| Titre original | Okkupert |
|---|---|
| Autres titres francophones |
Envahis (Québec) |
| Genre | Drame |
| Création |
Erik Skjoldbjærg Karianne Lund Jo Nesbø |
| Acteurs principaux |
Henrik Mestad Eldar Skar Ingeborga Dapkūnaitė |
| Pays d'origine |
|
| Chaîne d'origine | TV 2 |
| Nb. de saisons | 3 |
| Nb. d'épisodes | 24 |
| Durée | 45 minutes |
| Diff. originale | – |
Occupied ou Envahis au Québec (en norvégien : Okkupert) est une série télévisée norvégienne créée par Erik Skjoldbjærg et Karianne Lund sur une idée originale de Jo Nesbø, diffusée depuis le sur TV 2.
Avec un budget de 90 millions de couronnes norvégiennes (environ 8,4 millions d'euros), c'est l'une des séries norvégiennes les plus chères produites à ce jour. Elle a été vendue au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Suède, au Danemark, en Finlande, en Islande, en Estonie, en Pologne, en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg. Elle est également diffusée par Netflix en Australie, aux États-Unis, en Inde, en France et au Canada.
En Suisse, elle est diffusée sur RTS Un depuis le et en France et en Allemagne, elle est diffusée sur Arte depuis le . Au Québec, elle est diffusée depuis le sur ICI ARTV.
La deuxième saison est diffusée, en Suisse, à partir du sur RTS Un et du en France sur la chaine Arte.
La série est renouvelée pour une troisième saison le . En France, la saison 3 est diffusée à partir du sur Arte.
Dans un avenir proche, alors que les États-Unis ont quitté l'OTAN, la Norvège élit un gouvernement écologiste et cesse l'ensemble de sa production pétrolière et gazière, tandis qu'une grave crise énergétique touche l'Union européenne. Cette dernière demande l'appui de la Russie qui, en quelques minutes, enlève le Premier ministre alors qu'il venait d'inaugurer une usine de production énergétique au thorium. Il est forcé d'accepter que la production d'hydrocarbures reprenne sous le contrôle russe.
Jo Nesbø a écrit le premier épisode en 2008, et la série, prévue pour Norsk rikskringkasting (NRK), a reçu 9,7 millions de couronnes norvégiennes du Norsk filminstitutt en . Après quatre ans de développement, des désaccords ont conduit NRK à se retirer du projet, qui fut repris par TV 2 en ,,.
L'ambassade de Russie en Norvège a réagi à la diffusion de la série en déclarant à l'agence TASS, :
« Bien que les auteurs de la série tentent de souligner que c'est une fiction qui n'a soi-disant rien à voir avec la réalité, ce film traite de pays parfaitement réels et, malheureusement, la Russie y tient le rôle de l'agresseur. Il est certainement dommage que, l'année du 70e anniversaire de la victoire lors de la Seconde Guerre mondiale, les auteurs aient apparemment oublié que l'Armée rouge a contribué héroïquement à libérer le Nord de la Norvège de ses occupants nazis et qu'ils aient décidé, dans la pire tradition de la guerre froide, d'effrayer les spectateurs norvégiens avec une menace inexistante venant de l'Est. »
Pour le journaliste français Serge Halimi, journaliste au Monde Diplomatique, proche de la gauche radicale, la série ne résiste pas à certains travers russophobes véhiculés par les médias occidentaux : « c’est la Russie qui envahit, qui manipule, qui menace, qui tue […] et le parallèle entre Russes et nazis (qui, eux, ont occupé la Norvège) fortement suggéré ». Si les producteurs de la série se défendent d'avoir voulu « désigner un méchant », ils expliquent avoir créé un parallèle avec l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Pour Serge Halimi, la série « aurait pu, bien sûr, développer un « parallèle avec la réalité » mettant en scène la Chine et une île du Pacifique, les États-Unis et Cuba, la France et la République centrafricaine, Israël et la Palestine. Mais l’air du temps, celui d’une nouvelle guerre froide entre Washington et Moscou, suggère que c’eût été moins commode, que la Russie constituait le coupable idéal pour ce genre de divertissement ».
À la lumière de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Clément Vailant du Huffingtonpost voit dans cette série « beaucoup de similitudes avec la crise actuelle à l’Est de l’Europe », notamment sur le plan démocratique alors que la série a été écrite six ans avant l'annexion de la Crimée. « Face à la menace imminente, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui aussi réclamé, comme le dirigeant fictif Jesper Berg, le soutien de la communauté internationale, appelant le monde de former “une coalition anti-Poutine” pour “contraindre la Russie à la paix” ».