Nicolas Barnaud

Cet article est une ébauche concernant le protestantisme.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Barnaud.

Nicolas Barnaud
Biographie
Naissance
Décès
Vers 1604
Inconnu
Pseudonyme
Eusèbe philadelphe Cosmopolite, Nicolas Froumenteau, Nicolas De Montand
Nationalité
Activité
Médecin, alchimiste paracelsien, pamphlétaire huguenot

Nicolas Barnaud (c. 1539 – 1604 ?), originaire de Crest dans le Dauphiné, est un médecin, alchimiste paracelsien et pamphlétaire huguenot. Proche des Monarchomaques Théodore de Bèze et François Hotman, il est l'auteur probable, sous le pseudonyme d'« Eusèbe philadelphe Cosmopolite », du Réveille-matin des François (1574).

Biographie

Jeunesse et voyages

Sa vie itinérante est mal connue ; ses écrits permettent de savoir qu'il a voyagé en Espagne, en Angleterre, en Bohême et en Pologne. Bourgeois de Genève (où il s'est réfugié après les massacres de la Saint-Barthélemy) à partir de 1567, il fréquente le paracelsien Joseph du Chesne et est immatriculé à l'université de Bâle en 1574-1575. En 1592, il est à Prague où le retrouve son ami Bernard Gilles Penot, période dans laquelle il fait la rencontre du médecin gemmologue Anselme Boece de Boodt (1550-1632).

Carrière

De 1597 à 1601 (période pendant laquelle il est installé à Leyde puis comme médecin à Gouda), il publie à Leyde cinq petits recueils alchimiques. Le premier (Commentariolum in aenigmaticum quoddam epitaphium) contient son interprétation de l'inscription énigmatique de Bologne Ælia Lælia Crispis, ainsi que la messe alchimique de Melchior de Sibiu. Le second (Triga Chemica) contient sa traduction en latin du poème Lapide philosophico de Lambspring (dont c'est la première publication imprimée mais sans les illustrations). Dans le Quadriga aurifera, il donne des versions latines des œuvres attribuées à l'alchimiste anglais George Ripley. Les deux derniers recueils « valent moins par les textes anonymes, fragmentaires, brefs et obscurs qui y sont édités que par les préfaces et les dédicaces politiques qui en font de véritables libelles de propagande calviniste, alchimique et quasi millénariste ». Tous ces traités seront repris dans le troisième tome de la grande anthologie alchimique du Theatrum chemicum (1602). Menacé d'excommunication pour socinianisme, il vend sa maison de Crest en 1604 et meurt probablement peu après.

Postérité

Stendhal rapporte, dans ses Mémoires d'un touriste, sa rencontre avec un habitant de Pont-en-Royans possédant un livre de Nicolas Barnaud « né à Crest dans le seizième siècle », publié sous le pseudonyme de « Froumenteau », faisant état d'idées révolutionnaires et anticléricales.

Œuvres

Secret des Finances de France, 1581

Notes et références

  1. ↑ Didier Kahn, Alchimie et paracelsisme en France à la fin de la Renaissance (1567-1625), Genève, Droz, coll. « Cahiers d'Humanisme et Renaissance », , 806 p. (ISBN 978-2-600-00688-0), p. 259.
  2. ↑ Nicolas Zylberman, « Anselme Boece de Boodt, 1550 – 1632, gemmologue praticien. De Bruges à Prague, itinéraire européen d'un humaniste – 1ère partie », Ikuska, no 53,‎ , p. 55-62 (lire en ligne [PDF]).
  3. 1 2 3 Didier Kahn, Alchimie et paracelsisme en France à la fin de la Renaissance (1567-1625), Genève, Droz, coll. « Cahiers d'Humanisme et Renaissance », , 806 p. (ISBN 978-2-600-00688-0), p. 108-111.
  4. ↑ « Page:Stendhal – Mémoires d’un Touriste, II, Lévy, 1854.djvu/127 – Wikisource », sur fr.wikisource.org (consulté le ).
  5. ↑ Stendhal, Mémoires d'un touriste, Sceaux, J. J. Pauvert, , 699 p., p. 455.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes