Orsanine

Orsanine
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Identification
Nom UICPA acide (4-acétamido-2-hydroxyphényl)arsonique
Synonymes

270 F, 270 Fourneau
NSC31672

No CAS 6318-61-2
Code ATC P01CD
PubChem 233281
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule C8H10AsNO5  [Isomères]
Masse molaire 275,090 3 ± 0,008 8 g/mol
C 34,93 %, H 3,66 %, As 27,24 %, N 5,09 %, O 29,08 %,
Considérations thérapeutiques
Classe thérapeutique Trypanocide

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

L'orsanine, ou 270 Fourneau, est un dérivé de l'arsenic pentavalent, qui a été utilisé dans le traitement de la maladie du sommeil. Cet isomère de position du stovarsol est le dérivé hydroxylé en position 2 de l'arsacétine, elle-même dérivé acétylé de l'atoxyl.

Histoire

Découverte par Fourneau à l'Institut Pasteur de Paris, c'est par Jean Laigret, en 1925, à l'Institut Pasteur de Brazzaville, que l'orsanine fut introduite dans le traitement de la maladie du sommeil. Ses propriétés trypanocides la plaçaient en tête des composés arsenicaux, avec un indice thérapeutique cinq fois supérieur à celui du Salvarsan, découvert par Paul Ehrlich en 1909, et plus de deux fois supérieur à celui de la tryparsamide (it), découverte par Walter Jacobs (en) et Michael Heidelberger (en) en 1919.

Si l'orsanine a été d'une grande utilité, elle présentait de graves risques de toxicité, notamment oculaire, et elle n'avait que très peu d'action au deuxième stade, méningo-encéphalique, de la maladie. Cependant, utilisée à partir de 1925, elle l'est restée, soit seule, soit en association avec la tryparsamide chez les malades en seconde période, pendant une quinzaine d'années au terme desquelles on l'a abandonnée au profit de la suramine et de la pentamidine, aussi actives pendant la phase première lymphatico-sanguine, et moins toxiques.

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. ↑ Ernest Fourneau, Jacques et Thérèse Tréfouël et Germaine Benoit, « Sur les isomères de l'acide para-oxy-3-amino-phényl-arsinique et de son dérivé acétylé (stovarsol) », Bulletin de la Société chimique de France, 4e série, vol. 41,‎ , p. 499-514.
  3. ↑ Claude Laveissière et Laurent Penchenier, Manuel de lutte contre la maladie du sommeil, vol. 4, Paris, éditions de l'Institut de recherche pour le développement, coll. « Didactiques », (lire en ligne), p. 273.
  4. ↑ Gaëlle Ollivier et Dominique Legros, « Trypanosomiase humaine africaine : Historique de la thérapeutique et de ses échecs », Tropical Medicine and International Health (de), vol. 6, no 11,‎ , p. 858 (ISSN 1365-3156, lire en ligne).
  5. ↑ Jean Schneider, « Traitement de la trypanosomiase africaine humaine », Bulletin de l'Organisation mondiale de la santé, vol. 28,‎ , p. 781-785 (ISSN 1365-3156, lire en ligne).
  6. ↑ Autre nom de la tryparsamide.