| Conseillère municipale Conseil communal de Los Angeles Los Angeles City Council District 4 (en) | |
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Urban activist |
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Nithya V. Raman née le est une urbaniste, militante et femme politique américaine. Elle est membre du conseil municipal de Los Angeles pour le 4e district depuis 2020. Membre du Parti démocrate et des Socialistes démocrates d'Amérique, elle a battu le conseiller sortant David Ryu en 2020 et a été réélue en 2024,,.
Raman est candidate à l'élection du maire de Los Angeles en 2026. Elle est qualifiée au premier tour et affronte Karen Bass au second tour.
Nithya Raman naît dans une famille Tamoule Iyer au Kerala, en Inde, et déménage en Louisiane à l’âge de six ans. Elle obtient un baccalauréat en théorie politique (Social Studies) à l'université Harvard, puis une maîtrise en urbanisme au MIT.
Après avoir vécu de nombreuses années aux États-Unis, Raman retourne en Inde et fonde le cabinet de recherche Transparent Chennai, dont l’objectif était d’améliorer l’assainissement dans la ville de Chennai. En 2013, elle s’installe à Los Angeles et travaille pour l’administrateur municipal de la ville. En 2017, elle fonde et dirige la SELAH Neighborhood Homeless Coalition, une association à but non lucratif d’aide aux sans-abris à Los Angeles. Elle a également été directrice exécutive de Time's Up Entertainment,,. Raman a obtenu la nationalité américaine à l’âge de 22 ans.
Elle est mère de deux jumeaux et mariée au scénariste Vali Chandrasekaran.
Raman annonce sa candidature au conseil municipal de Los Angeles en 2019, citant la question du sans-abrisme comme étant au cœur de sa décision de se présenter. Sa candidature est largement portée par des bénévoles de terrain, qui auraient frappé à plus de 70 000 portes avant les primaires de mars. Ground Game LA, fondée à la suite de la défaite de Jessica Salans — candidate soutenue par l'ancien Parti vert — face à Mitch O'Farrell dans le 13e district en 2017, est créditée d'avoir contribué à la victoire de sa campagne.
Le programme de Raman comprend des réformes proposées concernant la politique de logement et de lutte contre le sans-abrisme à Los Angeles, « une nouvelle approche de la sécurité publique », ainsi qu'un plan contre le changement climatique qu'elle affirme permettre à Los Angeles d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2030,,. Elle signe le Participatory Budget Pledge, une initiative portée par Black Lives Matter LA, exprimant l'engagement de « tenir un processus budgétaire participatif à chaque cycle budgétaire durant lequel j'exercerai une fonction élective ».
Lors des primaires du 3 mars 2020, Raman affronte le conseiller sortant David Ryu ainsi que la scénariste Sarah Kate Levy. Ryu obtient 32 298 voix (44,4 %), Raman 31 502 voix (40,8 %), et Sarah Kate Levy 10 860 voix (14,1 %). Aucun candidat n'ayant obtenu plus de cinquante pour cent des voix, Raman et Ryu se qualifièrent pour l'élection de second tour, prévue le 3 novembre 2020.
Lors du second tour de novembre 2020, Raman bat Ryu avec 52,87 % des voix contre 47,13 %. Elle effectue un mandat de quatre ans en tant que membre du conseil municipal. La victoire de Raman est qualifiée de « séisme politique » par le Los Angeles Times. La victoire de Raman sur Ryu est la première fois en 17 ans qu'un challenger battait un conseiller municipal sortant de Los Angeles.
En 2024, Raman est challengée par Ethan Weaver, un substitut du procureur municipal qui bénéficie du soutien de propriétaires immobiliers locaux, de groupes d'affaires ainsi que de syndicats de policiers et de pompiers. Elle remporte l'élection dès le premier tour en mars 2024, évitant ainsi un second tour en novembre en obtenant 50,6 % des voix, contre 38,6 % pour Weaver, son principal adversaire.

En avril 2021, Raman propose des amendements à un projet d'ordonnance sur le harcèlement des locataires. Les amendements classaient les offres de rachat en espèces et les menaces de signalement de fausses informations aux forces de l'ordre comme des formes de harcèlement, et incluaient une pénalité d'ajustement du loyer, qui empêcherait les propriétaires violant l'ordonnance d'augmenter le loyer d'un logement. L'ordonnance est adoptée en juin 2021.
En juin 2021, Raman reçoit une notification de rappel après seulement six mois en fonction. Le Los Angeles Times qualifie cette notification de symptôme d'une « fièvre des rappels » frappant la Californie, alors qu'au moins 68 autres procédures de rappel sont en cours dans l'État, dont celle visant le gouverneur Gavin Newsom. En septembre 2021, la campagne de rappel s'effondre lorsque ses promoteurs annoncèrent qu'ils n'avaient pas été en mesure de collecter le nombre de signatures requis dans le délai imparti.
Le 1er février 2022, Raman est nommée au conseil d'administration du South Coast Air Quality Management District par le maire de Los Angeles Eric Garcetti. Elle remplace le conseiller municipal Joe Buscaino. Elle s'engage à faire de la santé publique et de la justice environnementale des priorités depuis ce poste. Peu après qu'elle a annoncé sa candidature à la mairie en février 2026, il est révélé que la mairesse Bass avait écarté Raman du conseil un mois auparavant. Des militants écologistes émettent l'hypothèse que Bass aurait pu être mécontente de la volonté de Raman d'adopter une approche « plus agressive » dans l'application des réglementations environnementales.
En 2021 et 2022, Raman est l'une des trois conseillères municipales à voter contre la section 41.18 du L.A.M.C., une ordonnance municipale qui interdisait les campements de sans-abri dans un rayon de 500 pieds autour des écoles et des crèches. L'ordonnance 41.18 est adoptée par le conseil municipal par 11 voix contre 3, malgré les objections de militants qui protestèrent contre la mesure dans la salle du conseil. Lors d'une réunion du conseil municipal, Raman fait valoir que la mesure « crée une course aux armements district par district, où les gens seront poussés d'un district à l'autre au lieu d'avoir une stratégie à l'échelle de la ville qui priorise l'intervention dans les campements en fonction des besoins, de la sécurité, du risque d'incendie, et de tout ce dont nous prétendons être si préoccupés. En fin de compte, cela ne fera que déplacer les gens à nouveau. Cela ne résoudra pas le problème du sans-abrisme ni ne permettra à quiconque d'accéder à un logement ».
Un enregistrement divulgué entre le président du conseil Nury Martinez, les conseillers municipaux Kevin de León et Gil Cedillo, ainsi que le président de la Los Angeles County Federation of Labor Ron Herrera, révéle le plan du groupe visant à utiliser le redécoupage électoral pour évincer Raman. Parlant de Raman, Cedillo déclare que « certaines personnes ne méritent pas qu'on les sauve… Elle n'est pas notre alliée, elle ne va pas nous aider » et de León propose de mettre son district « dans un mixeur, de le découper à gauche ou à droite ». Le groupe prévoit de diviser le quartier de Koreatown, un bloc électoral favorable à Raman, afin que les électeurs minoritaires de son district de locataires soient dispersés et qu'elle soit confrontée à une réélection plus difficile,. Après la divulgation de la conversation, Raman dépose une motion demandant aux électeurs de modifier la charte de la ville afin que le redécoupage électoral soit confié à une commission indépendante,.
En juin 2023, lors d'une manifestation menée par UNITE HERE Local 11 en soutien aux travailleurs hôteliers locaux, le département de police de Los Angeles arrête Raman après qu'elle a refusé de se disperser.
Elle est la présidente pro tempore adjointe du conseil, succédant à Bob Blumenfield, du 28 janvier 2025 au 14 avril 2026, date à laquelle le président du conseil Marqueece Harris-Dawson lui substitua le conseiller municipal John Lee.
En novembre 2025, le conseil municipal adopte une motion rédigée par Raman plafonnant la hausse annuelle maximale des loyers des appartements soumis au contrôle des loyers — qui abritent près de la moitié des habitants de la ville — à 4 %. Cette modification constituait la première fois en 40 ans que l'ordonnance de stabilisation des loyers de la ville était renforcée.
Le 7 février 2026, Raman annonce qu’elle défiera la maire sortante Karen Bass lors de l’élection du maire de Los Angeles de 2026. Le Los Angeles Times qualifie cette candidature de « surprise », soulignant que l’annonce a été faite quelques heures seulement avant la date limite de dépôt des candidatures, et que Raman avait apporté son soutien à la réélection de Bass quelques semaines auparavant. La Los Angeles Police Protective League, qui avait soutenu Bass et s’était opposée à la candidature de Raman en 2020 et 2024, déclare que « si les coups de poignard dans le dos étaient un crime, Nithya Raman serait une fugitive recherchée ». Bass elle-même qualifie la candidature de Raman de « surprise », mais refuse de la considérer comme une trahison.
Elle se situe plus à gauche que la maire sortante. Sa campagne se concentre principalement sur l’augmentation de la production de logements à Los Angeles, l’amélioration des services municipaux et la revitalisation de l’industrie cinématographique de la ville. Elle exprime son mécontentement vis-à-vis du programme Inside Safe de Bass, destiné à déplacer les sans-abris des rues, qu’elle critique pour son manque de viabilité budgétaire, affirmant qu’il produit « des résultats très différents et des coûts extrêmement variables ».
Raman reproche à Bass de ne pas en faire assez pour augmenter la production cinématographique à Los Angeles, notamment pour n’avoir nommé un responsable de liaison entre la ville et l’industrie du cinéma que deux ans et demi après le début de son mandat,. La campagne de Bass reproche à Raman de s’être récusée lors de quatre des sept votes sur des motions au conseil municipal visant à simplifier la production cinématographique. Raman explique s’être récusée pour éviter un conflit d’intérêts potentiel, son mari, Vali Chandrasekaran, travaillant dans l'industrie du cinéma.
En 2026, en réponse à l’explication précédente de Raman sur son vote contre l'interdiction des campements de sans-abris à moins de 500 pieds (152 m) d’une école, des manifestants installent un faux campement de sans-abris devant sa maison. Elle réagit en déclarant : « J’ai deux jeunes enfants. Ils ne l’ont pas vu, heureusement, ce matin… Je me sens mal de les soumettre à cela ».
Lors de la soirée des résultats du premier tour, Raman est initialement devancée par Spencer Pratt de plus de huit points de pourcentage. Cependant, en raison du grand nombre de bulletins postaux encore non dépouillés, l’issue reste incertaine. Sept jours plus tard, Raman dépasse Pratt pour prendre la deuxième place et se qualifie pour le second tour le lendemain, lorsque l’Associated Press annonce sa victoire dans la course.
En 2024, dans un contexte de pénurie de logements à Los Angeles, Raman propose d’autoriser la construction d’immeubles d’appartements de taille moyenne à proximité des stations de transports en commun dans certains quartiers actuellement zonés exclusivement pour des maisons individuelles. La proposition est rejetée par 10 voix contre 5 au conseil municipal, qui préfère privilégier la construction de grands immeubles dans les zones déjà densément urbanisées.
En août 2025, Raman vote contre une résolution du conseil municipal s’opposant officiellement au California Senate Bill 79, un projet de loi qui déroge au zonage local pour permettre la construction de logements collectifs près des arrêts de transports en commun.
En janvier 2026, Raman présente une motion au conseil municipal visant à réformer la Measure ULA, également connue sous le nom de « Mansion Tax ». Cette mesure, adoptée par les électeurs, instaure une taxe sur les ventes de biens immobiliers d’une valeur supérieure à 5,3 millions de dollars US. Raman, qui avait soutenu l’adoption de la mesure en 2022, déclare qu’elle est devenue un « obstacle majeur » à la construction de nouveaux logements. Elle souligne par ailleurs que les recettes générées par cette taxe constituent « une ressource absolument essentielle » et met en garde : sans réforme, une abrogation totale de la mesure deviendrait plus probable. Joe Donlin, directeur de United to House LA, s’oppose à toute réforme et affirme que l’abrogation de l’ULA n’est qu’un des nombreux « épouvantails » brandis pour effrayer le public et accorder des avantages fiscaux aux promoteurs. En avril 2026, une initiative d’envergure étatique visant à abroger la Measure ULA est qualifiée pour le scrutin de novembre.
En réponse au conflit arméno-azerbaïdjanais de septembre 2022, Raman publie une déclaration dans laquelle elle affirme « se tenir aux côtés de la communauté arménienne de Los Angeles et des Arméniens du monde entier pour condamner fermement les attaques militaires non provoquées de l’Azerbaïdjan contre des civils ».
Raman a également condamné le blocus du Haut-Karabagh, déclarant que « ce n’est pas un incident isolé ». Elle a exhorté l’administration Biden à utiliser la diplomatie pour mettre fin au conflit.
En novembre 2023, pendant la guerre de Gaza, Raman suspend une séance du conseil municipal pour rendre hommage « aux nombreuses vies civiles perdues à Gaza ». En juin 2024, elle et les conseillers Hernandez et Soto-Martinez présentent une résolution municipale appelant à un « cessez-le-feu immédiat et permanent » à Gaza.
En 2024, Raman reçoit le soutien de Democrats for Israel-Los Angeles, une organisation qui se décrit comme « la voix pro-Israël auprès du Parti démocrate dans tout le comté de Los Angeles ». Elle est censurée par la section de Los Angeles des Democratic Socialists of America pour cette raison, bien que son soutien pour sa réélection soit maintenu. Cependant, pour l’élection du maire de Los Angeles de 2026, DFI-LA a apporté son soutien à l’adversaire de Raman, Karen Bass.