| Paul Batiment | ||
Paul Batiment | ||
| Naissance | Strasbourg (Bas-Rhin) |
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| Décès | (à 24 ans) Baccarat (Meurthe-et-Moselle) Mort au combat |
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| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Lieutenant | |
| Années de service | 1940 – 1944 | |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale | |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de Guerre 1939-1945 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Military Cross (GB) |
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Paul Batiment, né le à Strasbourg et mort pour la France le à Baccarat, est un militaire français, compagnon de la Libération.
Né le à Strasbourg, Paul Batiment est en classe préparatoire pour intégrer l'École spéciale militaire de Saint-Cyr au moment où la Seconde Guerre mondiale éclate. Lorsque l'Alsace est annexée par le 3e Reich à la suite de l'armistice du 22 juin 1940, il refuse d'y retourner et se replie vers Saint-Jean-de-Luz où le il embarque à bord du Batory, un bateau polonais, en direction de l'Angleterre,. Engagé dans les forces françaises libres le , il est d'abord affecté au bataillon de chasseurs de Camberley puis intègre un peloton d'élèves aspirant où il est classé parmi les premiers.
Projeté en Afrique-Équatoriale française en , il est basé à Brazzaville puis à Fort-Lamy et devient méhariste avant d'être affecté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. Il s'illustre plus tard lors de la campagne de Tunisie où, le , il repousse à la grenade une attaque allemande dirigée contre le groupe de mortiers qu'il commande. Son régiment est ensuite stationné en Libye et en Algérie puis, envoyé au Maroc, il fait partie des unités qui composent la 2e division blindée qui vient d'être créée. Promu lieutenant le , il est muté au Régiment de marche du Tchad et débarque en Normandie avec la 2e division le . Prenant part à la bataille de Normandie, il participe ensuite à la libération de Paris où il se distingue avec sa section en mettant hors de combat un grand nombre d'ennemis et en détruisant plusieurs véhicules. Engagé dans la campagne de Lorraine, il parvient jusqu'à Baccarat où le , à la tête de sa section, il est pris sous un violent tir d'artillerie allemande. Blessé une première fois, il refuse d'être évacué et continue à mener ses hommes au combat. Il est touché une seconde fois et, évacué par ses hommes, il finit par succomber à ses blessures. Il est inhumé à Moyen, à proximité de Baccarat.
Une rue porte son nom à Strasbourg.