| Palasca | |||||
Vue de Palasca depuis la route du col de San Colombano. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Collectivité territoriale unique | Corse | ||||
| Circonscription départementale | Haute-Corse | ||||
| Arrondissement | Calvi | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de l'Île-Rousse - Balagne | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Paul Guerrieri 2020-2026 |
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| Code postal | 20226 | ||||
| Code commune | 2B199 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
222 hab. (2023 |
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| Densité | 4,5 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 42° 35′ 24″ nord, 9° 02′ 36″ est | ||||
| Altitude | 350 m Min. 0 m Max. 794 m |
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| Superficie | 49,56 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | L'Île-Rousse (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | L'Île-Rousse | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse
Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse
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Palasca est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève d'Ostriconi.
Palasca est avec Novella l'une des deux communes issues de la piève d'Ostriconi, située immédiatement à l'est de la Balagne, au nord du parc naturel régional de Corse et en limite de celui-ci.
| Belgodère | Mer Méditerranée | San-Gavino-di-Tenda | ||
| Belgodère | N | Novella | ||
| O Palasca E | ||||
| S | ||||
| Belgodère | Olmi-Cappella | Novella |

Palasca occupe le nord de la dépression centrale de l'île, que les géologues définissent en « un sillon étroit au relief adouci dont les sommets les plus élevés ne dépassent pas les 700 m d'altitude, constitué pour l'essentiel de terrains sédimentaires secondaires et tertiaires. Cette dépression coupe l'île du nord-ouest au sud-est, depuis l'Ostriconi jusqu'à Solenzara ». Son territoire est enserré entre ceux de Novella à l'est et de Belgodère à l'ouest. Il s'étale du sud, depuis un chaînon de moyennes montagnes ne dépassant pas les 800 mètres qui le sépare de la commune d'Olmi-Cappella, en direction du nord jusqu'à la mer Méditerranée. Ce chaînon est accroché à l'importante chaîne qui sépare la Balagne du Giussani, depuis le lieu-dit San Antonio où se trouvent sur la commune limitrophe de Belgodère les ruines d'un ancien oratoire proche d'une borne à 813 m d'altitude. Sa ligne de crête passe par la chapelle de l'Annunciata (347 m), le Capo Niello (436 m), le Monte Negro (300 m), Bocca di Cento Chiave (250 m), la Punta d'Arco (320 m) et ses dolmens ruinés, pour atteindre la mer au nord-est de la plage de Losari.
Le chaînon partage la commune en deux zones collinaires :
Au nord, au-delà du fiume Ostriconi, la commune possède la partie occidentale des Agriates avec le site remarquable de l'Ostriconi.
Le point le plus haut de la commune se situe au sud de la commune, à un sommet de 794 mètres dominant Bocca di u Prunu, col franchi par la route D963.
La commune possède deux parties « plaine » :
Palasca possède une façade maritime d'environ 10 km de côtes :

Compte tenu de la morphologie du terrain fait de nombreuses collines, le réseau hydrographique est dense. Citons les deux principaux cours d'eau :
Le climat est dans l'ensemble doux et tempéré par l'action de la mer Méditerranée. L'ensoleillement est important et la pluviométrie en général, relativement élevée en automne et entre les mois de février et mars. Les précipitations sont parfois importantes selon les secteurs. Durant les mois d'été, la sécheresse est forte, brunissant rapidement les cistes du maquis. Il gèle rarement sur le littoral.
La végétation se répartit différemment selon les étages. Au plus haut, c'est-à-dire sur les flancs de montagnes, il n'y a pas de forêt mais un haut et dense maquis composé essentiellement de bruyères, d'arbousiers et de chênes verts. Sous le village, le paysage se présente comme un ensemble de collines arrondies dont les sommets dépassent rarement les 400 mètres, couvertes d'un tapis végétal de maquis méditerranéen classique (cystes, lentisques, arbousiers, genêts, filaires à feuilles étroites (Phillyrea angustifolia), myrte clairsemé d'où émergent de petits chênes verts et des oliviers nains, sauvages.

La commune est traversée au Nord par la RN 197, portion dite « Balanina ». Celle-ci a détourné l'important trafic routier qui passait auparavant par l'ancienne RN 197 renommée RN 2197 en franchissant le col de San Colombano (692 mètres).
La RN 2197 qui dessert le village, traverse la commune entre le col de Caselle (407 mètres) et le col de San Colombano.
Le village est aussi desservi par la D 363 qui relie la RN 2197 entre Belgodère et Palasca, à la RN 197 à Lozari.
La D 163 est une bretelle partant de la D 363 au nord du village pour se rendre à la gare de Palasca. Elle s'y termine en cul-de-sac.
Avec pas moins de cinq tunnels, la voie des Chemins de fer de Corse Ligne Ponte-Leccia - Calvi traverse la commune. La gare de Palasca seul point d'arrêt sur la commune est située à 285 mètres d'altitude, au Nord-est du village.
Quoique possédant une façade maritime, Palasca ne possède pas de port. Le port le plus proche est celui de L'Île-Rousse L'aéroport le plus proche est celui de Calvi-Sainte-Catherine.
Dans un texte de 1447 le village est déjà nommé Palasca. On y remarque notamment le suffixe ligure -asca qui rappelle que ce peuple fut présent dans l'île au carrefour de la Proto-Histoire et de l'Antiquité.
Au , Palasca est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de L'Île-Rousse, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (89,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (92 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (78,2 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (11,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %), prairies (4,4 %), terres arables (0,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,6 %), eaux maritimes (0,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).


Au XIe siècle, la pieve d'Ostricone appartenait aux marquis de Massa di Corsica, descendants des comtes Bonifacio et Adalbert (son fils) qui avaient été chargés de la défense de la Corse respectivement en 825 et en 845. Marquis en Italie, ils conservèrent cette fonction. Ils étaient défenseurs de la Corse comme l'empereur était défenseur de Rome.
À l'époque, leur part s'étendait sur tout l'« En-Deçà-des-Monts ». Les marquis de Massa sont les descendants directs du marquis Alberto qui, au XIe siècle, aurait chassé les Sarrasins de Rome et contribué à la défense de la Corse.
Bien que leur château de San-Colombano ait été incendié par le peuple, les révolutions populaires du XIVe siècle ne ruinèrent pas leurs privilèges féodaux. Ils firent des donations aux églises, ne conservant que le château de San-Colombano réparé ou reconstruit. L'implacable populaire Gottifredo da Zoagli qui vouait sa haine pour la noblesse, semble n'avoir pas été étranger à l'incendie et au pillage du château de San-Colombano par les populaires.
Au XVIe siècle Palasca s'écrivait Palasia. Vers 1520, Artacha, Lama, Novella, Cruscani, Pochina, Palasia, Spelonche étaient les lieux habités de la pieve d'Ostricone. Spelonche est un village depuis longtemps ruiné de Palasca. On peut en voir les ruines sur une hauteur (194 m) sur la rive gauche du ruisseau de Lozari, en empruntant la route D363.
Au XVIIIe siècle Palasca qui était dans la pieve d'Ostricone (devenue pieve de Canale sous administration militaire française en 1768, deviendra avec la Révolution française en 1789, le canton de Lama), passe dans la piève de Paraso.
Le 8 janvier, prises à nouveau dans la tempête, les six compagnies du régiment de Cambraisis font naufrage à Punta di a Civula, à 11 h du soir. Les occupants de deux tartanes sont faits prisonniers à l'embouchure de l'Ostriconi. Le colonel de Villemur, commandant pour la Balagna, obtiendra leur libération. Les rescapés de quatre bâtiments débarqueront à San Fiurenzu ».
Palasca se trouve dans la pieve de Paraso.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 222 habitants, en évolution de +30,59 % par rapport à 2017 (Haute-Corse : +5,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
L'école primaire publique la plus proche se situe à Belgodère, distante de 5 km environ. Le collège Pascal-Paoli et lycée de Balagne de L'Île-Rousse sont les plus proches établissements, distants de 18 km.
Le médecin le plus proche se trouve à Belgodère (5 km) où se situe une pharmacie. Le cabinet médical Taddei de L'Île-Rousse est distant de 17 km.
Les plus proches hôpitaux sont :
Les ambulanciers les plus proches se trouvent à Ponte-Leccia (32 km), de même que les masseurs kinésithérapeutes. Les infirmiers les plus proches se trouvent à Belgodère.
La paroisse (Église Santa Maria Assunta) relève du diocèse d'Ajaccio.
La fête de la commune a lieu le .

Récemment encore, les habitants vivaient de l'agriculture et de l’artisanat. Les plantations d'oliviers, d'amandiers, de cédrat et de vigne, et le pastoralisme, élevage de brebis et chèvres, procuraient l'essentiel des revenus. De nos jours il n'y a plus de vigne, les dernières plantations venant d'être arrachées. L'immortelle d'Italie est plantée à la place de la vigne dans la fertile plaine de l'Ostriconi. Des cultures maraîchères et fruitières se développent également pour répondre à la demande croissante des consommateurs.
Palasca se trouve sur A strada di l'Artigiani (la Route des Artisans) pour son atelier de forgeron d'art.
Ce château depuis longtemps ruiné, a été construit sur un piton calcaire escarpé, à 738 m d'altitude, surplombant le col de San Colombano 692 m, surveillant un point de passage stratégique entre la vallée du Golo, la Balagne et la mer. Il était une des positions stratégiques et militaires optimales pour le contrôle de l'espace, pour les marquis de Massa. En effet, il domine à la fois la Balagne orientale et la « cuvette » de Ponte-Leccia, soit directement les pièves d'Ostriconi, de Giussani, de Tuani et de Caccia.
Le castello de San Colombano de Giussani fut la forteresse principale des marquis de Massa et de Corse d'après les chroniques de la fin du Moyen Âge. Il est mentionné pour la première fois en 1289. Il était la propriété de Roberto de Massa. Le , en guerre contre Roberto de Massa révolté contre les Génois, Luchetto Doria s'empare de sa forteresse de San Colombano de Giussani.
Concernant la structure matérielle et le plan de la fortification, Daniel Istria en donne les informations suivantes :
« Bien que les parements de cette construction aient été arrachés durant les deux derniers siècles, on peut encore observer à la base des murs des blocs de calcaire liés à la chaux, parfaitement taillés à la broche et au ciseau droit. Outre cet appareillage de qualité, on notera ici la forme circulaire du donjon, d'une superficie intérieure d'environ 5,75 m2, dont les murs atteignent 2 à 2,20 m d'épaisseur. Le seul accès possible à la fortification semble être, d'après l'analyse des photographies aériennes, défendu par un large fossé. Autour du donjon sont visibles une petite pièce rectangulaire et une citerne ainsi que plusieurs fragments de murs appartenant à un rempart qui délimite une superficie d'environ 450 m2. Tous ces éléments nous renvoient à un modèle de fortification très bien connu aujourd'hui, caractéristique de la Lunigiana et plus particulièrement du Val di Magra d'où sont, justement, originaires les marquis, supposés promoteurs du château. L'originalité de cet ensemble tient avant tout à son isolement par rapport au réseau d'habitat médiéval et à sa position clé dans ce secteur du nord-ouest de l'île. Le piton rocheux sur lequel il est installé apparaît comme un point de référence dans le paysage, matérialisant la limite entre plusieurs pièves. Sa position perchée et de vigie permettant le contrôle d'un très large territoire lui confère une valeur militaire et stratégique indéniable, mais dont l'impact symbolique n'est sans doute pas à négliger, comme en témoigne aussi l'utilisation de la pierre de taille dans la construction du donjon ; fait relativement exceptionnel dans l'île. Le caractère particulier de cet établissement nous pousse à le rapprocher, par sa position des forteresses « judicales » de Sardaigne et par ses structures des églises romanes construites dans l'île aux XIe et XIIe siècles. Il pourrait donc être, comme le castrum Sant' Angelo, l'un des premiers points d'appui de l'autorité « marquisale » et/ou pisane dans l'île. »
— Daniel Istria in Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe au XIVe siècle, Éditions Alain Piazzola, 1 rue Sainte-Lucie 20000 Ajaccio, p. 164-165
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La tour au sommet du site, occupe l'une des extrémités de l'ensemble fortifié et est liée à l'enceinte. Des fouilles dans le château ont mis au jour un sceau représentant un lion entouré de l'inscription Guglielmo marchiones Massa et Corsice, qui pourrait appartenir à Guglielmo de Massa. Dans ce cas, le château serait antérieur à 1190.

L'église Santa Maria Assunta (Notre-Dame de l'Assomption), édifice baroque avec un clocher-campanile de quatre étages, son mobilier et ses orgues. Elle recèle des œuvres classées Monuments historiques :
La commune est concernée par deux arrêtés de protection de biotope :
Palasca est concernée par trois ZNIEFF de 2e génération :
La zone couvre 32 ha des communes de Belgodère et de Palasca. Le site est constitué d'une vaste terrasse sablo-graveleuse largement ouverte sur la mer et de la basse plaine du Fiume Regino, celui-ci est bordé d’une roselière et d’une ripisylve discontinue entre le pont de la RN 197 et la mer. Le site fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940030084 - Basse vallée du Regino et terrasse sablo-graveleuse de Lozari.

La zone concerne 5 communes pour une superficie de base de 11 850 ha. Palasca est concernée par la vallée de l'Ostriconi à l'ouest des Agriate, soit la dépression de l'Ostriconi, limite ouest du territoire, drainée par le cours inférieur de l'Ostriconi. L'intérêt écologique, faunistique et floristique de cette zone naturelle repose sur les nombreuses espèces animales (oiseaux, reptiles, batraciens, insectes) et végétales recensées, reproducteurs et endémiques.
La zone couvre 373 ha communaux. Elle correspond à la zone d'embouchure de la rivière de l'Ostriconi et est composée principalement d'une grande plage à végétation éparse traversée par l'embouchure de l'Ostriconi, d'un petit étang communiquant avec l'embouchure de l'Ostriconi et d'un vaste complexe dunaire et de terrasses sableuses. Le site fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004143 - Dunes, plage et zone humide de l'Ostriconi.