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Sculpteur, enseignant, professeur d'art, artiste d'installation, professeur d'université, artiste visuel |
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| Distinctions | Liste détaillée Prix de Rome de l’Académie allemande Villa Massimo (- Arnold-Bode-Preis () Prix Wilhelm Loth () Prix Lichtwark (d) () Prix culturel de Bavière (d) () |
Olaf Metzel, né le à Berlin (Allemagne), est un sculpteur allemand également connu pour ses d'installations artistiques.


La provocation, en tant qu'élément incitant à la réflexion, est au cœur de son art. Il utilise également des matériaux considérés comme des déchets pour ses sculptures, tels que des barrières pour le 13.4.1981 (ou Randale-Denkmal, « Mémorial des émeutes ») à Berlin ou des sièges de stade mis au rebut pour le projet de football « Auf Wiedersehen » à Nuremberg. Dans les deux cas, d'importantes manifestations ont eu lieu dans les villes respectives, entraînant à Berlin le déplacement de l'œuvre.
De 1971 à 1977, Olaf Metzel suit des études à l'Université libre de Berlin et à l'Université des arts de Berlin.
En 1984, il participe à l'exposition collective Von hier aus – Zwei Monate neue deutsche Kunst in Düsseldorf (de) à Düsseldorf. En 1987, il participe à la documenta 8 à Cassel ainsi qu'aux Skulptur Projekte de Münster. La même année, il est pensionnaire de l'Académie allemande de Rome, à la Villa Massimo. En 1997, il participe de nouveau à Skulptur Projekte.
En 1994, il reçoit le prix Arnold Bode à Kassel et en 1996 le prix Wilhelm Loth de la ville de Darmstadt.
Depuis 1990, Metzel est professeur de sculpture à l'Académie des beaux-arts de Munich, dont il est recteur de 1995 à 1999. En 2012, il est commissaire de l'exposition Circus Wols au musée d'art moderne Weserburg de Brême.



Réalisée en 1987, 13.4.1981, souvent surnommée « Randale-Denkmal » (« monument à l'émeute »), prend la forme d'une tour d'environ douze mètres de haut constituée d'éléments empilés de manière apparemment chaotique, soit des barrières de police (Absperrgitter), des chariots de supermarché géants, des blocs de béton et des pavés évoquant les émeutes urbaines,.
Le titre renvoie à la date du , jour où une manifestation violente eut lieu au carrefour du Kurfürstendamm et de la Joachimsthaler Platz à Berlin-Ouest, à la suite de la mort d'un militant de l'extrême gauche allemande. Des affrontements opposèrent manifestants et police. Olaf Metzel a utilisé les « vestiges » symboliques de ces affrontements — barrières, pavés, chariots — pour en faire une sculpture monumentale.
Présentée en 1987 sur le Skulpturenboulevard (litt. Boulevard des sculptures) dans le cadre des célébrations du 750e anniversaire de Berlin, l'œuvre déclencha immédiatement une vive controverse. Plusieurs responsables politiques, tel que le maire de Berlin Eberhard Diepgen, la qualifient de tas de ferraille et demandent son retrait. Cette réaction faisait partie du projet de Metzel : montrer que les conflits sociaux et politiques ne peuvent être effacés derrière l'image d'une ville harmonieuse. L'œuvre rappelle que la violence urbaine, la contestation et les tensions sociales font aussi partie de l'histoire de Berlin.
Après plusieurs déplacements, 13.4.1981 est aujourd'hui installée sur le site de l'EUREF-Campus à Berlin.
Sprachgitter (litt. « grille de langage » ou « grille de parole ») est une installation dont la dénomination renvoie au recueil de poèmes Sprachgitter de Paul Celan.
Le terme évoque l'idée d'une parole entravée, filtrée ou fragmentée, ce qui est particulièrement pertinent dans le contexte d'une ancienne synagogue et d'un lieu de mémoire. L'installation, réalisée en 2009, a été exposée dans la synagogue de Stommeln à Pulheim. Elle consiste en une immense structure métallique et cristalline suspendue sous la voûte, remplissant presque entièrement l'espace tout en laissant le centre vide. L'œuvre invite à réfléchir sur le silence et la mémoire,.
Schicht im Schacht (Turm für Duisburg) (2009/2010) est une installation lumineuse crée à Duisbourg, capitale européenne de la culture 2010.
L'expression allemande « Schicht im Schacht » est une locution populaire issue du vocabulaire minier du bassin de la Ruhr. Elle signifie « fin du travail », « la journée est terminée », « c'est fini », voire « rideau » dans un sens figuré.
Dans le contexte de l'œuvre d'Olaf Metzel, le titre joue délibérément sur l'héritage minier de Duisbourg et de la Ruhr, ancienne région charbonnière. L'installation lumineuse n'évoque pas seulement la fin d'un poste de travail, mais aussi la fin d'une époque industrielle, tout en suggérant un renouveau pour la région.
Türkenwohnung Abstand 12 000 DM VB (« Appartement turc – reprise de bail 12 000 DM, prix à débattre »), 1982, est une intervention artistique réalisée par Olaf Metzel dans un appartement de Berlin-Wedding. En reprenant le vocabulaire des annonces immobilières et en mettant en scène un logement précédemment occupé par une famille turque, l'œuvre dénonçait les discriminations et le racisme visant les immigrés en Allemagne de l'Ouest.
L'œuvre consistait en une intervention dans un appartement de Berlin-Wedding précédemment occupé par une famille immigrée turque. Metzel loua l'appartement, le dégrada volontairement, grava notamment une croix gammée dans un mur à l'aide d'une meuleuse, puis publia une annonce proposant le logement à la relocation sous le titre provocateur « Türkenwohnung Abstand 12 000 DM VB ».
L'objectif n'était pas de célébrer ce racisme ordinaire, mais de mettre en évidence les discriminations dont étaient victimes les travailleurs immigrés turcs en Allemagne de l'Ouest au début des années 1980. Plusieurs sources décrivent l'œuvre comme une réflexion sur la xénophobie quotidienne, les rapports de propriété et la marchandisation du logement.
Le terme « Türkenwohnung » est volontairement choquant : c'est précisément ce caractère stigmatisant qui constituait le sujet de l'œuvre.
Nicht mit uns (« Pas avec nous ») est une sculpture publique monumentale réalisée en 2000 par Olaf Metzel. Installée sur le Willy-Brandt-Platz à Munich-Riem et surnommée Riem-Reibe (« la râpe de Riem »), elle évoque à la fois les tensions suscitées par la transformation urbaine du quartier et l'héritage politique du chancelier allemand Willy Brandt.
Le titre de l'œuvre renvoie à une formule souvent employée par le chancelier : « Nicht mit uns, mit uns kann man das nicht machen ! » (« Pas avec nous, on ne peut pas nous faire cela ! »).