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Patrick Boutot |
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Joseph Lubsky, Patoche |
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Faculté de lettres |
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Depuis |
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Fanfan (de à ) |
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Patrick Boutot, dit Patrick Sébastien, né le à Brive-la-Gaillarde (Corrèze), est un humoriste, auteur-compositeur-interprète, animateur de télévision et acteur français. Il a utilisé également le pseudonyme Joseph Lubsky, et les médias le surnomment parfois Patoche.
Il produit et anime de nombreuses émissions de variétés et de divertissement durant sa carrière. Il présente notamment sur TF1 Carnaval, Sébastien c'est fou !, Le Grand Bluff, puis sur France 2 Le Plus Grand Cabaret du monde, De l'autre côté du miroir et Les Années bonheur.
Il est aussi l'auteur-interprète de chansons à thème festif. Parmi les plus célèbres, figurent les titres Le Gambadou, La Fiesta — générique de l'émission Fiesta reprise d'une chanson du groupe Los Cantantes —, Le Petit Bonhomme en mousse, C'est chaud, Pourvu que ça dure, Les Sardines, Ah… Si tu pouvais fermer ta gueule…, Tournez les serviettes ou encore Joyeux Anniversaire.
Il joue également au cinéma et à la télévision, par exemple dans des téléfilms comme Monsieur Max et la Rumeur (2014) ou Une chance sur six sur France 2. En 2000, il est aussi le réalisateur, scénariste et producteur d'un film intitulé T'aime, un drame très mal reçu par la critique.
Joueur espoir de rugby à XV dans sa jeunesse, il participe ensuite à plusieurs reprises à la direction de clubs de haut niveau dans les années 1990 et 2000.
En , sa chanson Toc Toc, sortie en 2015, devient virale à l'international, à la faveur d'une petite danse et d'une vidéo de la Gendarmerie nationale diffusées sur les réseaux sociaux,,.
Patrick Sébastien, né Patrick Boutot, passe toute son enfance à Juillac en Corrèze. Sa mère Andrée Boutot (1935-2008) n'a que 18 ans à la naissance de Patrick. Son oncle maternel, Jeannot, s'occupe beaucoup de lui pendant sa jeunesse. En 2023, il déclare dans le podcast Les portraits de Real Life, ignorer toujours qui est son père. Après avoir élevé seule son fils, sa mère se marie et a deux autres enfants : Michel et Françoise.
Il pratique le rugby à XV (dont il veut faire son métier) au CA Brive et effectue en 1973 une tournée en Afrique du Sud. Il se marie avec Martine à l'âge de 17 ans et devient père d'un garçon, Sébastien, né le . Après son divorce, il épouse Sylvie, avec qui il a un deuxième fils, Olivier, né en . Lors de ses débuts dans le show-business en 1974, il choisit comme pseudonyme « Sébastien », le prénom de son fils aîné.
En , il se fiance avec la chanteuse Marie Myriam qu'il a rencontrée lors d'une tournée avec le chanteur Dave. Les fiançailles ne seront pas suivies d'un mariage. Puis, en 1985, il vit avec Isabel, une Sud-Américaine qui est l'une de ses trois partenaires dans son spectacle sur scène.
Le , sur une route de Petite Camargue, son fils Sébastien meurt dans un accident de moto à 19 ans alors qu'il allait être père. La fille de Sébastien, Marie-Andréa, naît cinq mois plus tard.
Patrick Sébastien épouse Fanfan, une ancienne coco-girl rencontrée en 1987, avec qui il aura un enfant né en 1991 et prénommé Benjamin. Ils divorcent en 1992. La même année il rencontre alors Nathalie Boutot, dite « Nana », avec qui il se marie dans le stade de rugby de Brive-la-Gaillarde en 1998 ; en 2007 ils adoptent une petite fille tahitienne prénommée Lily. Le couple se sépare en 2022.

Après de brèves études en faculté de lettres et un échec au concours d'inspecteur de police raté d'un point, il se redécouvre un talent d'imitateur déjà présent durant son enfance et son adolescence avec des imitations de Bourvil, Salvatore Adamo, du général de Gaulle et de Joe Dassin. Il part s'installer à Paris en avec 600 francs en poche et met sur pied un spectacle comique basé sur des imitations de différentes vedettes (en particulier Bourvil, Joe Dassin et Charles Trenet) et il écume les cabarets pour des cachets très bas, travaillant un temps aux Halles de Paris pour gagner sa vie. Jacques Gauthier lui donne sa chance dans le cabaret parisien La Main au panier pour monter la première fois sur scène le , le jour de ses 21 ans.
En 1975, il présente Annie Cordy à l'Olympia de Paris. Petit à petit il se fait une place sur les plateaux de télévision. Le , il fait sa première apparition à la télévision régionale française dans Limousin actualité où l'on découvre son visage, puis le , il fait sa première apparition, sur une grande chaîne de télévision française, dans l'émission Système Deux présentée par Guy Lux et Sophie Darel sur Antenne 2. En 1976, il est invité dans les émissions de variétés Numéro un de Maritie et Gilbert Carpentier et Le Rendez-vous du dimanche de Michel Drucker. La même année, il est en première partie de Michel Sardou à l'Olympia. Dans les années 1970, il fait de nombreuses premières partie d'artistes comme notamment Nicolas Peyrac, Hugues Aufray, Serge Lama et Mireille Mathieu lors de sa tournée de l'été 1976.
En février et , il coprésente sur TF1 avec Évelyne Leclercq et Yves Lecoq Le Grand Concours de la chanson française 1977, émission de la sélection française pour le Concours Eurovision de la chanson 1977. Il est le parrain de la première demi-finale ainsi que de la finale. Marie Myriam y est choisie par le public pour être la représentante de la France au mois de mai suivant. En 1978, la chanteuse se fiance avec Patrick Sébastien et ils vivront ensemble pendant quatre ans.
Il aime « se faire la tête de quelqu'un », c'est-à-dire se maquiller et se déguiser afin de ressembler à une célébrité pour pouvoir l'imiter plus facilement. Il aura l'idée d'inviter des célébrités à se déguiser en d'autres célébrités (chanteurs, acteurs, animateurs, etc.) dans des émissions parodiques comme Carnaval ! sur TF1 de 1984 à 1986, Farandole sur La Cinq de à et Sébastien, c'est fou ! de nouveau sur TF1 de à . Lors de son rapide passage sur La Cinq, il anime, en même temps que Farandole, l'émission Coup de pouce ! qui donne sa chance aux jeunes talents émergents.
De 1990 à 1992, il coprésente sur TF1 avec Marcel Béliveau l'émission de caméras cachées Surprise sur prise !.
En 1992, il rejoint la troupe des Enfoirés et participe à la grande soirée des Enfoirés à l'Opéra Garnier, au profit de l'association des Restos du cœur. Ce sera son unique participation.
Après l'arrêt de Sébastien, c'est fou ! en février 1992, il participe la même année, déguisé en candidats anonymes à plusieurs émissions de TF1, notamment les jeux (La Roue de la fortune, Tournez manège, Une famille en or, Millionnaire, etc.) ou les émissions de variétés comme Sacrée Soirée, Stars 90, trompant ainsi les animateurs et invités. Toujours grimé, il interroge des passants dans la rue en leur demandant leur avis sur les animateurs de télévision. Ces séquences ont donné l'émission Le Grand Bluff diffusée le . Il a, à cette occasion, battu le record d'audience toutes chaînes, tout programme et toute époque confondus avec 17,5 millions de téléspectateurs soit 74 % de parts de marché. Il ne sera détrôné que 5 ans et demi plus tard, le , par la finale France - Brésil de la Coupe du monde de football 1998 qui a rassemblé 20,5 millions de téléspectateurs. Un an après la première diffusion, en , Le Grand Bluff arrive à réunir plus de 9 millions de téléspectateurs.
Entre 1993 à 1995, il lance de nouvelles émissions. Il présente Super Nanas dont le « jury » est présidé par Olivier de Kersauson puis sur le même modèle coanime Super Mecs avec Sophie Favier en 1994-1995. Il présente notamment D'homme à homme avec Serge Lama, L'homme aux mille visages et tente une nouvelle version de l'émission Carnaval ! avec Carnavalissimo !.
En 1994, Patrick Sébastien et Laurent Gerra, travestis à la manière de Gérard Depardieu et Michel Blanc dans le film Tenue de soirée, se rendent au palais de l'Élysée pour rencontrer le président de la République François Mitterrand. Les deux compères sont alors refoulés par les CRS. Quelques jours plus tard ils retentent leur chance, mais cette fois habillés « en civils ». Mitterrand les laissera entrer et leur accordera un entretien. Ces séquences enregistrées sont diffusées dans l'émission Garçon, la suite sur TF1 en .
En 1995, Patrick Sébastien annonce une candidature « canular » à l'élection présidentielle à l'égérie de ses émissions et ancienne animatrice d'émissions de charme Marlène Mourreau, représentante du parti fictif le P.L.A. (Parti de la liberté et de l'amour).
En 1995, son émission Osons sur TF1 crée la polémique à cause d'un sketch. Par une plainte déposée par le Mrap, il est condamné la même année à 30 000 francs d'amende par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour propos racistes pour avoir, grimé en Jean-Marie Le Pen, chanté Casser du noir sur la mélodie de Casser la voix de Patrick Bruel (la législation française ne tolère nullement l'expression de propos racistes, même à titre de parodie ou de satire).
Après cette polémique il présente, en , Salut les copieurs !, une émission de parodies de personnalités. Cependant son départ de la chaîne se profile. Après La Dernière de Sébastien, il quitte TF1 et affirme dans la presse et les médias qu'il « ne veut plus faire de télévision »[réf. souhaitée].
En 1996, il rejoint finalement France 2 où il crée de nouvelles émissions de divertissement : Le Cœur au show !, Étonnant et drôle !, Fiesta dans lesquelles participent notamment La Bande du Carré Blanc devenue les Nous Ç Nous.
Le , Patrick Sébastien lance Le Plus Grand Cabaret du monde qui connaît un grand succès. Le programme permet de voir des numéros d'artistes français et étrangers (des numéros de cirque : clowns, acrobates, jongleurs ; de la magie, de la danse, etc). Il anime aussi à partir de 2004 Le Grand Cabaret sur son 31, une variante du Plus Grand Cabaret du monde à l'occasion du passage au Nouvel An. Ce programme arrive le plus souvent en tête des audiences le soir du , battant les émissions spéciales des autres chaînes comme celle d'Arthur ou de Christophe Dechavanne sur TF1.
Parallèlement, il enregistre avec René Coll et ses musiciens, qu'il connaissait depuis plusieurs années, un générique pour l'émission Fiesta adapté du titre El Venao des Habana Club Band, diffusée sur France 2 en 1997 et 1998. Patrick Sébastien interprète cette chanson, sans faire d'imitations contrairement à la quasi-totalité de ses précédents singles. Le single se vendra à plus de 500 000 exemplaires et se classera jusqu’à la 7e place du Top 50 des ventes. Patrick Sébastien choisit alors de créer à la suite de ce succès, tout un album de chansons : Viva Bodega et caetera… Il sort le et le titre éponyme de l'album, Viva Bodega, est choisi comme deuxième single pour promouvoir les ventes. Depuis 1998, un album est réalisé chaque année environ.
Il présente ou coprésente également sur la même chaîne des émissions spéciales comme le Téléthon en (également parrain de la 14e édition), 25 ans de chance pour les 25 ans du Loto (avec Sophie Davant), la cérémonie des 7 d'Or, une émission spéciale de solidarité avec Toulouse à la suite de la catastrophe de l'usine AZF en 2001.
À partir de septembre 2001, il coanime avec Sophie Davant le divertissement Prima Donna en prime-time, arrêté par France 2 après quelques émissions pour n'avoir « pas rencontré le succès espéré », les six numéros restants sont annulés. En décembre 2001, le programme est remplacé par l'émission C'est show ! qui exploite l'humour et la chanson sous la forme de maquillage, grimages et transformations diverses.
D' à , il présente 6 numéros de La Grande École des fans, une nouvelle formule de L'École des fans.
En et , il anime De l'autre côté du miroir, trois émissions dont le concept est de se présenter, par une combinaison d'imitation, de maquillage, de transformation physique et de déguisement, à des personnes qui ainsi semblent se rencontrer elles-mêmes ou se retrouver face à une célébrité proche disparue. L'émission sera ensuite éditée en VHS et double DVD.
Le , il lance la première de son émission à succès Les Années bonheur dont le concept d'origine est de rendre hommage aux chansons des années 1970 et 1980 en compagnie de l'attaché de presse et chroniqueur média Fabien Lecœuvre et de ses musiciens de l'orchestre Coll et de son ami René Coll. Petit à petit, Patrick Sébastien invite d'autres artistes des années 1960, 1990, 2000 et de récents artistes des années 2010 ainsi que des humoristes et des imitateurs. En 2009, à la suite du décès de René Coll, c'est le compositeur et arrangeur Gilles Arcens qui prend la direction de l'orchestre Coll.
En , il annonce qu'il compte créer un mouvement humaniste. Il lance, le , le Droit au respect et à la dignité (DARD) dans le but de « remettre l'humain au cœur de la société » en s'inspirant du nom de l'écrivain et ami Frédéric Dard. Il dissout finalement ce mouvement le . Interviewé à l'occasion du lancement de ce mouvement qui est, pour le professeur François Jost, un parti, il assume d'être pris pour un beauf populiste.
En parallèle de ses activités artistiques et télévisuelles, Patrick Sébastien préside le Club Athlétique Brive Corrèze Limousin (CA Brive) de 1995 à 1999. Il l'est de nouveau de 2007 à 2009, lorsqu'en 2007, le club est menacé de relégation ; il démissionne de de ses fonctions de président d'honneur du CAB en à la demande de ses dirigeants,. Appelé par le président Pierre Martinet, il a aussi été directeur sportif du CS Bourgoin-Jallieu de 2002 à 2005.[réf. nécessaire]
Membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité, Patrick Sébastien cosigne en 2012 un appel aux candidats à l'élection présidentielle leur demandant de s'engager à déposer un projet de loi pour légaliser l'euthanasie.
En 2013, il souhaite adapter sa pièce de théâtre Monsieur Max et la rumeur en téléfilm. La femme de Fabien Lecœuvre, l'actrice Anne Richard, lui présente le réalisateur Jacques Malaterre avec qui il devient alors très ami. Ils adaptent tous les deux et avec Christophe Duthuron cette pièce de théâtre en scénario et dialogues. Le tournage se déroule en et la diffusion a lieu en octobre : 4 770 000 téléspectateurs sont devant leur poste de télévision ce soir-là. Cela le motive à écrire un autre scénario en 2015 : L'Affaire de maître Lefort. Cette fois-ci, il invite l'avocat Éric Dupond-Moretti à incarner son propre rôle dans une fiction. Toujours avec Jacques Malaterre en tant que réalisateur, le tournage s'effectue en pour une diffusion en novembre et, depuis, Patrick Sébastien souhaite tourner deux téléfilms par an : « J’aimerais pouvoir proposer une collection de films machiavéliques deux fois par an. »
Il coanime entre 2013 et 2015 trois éditions de la Fête de la musique, retransmises en direct sur France 2 (avec Aïda Touihri puis Virginie Guilhaume).
Le , il lance une nouvelle émission de divertissement en direct sur France 2 Le Grand Burlesque composée de sketches dans lesquels de nombreux humoristes et lui-même se mettent en scène. Ce programme ne rencontre pas le succès espéré. Outre une audience très moyenne, le contenu et la qualité de l'émission sont vivement décriés par de nombreux téléspectateurs, surtout sur les réseaux sociaux. Patrick Sébastien s'« excuse » le lendemain, expliquant entre autres que « cet humour n'est pas adapté pour la télé d'aujourd'hui. » Il prend alors la décision d'arrêter l'émission après un seul et unique numéro.
Le troisième téléfilm fait avec le réalisateur Jacques Malaterre se nomme Une chance sur six, qui est une adaptation d'un ancien scénario de Patrick Sébastien, sorti en livre en 2006 et dont le tournage se déroule en . Dans le téléfilm, diffusé en sur France 2, Sébastien incarne Hubert Vallon, un antiquaire bisexuel. En , il reçoit le prix d'interprétation masculine pour son rôle d'Hubert Vallon lors de la 26e Cérémonie des Lauriers de l'audiovisuel.
À l'issue d'une interview accordée à Télé Star le pour la promotion de son ouvrage Et si on était bienveillant, il explique à la direction de France Télévisions : « S'ils me donnent moins, je ne resterai pas. » « Et s'ils me donnent la même chose, je ne resterai pas non plus. » Quelques jours après, la direction des programmes de France Télévisions annonce ne pas reconduire le contrat de la société de production de Patrick Sébastien.
Il présente et enregistre son ultime Grand Cabaret le mardi qui est l'édition 2018 de l'émission Le Grand Cabaret sur son 31. Le dernier épisode diffusé le a quant à lui été tourné le mardi . Son ultime émission télévisée est la dernière des Années Bonheur diffusée le .
Interrogé au cours de l'été 2020 par le quotidien Midi libre, Patrick Sébastien reconnaît n'avoir aucune sollicitation depuis son départ de France 2. « C'est étrange, je pars avec 3 millions de téléspectateurs et, depuis un an et demi, je n'ai de proposition de personne. Ça ne me gêne pas, je suis libre, en roue libre. » Patrick Sébastien confie par ailleurs son envie de commencer une dernière tournée 30 ans de fiesta qui devrait durer plusieurs années, jusqu'à ce qu'il « ne puisse plus sauter en l'air avec Les Sardines. »
Dans une interview au Figaro en , il révèle avoir souffert d'un cancer du rein.
En 2018, à propos de #MeToo, Patrick Sébastien avait déclaré sur RMC :
« Je suis totalement pour dénoncer les salopards. J’en connais, j’en ai croisés, des salopards. [Mais] il y a une malveillance à dénoncer n’importe qui à tort et à travers. J’ai un peu de mal avec certaines victimes, qui ont les seins dehors, les fesses à l’air. »
Dans un article de 2023, Arrêt sur images revient sur ces propos, qui avaient défrayé la chronique à l'époque, et sur d'autres prises de position de l'animateur, en particulier sa défense de Gérard Depardieu en 1991, au travers d'un sketch, quand l'acteur avait été privé de cérémonie des Oscars en raison de la résurgence d'une interview de 1978 dans laquelle il indiquait avoir participé à un viol à l'âge de 9 ans — le problème, c'est qu'aujourd'hui, on ne peut plus rien dire […]. À l'époque, je ne trouvais pas ça très juste qu'on l'ait empêché d'aller aux Oscars à cause de ça —, se défend Patrick Sébastien, tout en plaidant un sketch parodique. Le journal souligne également qu'il dénonce en 2023 « cette espèce de soupçon permanent sur les hommes aujourd'hui […] qui a amené le féminisme intégriste » et affirme : « Il faut que certaines femmes acceptent qu'on n'a pas envie de toutes se les taper. » Il indique à de multiples reprises dans la presse qu'il filme lorsqu'il se retrouve seul avec une employée d'hôtel pour éviter toute accusation mensongère,.
Le , lors d'un concert tous publics dans un camping naturiste du Cap d'Agde, le chanteur demande à des spectatrices de monter sur la scène. L'une d'entre elles se met à genoux et pratique ou imite une fellation sur le chanteur. Certains spectateurs et la direction du camping soutiennent qu'il y a eu un acte sexuel réel. Sollicité par Mediapart, Patrick Sébastien renvoie vers son avocat Robin Binsard qui soutient un acte simulé. C'est aussi le cas du gérant de la société de production Carrément Prod de Patrick Sébastien, qui était présent sur les lieux en tant que DJ.
En 2025, il participe à l'émission de TF1 Mask Singer, lors de la saison 7 de l'émission.
Fin 2025, Patrick Sébastien lance le mouvement citoyen « Ça suffit », qui revendique porter les revendications de « la France d'en bas » auprès des candidats à l'élection présidentielle française de 2027, l'animateur indiquant ne pas se présenter lui-même.
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Dans les années 1980, Patrick Sébastien se passionne pour le cinéma. Comme acteur, il joue le rôle d'un aveugle dans Le téléphone sonne toujours deux fois en 1985 et apparaît dans Le Pactole de Jean-Pierre Mocky la même année. Il revient sur les écrans en 1997 dans le rôle de Georges, le gardien, dans Quatre Garçons pleins d'avenir. Il rêve néanmoins de pouvoir réaliser un vrai film de cinéma.
Dans l'impossibilité de trouver le financement pour un long métrage sur la télévision, il parvient à réunir les fonds pour son premier et unique long métrage. Produit par diverses sources (dont l'animateur Arthur), il écrit, produit, monte, interprète et réalise T'aime en 1999. Le film réunit Annie Girardot, Michel Duchaussoy, Jean-François Balmer, Marie Denarnaud et Samuel Dupuy. Il est tourné dans le village où Patrick Sébastien a une maison. Certaines séquences se déroulent même dans l'ancienne chambre de l'animateur. L'histoire raconte celle du docteur Hugues Michel (Patrick Sébastien) qui tente de réunir deux amoureux douloureux dans un asile psychiatrique.
Lors de sa sortie, le film reçoit des critiques extrêmement négatives. La presse souligne notamment la naïveté et le manichéisme du propos, ainsi que la maladresse de l'interprétation. Ce sera également un immense échec public (28 353 spectateurs au cinéma). Ce film est répertorié sur le site Nanarland, qui lui trouve néanmoins des qualités — notamment en terme de montage ou de mise en scène — et impute initialement sa mauvaise réputation au fait qu'il est réalisé par Patrick Sébastien. Vingt-cinq ans plus tard, les chroniqueurs du site présentent le film comme l'un des meilleurs exemples d'écart de perception d'un film entre l'esprit de son réalisateur et le regard du spectateur.
En tant qu'acteur, Patrick Sébastien est considéré comme plutôt bon dans un registre comique, mais très mauvais dans un registre tragique.
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En 1995, il est condamné à 30 000 francs d'amende par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris pour propos racistes (« provocation à la haine raciale ») dans un sketch pour son émission Osons sur TF1. La plainte, déposée par le Mrap, met en cause le chanteur pour avoir chanté, tout en étant grimé en Jean-Marie Le Pen, Casser du Noir sur la mélodie de Casser la voix de Patrick Bruel. Le PDG de TF1 Patrick Le Lay et le chanteur sont condamnés à verser un franc symbolique de dommages et intérêts au Mrap et à la Licra. Le samedi , à la fin du journal de TF1, la condamnation doit être lue.
La direction de France Télévisions ne reconduit pas Patrick Sébastien à la rentrée de qui fait suite à des relations houleuses entre l'animateur et le groupe audiovisuel public. Il décide d'attaquer France Télévisions en 2019 et le jugement en première instance condamne le groupe à verser 652 000 euros à l'animateur pour rupture brutale de leur relation commerciale. Il demandait cependant 26 millions d'euros de dédommagement.
France Télévisions fait appel de la décision et un arrêt du de la Cour d'appel divise le montant de la première instance par deux, le ramenant à 331 850 euros à Patrick Sébastien et sa société Magic TV,. Delphine Ernotte, dirigeante de France Télévisions, justifie sa décision de licenciement pour un refus de moderniser l'émission Le Plus Grand Cabaret du monde,.
En , Patrick Sébastien diffuse « une chanson sexiste et grossière » (Libération) au sujet de Delphine Ernotte, avec des paroles telles que « Delphine, si t’avais connu ma pine, on aurait été si heureux ! » La présidente de France Télévisions dépose plainte pour outrage sexiste et sexuel.