Les Nakombse sont, dans le système politique mossi, les « gens de pouvoir » prétendant descendre de Naa Gbewaa par sa fille Yennenga et en particulier par Ouédraogo. Le terme désigne tant les mossis de la lignée royale, détenteurs d'un naam (pouvoir légitime), que les membres de l'aristocratie qui encadre ces pouvoirs.
Dans la représentation dominante de la société moaga, les Nakombse sont opposés aux « gens de la terre », appelés tengbiise ou tengdemba, considérés comme autochtones. Selon la tradition dominante, ils seraient les descendants agnatiques d’un ancêtre masculin unique, Ouédraogo. L'ensemble de ses descendants forme le moos buudu, groupe de descendance patrilinéaire qui, dans cette représentation, regroupe les Moose.
Le terme nakombga est associé aux descendants d’un chef et, plus précisément, aux fils du chef qui n’accèdent pas eux-mêmes à la chefferie,. Les Nakombse constituent une aristocratie de sang. Seuls les Nakombse peuvent recevoir un pouvoir de leur roi, les autres Mossis sont des talse (gens du commun). Ces membres ont des droits et légitimités de pouvoir. Cependant le territoire peut également être dirigé par des chefs militaires locaux, les Tansoba Naaba. Le Mogho Naaba est désigné au sein de la génération la plus récente des descendants Nakombse, de père en fils.
L’émergence des Nakombse est étroitement liée à celle du naam. Dans les traditions relatives aux origines du pouvoir, les Nakombse apparaissent en relation avec les populations autochtones. Certaines traditions présentent l’établissement des premiers chefs comme le résultat d’un accord entre les Nakombse et les populations déjà présentes sur place. Les premiers Nakombse ne prennent pas immédiatement le contrôle de vastes territoires. Les affrontements sont généralement localisés et de faible intensité. Certains cours d’eau ou marigots peuvent constituer temporairement des limites entre les espaces contrôlés par les différents groupes. À partir de Zambanèga, les premiers Nakombse poursuivent notamment un objectif de territorialisation du naam dans le Sud-Est. Dans le Moogo central, les Nakombse commencent par établir un réseau plus lâche de positions à partir desquelles ils adaptent leur progression à la résistance rencontrée et cherchent notamment à s'établir comme protecteurs de populations paysannes recherchant la paix. La première formation politique solidement implantée est celle du Wubritenga, nommé d’après Naaba Wubri, considéré conventionnellement comme son fondateur. Ce pouvoir repose sur un accord entre les autochtones Yoydose et les Nakombse.