| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Domicile | |
| Formation |
Clare College Magdalen College School (en) |
| Activités | |
| Père |
Richard William Hunt (en) |
| Mère |
Katharine Eva Rowland (d) |
| Conjoint |
Mary Collins (en) |
| A travaillé pour |
Cancer Research UK ( - |
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| Membre de | |
| Directeur de thèse |
Asher Korner (en) |
| Distinctions |
Prix Nobel de physiologie ou médecine () Liste détaillée Prix Nobel de physiologie ou médecine () Croonian Medal and Lecture () Membre de l'AAAS () Membre de l'Academy of Medical Sciences (en) () Médaille royale () Médaille Hans Adolf Krebs () Knight Bachelor Docteur honoris causa de l'université Keiō |
Sir Richard Timothy Hunt ou Tim Hunt (né le à Neston in the Wirral, près de Liverpool) est un biochimiste britannique. Conjointement avec Sir Paul M. Nurse et Leland H. Hartwell il reçut le prix Nobel de physiologie ou médecine en 2001 pour ses travaux sur la régulation du cycle cellulaire par les cyclines et les protéine-kinases cycline-dépendantes (Cdk).
Après avoir fréquenté la Dragon School et à la Magdalen College School à Oxford, Sir Tim Hunt obtient en 1968 son Ph.D. au Clare College de l'université de Cambridge. À l'été 1982, alors qu'il travaille au Laboratoire de biologie marine à Woods Hole, dans le Massachusetts, il réalise la plus importante de ses découvertes : en étudiant le cycle cellulaire des œufs de l'oursin Arbacia punctulata, il découvrit les cyclines. Pour comprendre comment la cellule régule son entrée en division (la mitose), son équipe se tourne vers les œufs de l'oursin Arbacia punctulata, un organisme modèle idéal produisant de vastes quantités de gamètes dont les premières divisions s'effectuent de façon parfaitement synchrone. Hunt et son équipe mettent en évidence l'apparition nette de nouvelles protéines synthétisées spécifiquement après la fécondation, nommées initialement Protéines A, B et C. Pour suivre la synthèse protéique en direct de A, B et C, les chercheurs ajoutent de la 35 S méthionine (un acide aminé radioactif) juste après la fécondation. Toutes les 10 minutes pendant 2 heures, ils prélevaient un volume d'embryons et séparaient l'échantillon en deux : une fraction servait à mesurer l'indice de clivage au microscope optique (le pourcentage de cellules en division), tandis que l'autre était utilisée pour analyser la quantité de protéines présentes aux différents stades du cycle cellulaire. En observant la Protéine A, l’équipe de recherche fait une découverte inédite : son niveau augmente régulièrement pendant l'interphase, puis chute brutalement lors de chaque mitose, avant de réaugmenter pour le cycle cellulaire suivant. Il baptise cette protéine la cycline.
Tim Hunt démontra par la suite que ce mécanisme de régulation n'était pas propre aux échinodermes, mais universel chez les vertébrés. Avec d'autres chercheurs, il prouva que les cyclines se lient à une famille de protéines, les protéine-kinases cycline-dépendantes (ou Cdk, d'après l'abréviation anglophone de cycline-dependant kinases), permettant leur activation. Ce moteur fondamental du cycle cellulaire, dont le rôle clé a également été mis en lumière par Paul Nurse, est aujourd'hui au cœur de la recherche sur le cancer, puisque sa perturbation peut en être responsable.
Dès 1991 Sir Tim Hunt a travaillé à l'Imperial Cancer Research Fund (aujourd'hui le Cancer Research UK, London Research Institute, en Grande-Bretagne). En 1991 il devint membre de la Royal Society, puis en 1999 membre de la National Academy of Sciences des États-Unis. En 2006, Sir Tim Hunt a été fait chevalier par la reine Élisabeth II pour ses services à la science.
En , Tim Hunt quitte son poste de professeur honoraire à l'University College de Londres suite à une polémique déclenchée après qu'il a tenu des propos présentés comme sexistes lors d'une conférence en Corée du Sud. Dans un premier temps, Tim Hunt s'excuse de la maladresse de ses propos, tout en soulignant qu'il s'agissait d'humour et regrettant qu'ils aient été pris au premier degré par une partie du public,. Il a par la suite été établi, enregistrement à l'appui, que Tim Hunt plaisantait effectivement, que ses propos avaient été décontextualisés, que le reste de son discours contredisait les accusations de sexisme, et que certains faits rapportés avaient même été déformés,,,.