| Oscar Michiels | |
| Naissance | Bruxelles |
|---|---|
| Décès | (à 64 ans) Bruxelles |
| Origine | |
| Grade | Lieutenant-général |
| Années de service | 1897 – 1945 |
| Commandement | chef de l’état-major général de l'armée belge |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Hommages | |
| modifier |
|
Oscar Michiels, né le à Bruxelles et mort le dans la même ville, est un militaire belge qui a participé aux deux guerres mondiales.
François Fidèle Oscar Michiels est né le à Bruxelles, d'un père ouvrier militaire.
Il intègre une école militaire à Alost à l'âge de 11 ans. Trois ans plus tard, il est admis à l'École des cadets de Namur et termine son cursus en 1897 comme caporal. Après avoir été promu sergent au 1er régiment de Chasseurs à pied, il intègre l'École royale militaire en 1901. Deux ans plus tard, il est nommé lieutenant au 12e régiment de Ligne.
En 1913, il est stationné dans la Position fortifiée de Liège. Le , peu avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale (le ), il est affecté à l'état-major de la 3e division d'armée.
Après la bataille de l'Yser à l'automne 1914, il est promu au rang de capitaine. En , il est muté sur le front de l'Yser mais y est blessé quelques semaines plus tard dans un accident. Il retourne au quartier-général de la 3e division et est promu capitaine-commandant en novembre de la même année. Il intervient dans les opérations faisant partie de la bataille de Merckem qui voit l'offensive allemande brisée en et est décoré par le maréchal Foch.
En , il devient professeur au centre d'instruction d'état-major (devenu plus tard le Collège de guerre, département de l'École royale militaire) et occupe la fonction près de 12 ans. Devenu major, il instruit le futur roi Léopold III encore prince, sur la guerre. En 1927, il devait quitter l'école pour le commandement d'un bataillon mais son commandant s'y oppose. Il quitte sa fonction au Collège comme lieutenant-colonel en pour devenir chef d'état-major du 1er Corps d'armée. En mars de l'année suivante, il est nommé colonel. Deux ans plus tard, il est nommé commandant du 1er régiment de Grenadiers. En , il est promu général-major et devient chef du département du personnel du ministère de la Défense nationale.
Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en , il prend le commandement de la 7e division d'infanterie de réserve pour superviser sa mobilisation. Cette division se voit par la suite assigner la tâche d'améliorer les défenses le long de la Dyle. Après plusieurs semaines, la division est déplacée en protection du canal Albert. Il est nommé chef d'état-major du roi Léopold III le . Durant les derniers moments de la bataille de la Lys, le , il suggére que le roi envoie un représentant aux Allemands pour négocier un cessez-le-feu. Le roi suit ce conseil et accepte finalement de se rendre aux Allemands le lendemain matin. L'amiral britannique Roger Keyes félicite le général Michiels pour sa haute moralité durant la campagne.
Le , il prononce un discours devant tous les officiers supérieurs belges, les remerciant pour leur service. Il demande que l'état-major demeure avec lui pour l'assister dans la gestion de la situation chaotique qui suit la capitulation. Les Allemands l'interrogent sur le respect de la politique de neutralité par la Belgique avant l'invasion et sur l'incident de Mechelen mais il refuse de leur répondre. Il est emmené en Europe centrale en tant que prisonnier de guerre. Les Allemands lui offrent de retourner en Belgique en 1943 et de diriger l'Institut national des anciens combattants mais il refuse d'abandonner ses subordonnés. Il est libéré de l'Oflag II-A de Prenzlau par l'Armée rouge le .
Rapatrié, il prend sa retraite de l'armée fin 1945 et écrit un livre sur la bataille de Belgique.
Il meurt le et est inhumé avec les honneurs militaires. Son livre posthume, 18 jours de guerre en Belgique, est publié l'année suivante.