| Parabita | |
Château de Parabita | |
| Parabita-Stemma.png Parabita-Gonfalone.png | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire Mandat |
Stefano Prete 2024- |
| Code postal | 73052 |
| Code ISTAT | 075059 |
| Préfixe tél. | 0833 |
| Démographie | |
| Gentilé | Parabitani |
| Population | 8 686 hab. (2026) |
| Densité | 412 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 40° 03′ 00″ nord, 18° 08′ 00″ est |
| Altitude | Min. 37 m Max. 193 m |
| Superficie | 2 110 ha = 21,1 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Santa Maria della Coltura |
| Fête patronale | quatrième dimanche de mai |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Lecce. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Parabita est une commune italienne de la province de Lecce, dans la région des Pouilles. Elle est située dans l'arrière-pays du Salento, à l'est de Gallipoli.
Le territoire communal est notamment connu pour la Grotta delle Veneri, un site préhistorique où ont été découvertes deux statuettes féminines en os, connues sous le nom de Vénus de Parabita.
Parabita se trouve dans le sud du Salento, dans la province de Lecce. Le territoire communal s'étend sur environ 20,84 km² et se développe entre 37 et 193 mètres d'altitude. Le point le plus élevé est situé sur la Serra di Sant'Eleuterio, l'un des reliefs des serres salentines.
Le territoire présente un caractère principalement karstique, avec des affleurements de roches calcaires et plusieurs cavités naturelles. Ce contexte géologique est lié à la présence de grottes et de cavités appelées localement vore.
La commune est limitrophe d'Alezio, Collepasso, Matino, Neviano et Tuglie.
L'origine du nom Parabita n'est pas établie avec certitude. Selon une hypothèse mentionnée dans les études locales, le toponyme pourrait dériver du grec moderne para-bata, avec le sens de « près d'un passage » ou « près d'un col », en référence à la position de l'ancien noyau habité près d'un passage des serres salentines.
Certaines traditions anciennes ont rattaché Parabita à une cité antique nommée Bavota. Cette hypothèse est aujourd'hui considérée avec prudence, faute de preuves archéologiques et documentaires suffisantes.

Le territoire de Parabita est fréquenté depuis la préhistoire. La Grotta delle Veneri a livré une industrie de type romanellien, des pierres portant des motifs géométriques incisés ainsi que des statuettes en os.
Les deux statuettes connues sous le nom de Vénus de Parabita sont conservées au Musée archéologique national de Tarente. Selon le musée, elles sont réalisées en os et représentent des figures féminines debout. La plus grande mesure environ 9 cm de hauteur et la plus petite environ 6,1 cm. Leur posture suggère qu'elles représentent des femmes enceintes.
Les origines du centre habité actuel restent incertaines, mais la fondation du noyau urbain est généralement rattachée à l'époque médiévale, probablement à la période normande. Le bourg aurait été organisé selon une structure défensive, avec des murailles et plusieurs portes d'accès.
Au cours du Moyen Âge, Parabita fut intégrée au système féodal du sud de l'Italie. En 1231, le casale de Parabita appartenait à Bernardo Gentile da Nardò. Après la domination souabe, le territoire passa sous influence angevine.
Le château de Parabita trouve son origine dans ce contexte défensif médiéval. Le site officiel de la commune rattache la construction ou le renforcement du premier château à la période angevine.
Au XVe siècle, Parabita fut liée aux possessions des Orsini del Balzo, puissants seigneurs du sud de l'Italie. En 1484, lors de l'occupation de Gallipoli par les Vénitiens, Parabita fut également touchée par l'avancée vénitienne dans l'arrière-pays. Le Palazzo dei Veneziani, situé dans le centre historique, est présenté par la commune comme un témoignage de cette période.
Au début du XVIe siècle, Parabita fut concernée par les affrontements entre Français et Espagnols dans le royaume de Naples. La bataille de Pergolaci, livrée le 13 juillet 1528 dans la région située entre Alezio et Gallipoli, vit la victoire du camp espagnol, appuyé par Pirro Castriota.
En 1535, le fief de Parabita fut acquis par Pirro Castriota. Celui-ci joua un rôle important dans l'histoire urbaine de la commune : il fit réorganiser l'actuelle Piazza Umberto I et confia la transformation du château à l'architecte Evangelista Menga. Les travaux renforcèrent l'édifice tout en lui donnant davantage l'apparence d'une résidence seigneuriale que d'une simple forteresse.
Le système féodal prit fin dans le royaume de Naples au début du XIXe siècle. La loi du 2 août 1806 abolit la féodalité et soumit les villes et terres du royaume à une administration commune. La commune de Parabita apparaît comme entité administrative à partir de 1806.
Les armoiries de Parabita sont composées d'un château flanqué de deux tours, posé sur une plaine herbeuse avec deux cyprès, et surmonté par l'archange Gabriel tenant une épée. Le blason a été reconnu par décret du chef du gouvernement italien du 10 janvier 1929.

Le château de Parabita est l'un des principaux monuments de la commune. D'origine médiévale, il fut transformé au XVIe siècle à l'initiative de Pirro Castriota. Entre 1540 et 1545, l'architecte Evangelista Menga remplaça les anciens éléments défensifs par des bastions plus modernes, tout en adaptant l'édifice à une fonction résidentielle.
L'aspect actuel du château résulte également de transformations réalisées en 1911 par les architectes Avena et Napoleone Pagliarulo, sur commande du propriétaire Raffaele Elia.

La basilique-sanctuaire de Santa Maria della Coltura est l'un des principaux édifices religieux de Parabita. Elle est liée au culte de la patronne de la ville, Maria Santissima della Coltura. Le sanctuaire conserve une image de la Vierge à l'Enfant associée à la tradition locale de la Madonna della Coltura.
La fête patronale se tient le quatrième dimanche de mai.
L'église mère de Parabita est dédiée à Jean le Baptiste. L'édifice a connu plusieurs phases de transformation au cours des siècles. Elle fait partie des principaux lieux de culte du centre historique.
Parabita compte plusieurs autres édifices religieux, parmi lesquels :
Le centre historique conserve plusieurs palais nobiliaires, notamment :
Ces édifices témoignent du développement urbain de Parabita entre la fin du Moyen Âge et l'époque moderne.
La Grotta delle Veneri est une cavité naturelle d'origine karstique située sur le territoire de Parabita. Elle doit son nom aux deux statuettes paléolithiques découvertes sur le site. Ces statuettes, réalisées en os, sont conservées au Musée archéologique national de Tarente.
Le site est important pour l'étude de la préhistoire du Salento, car il a livré du matériel archéologique attribué au Paléolithique supérieur.
Le cimetière monumental de Parabita est un exemple d'architecture contemporaine italienne. Son agrandissement fut conçu en 1967 par le groupe G.R.A.U. de Rome, auquel appartenaient notamment les architectes Alessandro Anselmi et Paola Chiatante. L'œuvre est répertoriée dans le recensement des architectures italiennes de la seconde moitié du XXe siècle.
Comme dans une grande partie du sud de la province de Lecce, le parler traditionnel de Parabita appartient au dialecte salentin, une variété du groupe roman méridional parlée dans le Salento.
La commune compte plusieurs institutions culturelles locales, parmi lesquelles :
Ces institutions sont liées à l'histoire artistique, sociale et productive de la commune et du territoire salentin.
La principale fête religieuse est consacrée à Maria Santissima della Coltura, patronne de Parabita. Elle a lieu au mois de mai et constitue l'un des événements les plus importants de la vie religieuse et populaire locale.
L'économie traditionnelle de Parabita est liée à l'agriculture, à l'artisanat et aux productions typiques du Salento, notamment l'huile d'olive, le vin et les cultures méditerranéennes. L'artisanat local s'est historiquement développé autour du travail de la pierre, du fer, du bois et d'autres matériaux.
Parabita est desservie par la route provinciale SP361, qui relie la zone de Gallipoli à l'intérieur du Salento. La commune possède également une gare ferroviaire située sur la ligne Novoli-Gagliano del Capo, exploitée par les Ferrovie del Sud Est.
Stefano Prete est indiqué comme maire de Parabita par le site officiel de la commune.