| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Patrick Jacques Marie de Laubier |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Prêtre catholique (à partir du ), universitaire, sociologue, théologien catholique |
| Père |
Dieudonné de Laubier (d) |
| Mère |
Édith Merveilleux du Vignaux (d) |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de | |
| Distinction |
Patrick de Laubier, né le à Montigny-lès-Metz et mort le à Genève, est un universitaire et sociologue français, devenu prêtre catholique.
Patrick de Laubier suit des études à Paris, aux lycées Saint-Louis et Louis-Le-Grand puis à l'université de droit Panthéon-Assas, où il obtient une licence en droit.
Il entreprend ensuite des études de science politique. Après un service militaire effectué en Algérie de 1958 à 1961, il soutient en 1964 une thèse de doctorat sur La grève générale en 1905, le mythe français et la réalité russe. Le jury est composé de Jean-Jacques Chevallier, Georges Burdeau et Georges Lavau. Il obtient une bourse post-doctorale de recherche en économie à l'université Harvard en 1965-1966.
Il est d'abord fonctionnaire au Bureau international du travail (BIT) à Genève (1967-1968) puis chargé recherche à l'Institut international d'études sociales du BIT (1968-1971).
Il conduit ensuite une carrière universitaire à l'université de Genève où il est tour à tour chargé de recherche au département de sociologie (1971-1974), professeur assistant (1974-1979), professeur extraordinaire (1979-1981), professeur ordinaire (1981-2000) et directeur (9 années) du département de sociologie.
Il a travaillé sur le syndicalisme et le mouvement ouvrier international et a enseigné la politique sociale comparée, la sociologie politique et la sociologie de la religion.
Il a aussi été professeur invité à l'université de Fribourg (Suisse), à l'université pédagogique de Moscou et à l'université du Latran (Rome).
Il est membre laïc du Conseil pontifical Justice et Paix à Rome de 1990 à 2000.
En 2001, il obtient une licence en théologie à l'université de Fribourg (Suisse) et il est ordonné prêtre par Jean-Paul II à Rome le , puis il est incardiné au sein du diocèse de Rome sous le titre de don Patrick de Laubier.
Le , jour du mercredi des Cendres, il est nommé « missionnaire de la Miséricorde » par le pape François. Il se voit ainsi remettre une lettre de délégation, lui permettant de donner le pardon aux péchés ordinairement réservés au Pape, c'est-à-dire notamment les profanations d'hosties, l'avortement ou encore la trahison du secret de confession. Il meurt le , soit trois semaines plus tard, à l'âge de 81 ans.