne sur Gallica), p. 710.
  5. ↑ Albert Willocx, Abélard, Héloïse et le Paraclet, Librairie Bleue, Troyes, 1996
  6. ↑ Alfred Copin, Talma et l’Empire : études dramatiques, , 2e éd., 396 p., in-18 (lire en ligne sur Gallica), p. 253.

Bibliographie

Liens externes