Les muscles extrinsèques de l'oreille sont trois muscles cutanés atrophiques situés autour de l'auricule ou pavillon de l'oreille. On distingue ainsi :
C'est le plus important des trois. Il est formé de deux ou trois faisceaux.
Mince, triangulaire, il occupe la fosse temporale.
Muscle triangulaire, c'est le plus petit des trois.
Les muscles auriculaires sont innervés par les rameaux auriculaires du nerf facial.
Chez des mammifères à longues oreilles, ces muscles impriment au pavillon des mouvements volontaires plus ou moins étendus, leur permettant de mieux entendre les bruits propres à les avertir de l'approche de leur proie ou de leur prédateur, à l'instar des antennes. Plusieurs espèces d'Hominidés tels que l'orang-outang, le chimpanzé et l'être humain, n'ont plus que des muscles auriculaires rudimentaires. Ils ont conservé leurs insertions (notamment celle de l'épine de l'hélice) et leurs connexions mais ont cessé d'être fonctionnels. Cependant, quelques individus peuvent parvenir à contracter leurs muscles auriculaires non rudimentaires. L'analyse électromyographique de ces muscles chez l'homme montre que les circuits neuronaux et la contractilité du muscle auriculaire postérieur pour l'orientation du pavillon de l'oreille et sa réaction à des stimuli (réflexe post-auriculaire) ont survécu dans un état vestigial pendant plus de 25 millions d'années.