| Princesse |
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Poko |
| Surnom |
Yemtori |
| Domicile | |
| Activité | |
| Appartenance ethno-culturelle | |
| Père | |
| Enfant |
Yennenga est une princesse originaire du royaume de Dagomba, fille du Naaba Nedega Kola et de la reine Napoko. Elle est la fondatrice du royaume Moogo (rassemblant les peuples mossis) dans l'actuel Burkina Faso. C'est en voulant fuir son destin qu'elle rencontre Rialé, un chasseur de sang princier. De leur union naît un garçon prénommé Ouédraogo (mot signifiant «cheval mâle» ou «étalon») en l'honneur du destrier qui conduit la princesse au jeune chasseur. Yennenga est une figure très populaire au Burkina Faso et le patronyme Ouédraogo est le plus courant chez les Mossis.
Il est important de signaler que l'histoire de la princesse est issue exclusivement de la tradition orale mossi. Celle-ci connaît donc de nombreuses variantes selon l'origine des narrateurs. On peut en distinguer trois, celle issue des tambourinaires des chefs, celle issue des chefs de terre ou «récits nakomsé» (récits monarchiques) et enfin celle issue de la caste des forgerons. Chaque catégorie sociale raconte l'histoire à sa manière, selon son rôle dans la société.
Yennenga, Poko de son vrai nom, naît dans la ville de Gambaga, au nord du Ghana actuel, entre le XIe et le XVe siècle. Nedega, son père, est un naaba dont le royaume domine les peuples Dagomba et Mamprousi. Il règne avec autorité et justesse, assurant la prospérité de son royaume.
Un jour, ne supportant plus l'attitude de son père, Yennenga sème des graines de gombo dans un champ, les fait germer et mûrir, puis laisse pourrir les pousses. Le roi, intrigué et irrité par cette négligence, interroge sa fille, qui lui répond : « Mon père, vous me laissez dépérir comme dépérit ce champ de gombo. » . Furieux de recevoir une leçon de morale, Nedega punit sa fille en l'enfermant.
Ouedraogo devient le premier Mogho Naba du peuple mossi. À la mort de son père, il établit sa capitale à Tenkodogo (nom signifiant « la vieille terre »). Il eut plusieurs fils : Naba Zougrana, qui lui succède, et Naba Rawa, qui fonde un empire mossi allant de Pougo (Pô) à Doubaré, le rawatenga.
Yennenga et Rialé ont un autre fils, Jaba Lompo (ou Diaba Lompo), qui est le fondateur de la dynastie noungou ou royaume Gourmantché de Fada N'Gourma.

Yennenga et sa légende restent très présentes dans le Burkina Faso actuel, dont les Mossis sont la population majoritaire. L'emblème nationale du pays, représenté sur les armoiries, est l'étalon blanc qui guide la princesse. Depuis , elle est l'emblème du parlement à l'Assemblée nationale burkinabè.
Dans le sport, les athlètes masculins burkinabés sont surnommés les « étalons ». Deux clubs de football portent le nom de la princesse : l'ASFA Yennenga de Ouagadougou et l'équipe féminine les Princesses FC de ouagadougou
Yennenga est très présente dans les peintures sur batik et les bronzes réalisés par les artisans nationaux . Elle est représentée sur son cheval cabré, une lance dans une main, en train de pousser un cri de guerre.
Dans le monde du cinéma, la plus haute récompense décernée lors du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou ( FESPACO ), au Burkina Faso, est l'Étalon de Yennenga (en or, en argent et en bronze).
La légende de la princesse Yennenga fait l'objet d'une adaptation en court métrage d'animation réalisé par et Blaise Patrix en : La Princesse Yennega. Le film se concentre sur la façon dont Yennega décide de partir combattre la tribu rebelle des Nions-Nionsés en dépit de l'avis de ses parents, choisit son cheval appelé Énigme d'hivernage et remporte la victoire grâce à lui, puis se montre miséricordieuse envers l'ennemi vaincu.
En , la comédienne Roukiata Ouedraogo crée une pièce de théâtre sur ce personnage : Yennenga, l’épopée des Mossé.