| Ouakam | |
Vue sur Ouakam depuis le Monument de la Renaissance africaine | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Dakar |
| Département | Dakar |
| Maire Mandat |
Aziz Gueye – |
| Démographie | |
| Gentilé | Ouakamois |
| Population | 48 595 hab. (estim. ) |
| Densité | 9 719 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 14° 43′ 26″ nord, 17° 29′ 21″ ouest |
| Altitude | 53 m |
| Superficie | 500 ha = 5 km2 |
| Localisation | |
| modifier |
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Ouakam est l'une des dix-neuf communes d'arrondissement de la ville de Dakar (Sénégal). Elle fait partie de l'arrondissement des Almadies.
Le quartier se trouve à l'ouest de la capitale, le long de la côte de la presqu'île du Cap-Vert. Il est dominé par les collines volcaniques des Mamelles.
Le village est dirigé par un Jaraaf, de la lignée des Guèye.
Au pied des collines – les Mamelles – Ouakam possède deux plages, dont l'une bénéficie d'une vague droite exceptionnelle, connue de tous les surfeurs.

Ouakam est un ancien village lébou devenu une banlieue résidentielle de Dakar. Il est situé en bord de mer. La mosquée de la Divinité y a été bâtie de à par Mohamed Gorgui Seyni Guèye (1926-2007).
Le village de Ouakam a été créé en par le vieux Alioune Ndoye de Yoff. Ouakam est un village essentiellement composé de Lebou de Mboukhehk et de Kam, l'un des premiers villages lebou de la presqu'île du Cap-Vert. Mboukhehk se situait autrefois sur le site du stade de l'amitié, Kam aux alentours de la Patte d'Oie (dans la zone des maraîchers et de Darkassé). Dans leur prospection du milieu, les Lebou découvrirent la côte pas trop loin et décidèrent de se rapprocher de la mer pour profiter de ses ressources. Ils se déplacèrent vers la côte et s'installèrent dans la cuvette aux pieds des Mamelles. Le village ainsi créé fut appelé « Ouakam », c'est-à-dire « ceux qui viennent de Kam » (Wa kam).
Ils se sont très bien organisés avec un pouvoir gérontocratique, car le pouvoir de décision appartient aux personnes du troisième âge. Le droit d'aînesse prime chez le Lébou. Mboukhehk fut le premier quartier et chaque quartier a son Penc, qui est un espace de socialisation et de médiation où se réglaient tous les problèmes. Autrefois, pour trancher un litige, on faisait appel à une tierce personne appelée ñjambur, qui était une personne neutre. C'est ainsi que dans chaque quartier traditionnel, il y avait trois Diambour choisis dans des familles selon des critères bien définis. Il y a 35 ñjambur qui constituent le Conseil des Notables avec le Jaraaf. Ce conseil est très bien organisé avec :
Selon l'histoire orale des anciens, la colline qui abrite le phare s'appelait « Xungu bu mag » et celle qui abrite le Monument de la Renaissance africaine est appelée « Xungu bu ndaw ». En bas de celle qui abrite le phare logeaient des djinns. Ce site difficile d'accès constitue le refuge des djinns les plus puissants. De plus, ce site abrite la mystérieuse tombe d'un grand esprit, visible une fois par semaine. L'emplacement de la tombe n'est connue que par les érudits qui protègent et empêchent les génies de perturber le fonctionnement normal du phare des Mamelles.
Il y a deux Mamelles, celle où se trouve le phare et celle où se trouve le Monument de la Renaissance africaine. Ce sont deux volcans qui ne sont plus en activité depuis fort longtemps.
« Il y a fort longtemps, au village de Ouakam, vivaient deux co-épouses. Toutes deux étaient bossues ; l'une était acariâtre, l'autre la douceur même. La sympathique bossue entendit parler du bal des sorcières un peu à l'écart du village et décida d'y aller afin de se débarrasser de sa bosse. Elle part donc dans la nuit noire, se rendit sur le lieu de la fête et se fondit dans la masse. La fête battait son plein, elle demanda alors à une sorcière assise à côté d'elle si elle voulait bien lui tenir son bébé pour qu'elle puisse aller danser. La sorcière prit ce qu'elle pensait être un bébé et la co-épouse s'en alla rapidement vers son village. Quelle ne fut pas la surprise de la concession lorsqu'elle se leva droite, altière… sans bosse ! L'acariâtre était verte de jalousie et de rage. Sa rivale était devenue belle et elle craignait que son mari ne vînt plus partager sa couche avec elle. Elle alla voir sa rivale, toute mielleuse, et lui demanda comment elle avait réussi à se débarrasser de sa bosse. Celle-ci lui expliqua toute l'aventure ; il fallait juste à l'acariâtre d'attendre la prochaine fête des sorcières… La fameuse nuit venue, elle part elle aussi à l'endroit où se retrouvaient les sorcières. Elle fit comme l'autre co-épouse… Elle demanda à la sorcière à côté d'elle si elle voulait bien prendre son bébé pour aller danser ; mais la sorcière, au lieu de prendre sa bosse, lui dit : "Tiens, je te rends celui que tu m'as donné l'autre fois !" La malheureuse se retrouva alors avec deux bosses ! La jeune femme, désespérée, court jusqu'à la falaise et se jette dans la mer et il en ressortit les Mamelles ! »
Le Monument de la Renaissance africaine est situé à Ouakam.

Selon les estimations officielles de , la population s'élèverait à 74 692 habitants.
| Période | Identité | Parti | Coalition |
|---|---|---|---|
| 1996–2001 | Birame Ndiaye | PS | |
| – | Médoune Diagne | Délégation spéciale | |
| 2002–2009 | Samba Bathily Diallo | PDS | |
| 2009–2014 | Djibril Ndoye Thié | Rewmi | |
| 2014–2022 | Samba Bathily Diallo | BGG | Manko ci deugeu |
| depuis | Abdoul Aziz Gueye | MPD Ligguey | |

De longue date, dans ce village essentiellement peuplé de Lébous, la pêche occupe une place prépondérante au sein de l'activité économique.
Surplombé par le phare des Mamelles, Ouakam bénéficie d'un site stratégique. À l'époque coloniale, les tirailleurs sénégalais s'y entraînaient et aujourd'hui on y trouve à la fois un camp de l'armée de terre, l'École nationale de gendarmerie, la base aérienne 160 Dakar-Ouakam de l'armée française fermée fin et la base aérienne sénégalaise.
Toutefois, Ouakam constitue aussi un centre d'attraction touristique, culturel et cultuel de la capitale dakaroise avec la Mosquée de la Divinité, le phare des Mamelles et le Monument de la Renaissance africaine qui abrite de nombreux événements sur son parvis et des expositions en son sein.

L'Union sportive de Ouakam est l'un des clubs omnisports majeurs du sport sénégalais et peut compter sur l'un des publics les plus fervents du Sénégal.
Son équipe de football masculine comme son équipe de basket-ball (féminine et masculine) ont été vainqueurs de la Coupe du Sénégal mais aussi du championnat dans l'élite.
Sa section d'athlétisme comporte de nombreux champions du Sénégal dans son palmarès et s'illustre récemment dans des disciplines telles que le marathon ou le triathlon, y compris au niveau continental, avec sa championne Anta Ndiaye.