Offida

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Offida
Offida
Piazza del Popolo de Offida
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région des Marches Marches 
Province Ascoli Piceno  
Code postal 63035
Code ISTAT 044054
Code cadastral G005
Préfixe tél. 0736
Démographie
Gentilé offidani
Population 4 569 hab. (2026)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 00″ nord, 13° 41′ 00″ est
Altitude Min. 293 m
Max. 293 m
Superficie 4 940 ha = 49,4 km2
Divers
Saint patron La Croce Santa
Fête patronale 6 novembre
Localisation
Localisation de Offida
Localisation dans la province d'Ascoli Piceno.
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Offida
Géolocalisation sur la carte : Italie
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Offida
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Offida
Liens
Site web Site officiel

Offida est une commune italienne d'environ 4 900 habitants située dans la province d'Ascoli Piceno et la région des Marches (d'Ancône) en Italie centrale.

Géographie

Offida est une petite localité des Marches de 5 300 habitants entre Ascoli Piceno et la mer à 20 km de San Benedetto del Tronto, à 100 km d’Ancône, dans une région de collines tapissée de vignobles, de vergers, de champs de céréales et parsemée de bosquets, le tout descendant vers la mer Adriatique.

Campagne des Marches offidiennes.

Le territoire est situé entièrement entre les vallées du fleuve Tesino (au nord) et du fleuve Tronto (au sud).

Le centre habité doit son plan irrégulier à l’éperon rocheux sur lequel il se dresse à 292 m d'altitude, découpé des deux branches résultantes du torrent Lama, affluent du Tronto. Il est classé comme zone à risque sismique dans la zone 2 (sismicité moyenne). Il se trouve à environ 30 km d’Ascoli Piceno, capitale provinciale, et à 100 km d’Ancône, capitale régionale.

Toponyme

Liée à l’incertitude de ses origines, la forme Ophida, ou Ophide, comme il apparaît dans les premiers témoignages médiévaux, fait l’objet d’études qui n’ont pas abouti à une conclusion partagée. Les thèses liées à une origine grecque (d’Ophis, serpent) ou romaine (d’Oppidum, ville fortifiée), entre autres théories, sont aussi crédibles que celle qui fait remonter le nom à l’union des deux racines d’origine indo-européenne : Oph (riche) et Ida (montagne, colline).

Histoire

Les origines d’Offida sont plutôt controversées. Le même toponyme fait l’objet de différentes interprétations et n’aide pas à se former une idée certaine de la façon dont est né le centre habité. Dans le territoire d’Offida, l’on trouve des tombes picentines (VIIe – Ve siècles av. J.-C.) et des vestiges romains, mais il n’y a aucune trace historique certaine jusqu’en 578 quand les habitants d'Ascoli en fuite en raison de l’invasion lombarde fondèrent plusieurs châteaux dans les collines du picenum, y compris Offida.

Selon certains historiens, Offida aurait déjà été un centre important au VIIe siècle, devenant le siège d’un Gastald. Il y aurait des traces du même à l’époque carolingienne et sous le Saint-Empire romain germanique quand la ville prit une grande importance. C’est en 1039 que remonte le premier témoignage historique certain, lorsque Longinus d’Azone cède à l’abbaye de Farfa le château d’Ophida.

Les remparts du XIIe et XIIIe siècles.

En 1261, une bulle du pape Urbain IV confirme les pouvoirs de l’abbaye de Farfa en instituant le Presidato Farfense, une sorte de gouvernorat détaché de Farfa et indépendant de tout diocèse.

En 1292, le pape Nicolas IV accorde aux communes des Marches la faculté d’élire podestat, consul et prieur. Pour Offida et pour d’autres grands centres des Marches de l’époque, il s’agit d’une reconnaissance officielle pour des institutions déjà en place et éprouvées.

Comme tout le territoire picénien, la période allant du XIIIe au XVIe siècle est caractérisée par les guerres entre Ascoli et Fermo avec les Offidiens qui prennent les parts de cette dernière. Les terribles luttes internes entre guelfes et gibelins aboutissant à de nombreux faits de sang.

Au milieu du XVIe siècle, Offida conclut une trêve avec Ascoli et, dans les mêmes années, tout ce qui se trouvait sous la gouvernance de Farfa passe sous la juridiction de l’État de l’Église.

Après un siècle sous le diocèse de Montalto, Offida passe sous le diocèse d’Ascoli.

En 1831, le pape Grégoire XVI élève Offida au rang de ville.

Grégoire XVI par Paul Delaroche.

Avec la fin du XIXe siècle commence le passage d’une économie exclusivement agricole à une présence artisanale marquée jusqu’au développement de petites industries d’une petite ville qui, aujourd’hui, n’est plus ce point de référence important qui a été pendant des siècles.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, pendant la période de l’occupation allemande et de la République sociale italienne, la famille Talamonti cacha et protégea de la déportation les membres d’une famille de réfugiés juifs grecs, les Ventura, arrivés à Offida en 1942 en domicile forcé.

Pour cet engagement de solidarité, le , l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a conféré la haute distinction des justes parmi les nations à Adelino Talamonti et à son fils Fides, ainsi qu’à Camillo Talamonti et à ses fils Fernando et Emma (sœur Fernanda).

En , les troupes allemandes firent sauter le pont de la trame électrique qui reliait Offida à la gare de Castel di Lama et le pont de la route Mezzina sur le torrent Lava, deux ponts aménagés sous les ravins qui entouraient Offida, dans le centre historique, les principales sources de communication (téléphone et télégraphe) et le transformateur qui fournissait le courant électrique au hameau Cappuccini furent détruites.

En 2010, elle a été le siège des championnats du monde de cyclisme juniors auxquels ont participé pas moins de 49 nations, un événement vraiment impressionnant pour un pays si petit si l’on pense que le siège précédent était Moscou et le suivant Copenhague. Valentina Vezzali a participé à la cérémonie d’ouverture

Monuments et patrimoine

Offida est entrée le dans le club des Bourgs les plus beaux d’Italie.

On y peut voir des restes de murs médiévaux avec des tours, tandis que, de la forteresse du XVIe siècle, subsiste un tronçon de muraille et deux tours cylindriques.

Architecture religieuse

Santa Maria della Rocca.
Cloître de Sant'Agostino.
Versant de l'église collégiale d'Offida.
Église collégiale d'Offida.

Architecture civile

Palais communal d'Offida.

Construit entre le XIIIe et XIVe siècles (tour centrale crénelée). La façade est précédée d’un portique à 7 arcades avec une élégante loge à 14 arcades dressée au XVe siècle. À l’intérieur, il y a une petite pinacothèque avec des œuvres de Pietro Alamanno et Simone de Magistris da Caldarola. Dans les archives historiques communales, on conserve, entre autres, le cadastre du parchemin mutile du XIVe siècle, fort de 70 parchemins en caractères gothiques.

Plafond du théâtre Serpente Aureo.

Le théâtre fut construit en 1820 sur un dessin de Pietro Maggi, démolissant une partie de l’ancienne maison communale dont est resté l’élégant portique du XVe siècle pour servir de façade. Agrandi et décoré peu après l’unité de l’Italie avec des stucs dorés et des peintures à la détrempe. Avec un plan « à boccascena » ou à « fer à cheval » typique des théâtres du XVIIIe siècle, il compte trois ordres de dix-sept palchetti et un loggione divisé en quinze parties.

Culture

On peut encore voir dans les rues d'Offida des dentellières exerçant leur art à la vue des passants, perpétuant ainsi cette tradition de mère en fille depuis cinq siècles.

Un monument a été érigé en leur honneur à l'entrée de la ville fortifiée.

Musées

Tradition et folklore

Le Bove Finto sur la Piazza del Popolo

Évènements annuels

Personnalités liées à la commune

Économie

Offida située au cœur d'une région vinicole a donné naissance dans sa cité et les bourgs avoisinants à de nombreuses caves et coopératives vinicoles. À la fin du XIXe siècle, Offida possédait une production de tabac et plusieurs industries du ver à soie. Un développement rapide qui est freiné par les deux guerres et qui reprend dans les années soixante avec la modernisation des procédés agricoles et l’ouverture d’usines d’emballage, chaussures, sacs, métallurgie légère, matériel électrique.

Vignes en contrebas d'Offida

L’orientation actuelle vise à une valorisation des excellences du lieu qui sont représentées par la production de vin de qualité (Rosso Piceno et Rosso Piceno Superiore) et par la dentelle à tombolo dans le domaine artisanal.

Vin blanc d'Offida

Administration

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
13 juin 2004 en cours Lucio D'Angelo Solidarité et Démocratie  
Les données manquantes sont à compléter.

Ethnies et minorités étrangères

Selon les données ISTAT au , la population étrangère résidente était de 364 personnes (7,20 %). Les nationalités les plus représentées par leur part dans la population résidente totale étaient:

Chine, 128 (2,53 %)

Albanie, 48 (0,95 %)

Roumanie, 39 (0,77 %)

Hameaux

San Barnaba, Santa Maria Goretti, Borgo Miriam.

Communes limitrophes

Acquaviva Picena, Appignano del Tronto, Castel di Lama, Castignano, Castorano, Cossignano, Monsampolo del Tronto, Ripatransone, Spinetoli.

Évolution démographique

Habitants recensés

Voir aussi

Notes et références

  1. ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
  2. ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)

Article connexe

Liens externes