Omicron Bootis

Omicron Bootis
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 14h 45m 14,460s
Déclinaison +16° 57′ 51,41″
Constellation Bouvier
Magnitude apparente +4,60

Localisation dans la constellation : Bouvier

(Voir situation dans la constellation : Bouvier)
Caractéristiques
Type spectral G8.5 III
Indice U-B +0,75
Indice B-V +0,98
Astrométrie
Vitesse radiale −9,18 km/s
Mouvement propre μα = −60,69 mas/a
μδ = −50,56 mas/a
Parallaxe 13,42 ± 0,24 mas
Distance 243 ± 4 al
(75 ± 1 pc)
Magnitude absolue +0,24
Caractéristiques physiques
Masse 2,05 M☉
Rayon 11 R☉
Gravité de surface (log g) 2,7
Luminosité 85 L☉
Température 4 864 ± 25 K
Métallicité −0,10 [Fe/H]
Rotation 3,6 km/s
Âge 2,72 × 109 a

Désignations

ο Boo, 35 Boo, HR 5502, HD 129972, HIP 72125, GJ 9493, BD+17°2780, GC 19858, SAO 101184

Omicron Bootis (ο Bootis / ο Boo) est une étoile géante de la constellation boréale du Bouvier. D'une magnitude apparente de +4,60, elle est visible à l’œil nu. L'étoile présente une parallaxe annuelle de 13,42 mas mesurée par le satellite Hipparcos, ce qui signifie qu'elle est distante de ∼ 243 a.l. (∼ 74,5 pc) de la Terre. L'étoile se rapproche du Soleil à une vitesse radiale de −9 km/s.

Omicron Bootis est une étoile géante jaune de type spectral G8.5 III, âgée de 2,72 milliards d'années. C'est une étoile évoluée qui appartient au red clump (ou grumeau rouge), ce qui indique qu'elle génère son énergie par la fusion de l'hélium dans son cœur. Bien que son spectre montre une surabondance en baryum par rapport à ce qui est normalement observé pour une étoile de son type, Williams (1975) la considère comme une étoile à baryum « très douteuse ».

Omicron Bootis est environ deux fois plus massive que le Soleil et son rayon est onze fois plus grand que celui du Soleil. Elle est 85 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 4 864 K.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. 1 2 3 4 (en) H. L. Johnson et al., « UBVRIJKL photometry of the bright stars », Communications of the Lunar and Planetary Laboratory, vol. 4, no 99,‎ (Bibcode 1966CoLPL...4...99J)
  3. 1 2 (en) Philip C. Keenan et Raymond C. McNeil, « The Perkins catalog of revised MK types for the cooler stars », Astronomy & Astrophysics Supplement Series, vol. 71,‎ , p. 245 (DOI 10.1086/191373, Bibcode 1989ApJS...71..245K)
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) R. Earle Luck, « Abundances in the Local Region. I. G and K Giants », The Astronomical Journal, vol. 150, no 3,‎ , p. 88 (DOI 10.1088/0004-6256/150/3/88, Bibcode 2015AJ....150...88L, arXiv 1507.01466)
  5. ↑ (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  6. 1 2 3 4 5 (en) Alessandro Massarotti et al., « Rotational and radial velocities for a sample of 761 HIPPARCOS giants and the role of binarity », The Astronomical Journal, vol. 135, no 1,‎ , p. 209–231 (DOI 10.1088/0004-6256/135/1/209, Bibcode 2008AJ....135..209M)
  7. ↑ (en) * omi Boo -- High proper-motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  8. ↑ (en) David R. Alves, « K-Band Calibration of the Red Clump Luminosity », The Astrophysical Journal, vol. 539, no 2,‎ , p. 732–741 (DOI 10.1086/309278, Bibcode 2000ApJ...539..732A, arXiv astro-ph/0003329)
  9. ↑ (en) P. M. Williams, « Stellar compositions from narrow-band photometry - V. Barium abundances for 200 evolved stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 170,‎ , p. 343–362 (DOI 10.1093/mnras/170.2.343, Bibcode 1975MNRAS.170..343W)

Liens externes