| Naissance | |
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| Décès |
(à 57 ans) Saint-Pétersbourg |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Russe |
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Józef Julian Sękowski (en russe : О́сип-Юлиа́н Ива́нович Сенко́вский, ou Joseph Senkovski), né le et mort le à Saint-Pétersbourg, est un écrivain, critique littéraire, érudit, polyglotte et universitaire.
C'est un Polonais russifié, orientaliste et linguiste, romancier et critique. Il apprit en deux mois l'islandais pour traduire la saga d'Eymundr ; il démarqua Voltaire après Rabelais, Fielding après Lesage, Jules Janin après Balzac ; il s'ingénia à prouver que la Chronique de Nestor était écrite en polonais ; que slave veut dire homme ; il cultiva le calembour avec passion, opposa Timofeïev, auteur de quelques vers oubliés, à Pouchkine et s'égaya des Âmes mortes de Gogol. Il signait ses feuilletons dans L'Abeille du nord avec les pseudonymes de baron Brambeus (Барон Брамбеус) ou de Toutoundji-Ogla (Тутунджи-огла).
Au milieu des années 1820, ses publications sur les études mongoles et tibétaines attirent l'attention.
Durant ses dernières années, Senkovski vécut reclus, se consacrant à la musique, à l'astronomie, à la chimie, à la galvanoplastie et à la photographie, cultivant de nouvelles plantes dans ses jardins et confectionnant des meubles. Fasciné par la musique, il passa les années 1842 à 1849 à la construction d'un « orchestran », un instrument capable de remplacer un orchestre. Senkovski engagea un facteur de pianos renommé, son assistant et quatre ouvriers. Après plusieurs années de perfectionnement et des dépenses considérables, un imposant mécanisme à deux étages vit le jour, combinant pièces à cordes et à vent, archets, pédales et un clavier complexe. Seule l'épouse de Senkovski, Adélaïde Rall (1806-1859), arrivait à jouer de l'« orchestran », interprétant deux ou trois morceaux sur cet « instrument ». Senkovski fabriqua également un « violon » à cinq cordes.
Au début des années 1850, une vie de luxe et des revers financiers l'avaient ruiné, et il fut contraint de se remettre à l'écriture. Durant l'été 1856, surmontant sa maladie et son aversion pour la littérature, il commença à publier un cycle de feuilletons Les Feuillets du Baron Brambeus (Listki Barona Brambeus) dans la revue Le Fils de la Patrie. L'ouvrage connut un succès retentissant et le tirage de la publication augmenta immédiatement de plusieurs milliers d'abonnés. Senkovski dicta son dernier chapitre trois jours avant sa mort en 1858. À la fin de cette année, 50 feuilletons furent publiés dans une édition séparée.
Enterré dans le carré luthérien du cimetière Volkovo, sa sépulture a été perdue.