| Titre original |
(lzh) 日本書紀 |
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| Partie de |
Kiki (en) |
| Langue | |
| Auteur |
Prince Toneri, Ō no Yasumaro, etc. |
| Genres |
Histoire officielle Biānniántǐ (d) |
| Date de création | |
| Lieu de publication | |
| Pays | |
| Œuvre dérivée |
Nihon Shoki Shiki (d) Jindaikan Kuketsu (d) Nihon Shoki Sanso Shaku Nihongi |
| Série | |
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Le Nihon shoki (日本書紀, Annales ou Chroniques du Japon), aussi appelé Nihongi (日本紀) est un document historique rédigé par Ō no Yasumaro, le prince Toneri, et autres historiens pendant l'époque de Nara, et achevé en 720. Il est dédicacé à l'impératrice Genshō.
Le Nihon shoki, écrit en pur chinois, constitue l’une des rares sources officielles écrites sur l’histoire des origines du Japon après le Kojiki. Tous deux décrivent l’origine divine de la famille impériale japonaise.
Le Nihon shoki est dédié à l'impératrice Genshō et rédigé par Ō no Yasumaro. Le texte est complété et achevé par le prince Toneri en 720.
Comparé au Kojiki qui est plus ancien, le Nihon shoki est plus élaboré et est une source inestimable pour les historiens car il comporte des informations très pertinentes sur l’histoire ancienne du Japon.
Comme le Kojiki, le Nihon shoki commence par des récits mythologiques mais aborde ensuite les événements historiques contemporains. Le Nihon shoki se concentre sur les mérites et les erreurs des souverains. Il rapporte les contacts diplomatiques avec la Chine et la Corée, ainsi que de nombreux autres événements historiques. Le Kojiki était écrit en japonais transcrit avec des caractères chinois. Le Nihon shoki, quant à lui, a été écrit en chinois comme il se devait pour les documents officiels de cette époque.
Il n’existe cependant aucun original mais il a été reconstitué grâce à de nombreuses copies, souvent partielles.
Le style et la structure de l'ouvrage s'inspirent directement de modèles chinois : ses compilateurs se seraient appuyés sur des chroniques officielles telles que le Wei shu, le Shiji, le Hanshu, le Hou Hanshu et le Wenxuan, ainsi que sur l'encyclopédie de l'ère Tang Yiwen leiju. Le choix du terme « Nihon » (littéralement « origine du soleil ») comme désignation officielle du Japon, en lieu et place du terme chinois « Wa », traduirait une volonté d'affirmer l'indépendance du pays vis-à-vis de la Chine. L'ouvrage aurait par ailleurs été précédé de deux chroniques aujourd'hui disparues, le Tennoki (« Annales des empereurs ») et le Kokki (« Chroniques de l'État »), compilées par le Shōtoku (prince du Japon) et l'homme d'État Soga no Umako ; conservées dans les archives du clan Soga, elles auraient été détruites par un incendie lors de l'incident d'Isshi, qui mit fin à l'hégémonie de ce clan.

