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(à 61 ans) Bad Homburg vor der Höhe |
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Immunologiste, pharmacologue, Nobel Prize winner, sérologiste, chimiste, médecin, professeur d'université, inventeur, professor |
| Conjoint |
Hedwig Erlich (née Pinkus) (d) |
| Enfant |
Marianne Landau (d) |
| A travaillé pour |
Université de Göttingen (à partir de ) Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main (à partir de ) Université Frédéric-Guillaume de Berlin (à partir de ) Hôpital universitaire de la Charité de Berlin (- |
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| Directeurs de thèse | |
| Distinctions |
Prix Nobel de physiologie ou médecine () Liste détaillée Croonian Medal and Lecture () Membre d'honneur du Physikalischer Verein (d) () Prix Nobel de physiologie ou médecine () Membre étranger de la Royal Society () Médaille Liebig () Ordre bavarois de Maximilien pour la science et l'art () Cameron Prize of the University of Edinburgh |
Ses travaux sur l'hématologie et l'immunologie |
Paul Ehrlich (en allemand : /paʊ̯l ˈeːɐ.̯lɪç/ ⓘ né le à Strehlen, Royaume de Prusse et mort le à Bad Homburg vor der Höhe, grand-duché de Hesse) est un scientifique allemand. Connu pour ses travaux en hématologie, en immunologie et en pharmacologie, il est considéré comme le père de la chimiothérapie. Il est avec Ilya Ilitch Metchnikov co-lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine de 1908.
De confession juive (son père Ismar Ehrlich était chef de la communauté juive locale), Paul Ehrlich poursuit ses études secondaires au lycée Sainte-Marie-Madeleine de Breslau. Après des études à Breslau, Strasbourg et Leipzig, il obtient en 1878 un doctorat en médecine, à la suite d’une thèse sur la coloration des tissus animaux. Il poursuit ses travaux sur les colorants et démontre qu'ils peuvent être classés en trois catégories : basophiles, neutrophiles et acidophiles. Il montre en outre que ces colorants ont des affinités en fonction des tissus ou des micro-organismes avec lesquels ils sont mis en présence. Ainsi, par exemple, le bleu de méthylène colore le tissu nerveux.
En 1882, il découvre une méthode de coloration du bacille de Koch, responsable de la tuberculose, grâce à la fuchsine. Cette méthode de diagnostic de la tuberculose est devenue classique.
Le , il épousa Hedwige Pinkus dans la synagogue de Neustadt en Haute-Silésie. Le père de Hedwig, Josef Pinkus, qui a hérité de l'usine textile de Samuel Fränkel à Neustadt (appelée plus tard "Frotex"), a financé Ehrlich pour mettre en place un laboratoire moderne. Ehrlich s'installe à Neustadt, à la villa de la famille Fränkel.
En 1887, il est nommé professeur à la faculté de médecine à Berlin. Il s'intéresse par la suite aux problèmes d’immunité et développe une théorie de la réponse immunitaire centrée sur l’interaction entre les antigènes et les anticorps. Par ailleurs, sachant que certains colorants tuent les micro-organismes, il poursuit ses recherches afin d’utiliser ces colorants à des fins thérapeutiques. Il met également au point une méthode de standardisation des sérums antidiphtériques.
En 1908, il est colauréat avec Ilya Ilitch Metchnikov du prix Nobel de physiologie ou médecine « en reconnaissance de leurs travaux sur l'immunité ». Il est élu membre étranger de la Royal Society en 1910. En 1911, il obtient la médaille Liebig.
En 1909, étudiant chez Bayer les dérivés de l'atoxyl de Béchamp, il met au point un arsenical actif contre la syphilis, l'arsphénamine, ou 606, premier médicament de synthèse véritablement efficace qu'il commercialise sous le nom de Salvarsan et qu'il perfectionne par la suite en Néosalvarsan. Cette découverte eut un tel impact à l'époque qu'elle inspira à Vincent Scotto une chanson (« La formule 606 », interprétée par Paul Lack). Isolé au début des années 1920, le métabolite principal (actif) de l'arsphénamine sera mis au point en 1936 par Tatum et Cooper et lancé sur le marché sous le nom de Mapharsen. Il sera remplacé à partir de 1945 par la pénicilline.
Paul Ehrlich voudra affecter chaque maladie à un médicament. C'est le dogme de la balle magique, qui vaut à Paul Ehrlich d'être considéré par beaucoup comme « le père de la chimiothérapie ».
En 1914, il est l'un des signataires du Manifeste des 93.
Il meurt le d'un accident vasculaire cérébral.
En 1940, Edward G. Robinson incarne Paul Ehrlich dans un film de William Dieterle, La Balle magique du Docteur Ehrlich (Dr. Ehrlich's Magic Bullet, référence à l'expression d'Ehrlich des « balles magiques », substances chimiques aux effets ciblés sur les cellules malades), qui retrace son œuvre scientifique, en particulier la mise au point du 606.
Christoph Bach le joue dans Charité sorti en 2017.
Son portrait figure sur le billet allemand de 200 deutschemarks à partir de 1989.