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Union nationale des forces populaires (jusqu'en ) |
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Moumen Diouri (en arabe : مومن الديوري), né le à Kénitra et mort le à Rabat, est un des opposants exilés du Maroc à avoir prôné une république en son pays, et un écrivain d'expression française.
Moumen Diouri, né à Kénitra le , pendant le protectorat français au Maroc, tient son prénom de la prison d'Aïn Ali Moumen, près de Settat, où son père nationaliste, Mohamed, avait connu sa première incarcération, quelque temps avant sa venue au monde.
Il épouse la réalisatrice Farida Benlyazid avec qui il a eu deux filles : Ayda et Kenza Diouri. Lors de sa période d'exil en France, Moumen Diouri épouse une Vietnamienne, Thuy, avec laquelle il a eu trois enfants, Amine, Rima et Imane Diouri.
En 1955, revenant au Maroc après la victoire d'Ahmed Ben Bella, Moumen Diouri découvre que sa famille cachait chez elle le cheikh el-Arab, de son vrai nom Ahmed Agouliz.
Le , sous le règne de Hassan II, il est arrêté par Ahmed Dlimi, le chef adjoint à la sûreté. Transporté à la base américaine de Kénitra afin d'y être interrogé sur le vol d'armes commis sur la base, il séjourne ensuite à Dar el-Mokri — ancienne demeure du vizir el-Mokri décédé sous Mohammed V — où il subit différentes tortures. Condamné à mort, il est finalement gracié avec d'autres prisonniers après les émeutes de Casablanca, le pouvoir royal espérant par ce geste apaiser la population.
À partir de 1971, il vit en exil en France, où il devient un réfugié politique trois ans plus tard.
Le , il est expulsé vers le Gabon par François Mitterrand, selon lequel il aurait « multiplié les infractions » à plusieurs reprises. Pour le chef de l’État de l'époque, « il est arrivé un moment où la limite est atteinte et l'expulsion décidée ». Il avait rappelé que les réfugiés politiques avaient des devoirs de réserve. Cette expulsion donna lieu à plusieurs manifestations, notamment à l'initiative de la gauche et du Parti socialiste en particulier.
Sous Mohammed VI, en , il rentre au Royaume. Son retour, prévu en 2004 alors qu'il avait obtenu un passeport marocain, ne se fait finalement qu'en 2006 en raison de « tracasseries » administratives françaises, liées à son statut de réfugié politique.
Décédé des suites d'un cancer à Rabat[réf. souhaitée] le , à l'âge de 74 ans (soit six ans après son retour d'exil), Moumen Diouri est enterré le lendemain au cimetière du quartier Al Moustaâjal de sa ville natale en présence de proches, d'anciens résistants, de membres de l’armée de la Libération, de militants politiques, etc.
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