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Mauthausen, prison de Sarrebruck (d), centre pénitentiaire de Paris-La Santé, Ravensbrück |
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Odile Kienlen (1895-1945), dite Odette Klein, fut une résistante française, militante de Combat Zone Nord. Comme Jane Sivadon, Anne-Marie Boumier, Anne Noury, c’est une pionnière de Libération Nationale en zone occupée.
Communiste, elle est, selon Mireille Albrecht, la fille de Berty Albrecht, secrétaire à l'École des surintendantes d'usine de la rue Princesse dans le 6e arrondissement de Paris, où cette dernière reprend ses études.
L'école devient un point de ralliement de groupe Combat Zone Nord que rejoint Odile Kienlen.
Henri Devillers, agent de l'Abwehr infiltré dans Combat Zone Nord, trahit le groupe et permet l'arrestation des membres du groupe de l'école des intendantes dont Odile Kienlen et Anne-Marie Boumier le .
Elles sont incarcérées à la prison de La Santé avant d'être déportées à la prison de Sarrebruck, en Allemagne.
Là, elles passent dix-sept mois avec d'autres accusées avant d'être jugées par la Haute-cour de Berlin qui s'est déplacée.
En , elle est envoyée à la prison de travaux forcées de Lübeck, puis à celle de Cottbus.
Le , elle est déportée à Ravensbrück et subira une marche de la mort jusqu'à Mauthausen en , où elle meurt d'épuisement le .