

L'oracle de Delphes est l'oracle le plus connu de la religion grecque de l'époque archaïque. C’est aussi celui auquel la littérature fait le plus souvent allusion.
Le lieu dédié aux prophéties se trouvait dans la partie centrale du sanctuaire de Delphes où se dressait un haut trépied en bois doré, situé au dessus d’une fissure du sol d'où s'échappaient des vapeurs froides capables de provoquer une forme de transe. Le trépied servait à poser une dalle circulaire sur laquelle était installé le siège de la prophétesse, appelée la Pythie.
L'oracle de Delphes était renommé dans toute la Grèce, et bénéficiait d'un grand prestige, jusqu’à l’époque des guerres médiques. L'oracle était consulté aussi bien pour les conquêtes territoriales, que pour l'élaboration des lois et les prescriptions religieuses. La cité de Sparte, en particulier, y avait souvent recours. Des peuples d’Asie et d’Italie se rendaient aussi régulièrement à Delphes. L’influence de l’oracle diminue après les guerres médiques, en raison du développement du scepticisme, et aussi à cause de la partialité ou parfois de la vénalité du clergé, qui se laissait parfois corrompre pour délivrer des oracles favorables au consultant. L’oracle ne tomba toutefois jamais totalement en désuétude, il continuait d'être consulté épisodiquement. Dans la première moitié du IIe siècle après J.-C. on assiste à un renouveau de la consultation de l'oracle lié à regain d’intérêt pour les anciennes traditions religieuses. Il est finalement aboli à la fin du IVe siècle par Théodose le Grand.