| Naissance | |
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| Décès |
(à 61 ans) Paris |
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| Nom de naissance |
Jean-Baptiste Paul Cabet |
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| Enfant |
Françoise Faber-Cabet (d) |
| Maître | |
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| Distinction |
Médaille de seconde classe à l'Exposition universelle de 1855 Médaille de première classe au Salon de 1861 |

Jean-Baptiste Paul Cabet, né à Nuits-Saint-Georges le et mort à Paris le , est un sculpteur français.
Le père de Paul Cabet, Antoine François Cabet, est tonnelier à Nuits-Saint-Georges.
Après un premier apprentissage à l’École des beaux-arts de Dijon en 1834, sous la direction du peintre Jean-Claude Naigeon et du sculpteur Pierre-Paul Darbois, Paul Cabet entre l’année suivante à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève des deux plus grands noms de la sculpture romantique, Pierre-Jean David d’Angers et François Rude.
Il débute au Salon de 1835 avec un Buste du poète Julien Paillet.
Rapidement acquis aux idées révolutionnaires, il est arrêté le pour délit politique dans la tentative d’évasion d’Auguste Blanqui.
Élève favori de Rude, Paul Cabet collabore pendant plus de dix ans à plusieurs commandes de son maître et prend même la responsabilité de son atelier quand François Rude effectue un séjour en Italie, pour raisons de santé, en 1843.
Républicain convaincu, il n’hésite pas à afficher son hostilité au roi Louis-Philippe et juge plus prudent, en 1846, de s’exiler en Russie où il effectue plusieurs ouvrages dont des bas-reliefs pour la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg, ou une fontaine monumentale à Odessa.
À son retour, en , il s’installe au voisinage du grand sculpteur. Leur collaboration devient de plus en plus étroite et leurs liens d’affection se resserrent au point que Rude propose à Cabet d’épouser sa nièce par alliance Martine van der Haert, fille de Victorine Frémiet, sœur de Mme François Rude, née Sophie Frémiet et du peintre Henri van der Haert. Le mariage est célébré le à l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Le , Mme Cabet met au monde une petite fille, prénommée Françoise Victorine Sophie, dont François Rude sera le parrain. Elle épousera René Louis Faber et est morte à Paris le .
À l’Exposition universelle de 1855, il obtient une médaille de seconde classe et une médaille de première classe au Salon de 1861.
Par décret du , il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
Paul Cabet meurt le chez lui, au no 90, rue des Feuillantines dans le 5e arrondissement de Paris, et est inhumé au cimetière du Montparnasse (1re division).
Une rue de Dijon porte son nom, ainsi qu'à Nuits-Saint-Georges, où un monument sculpté par Paul Gasq inauguré le orne la façade du beffroi.


Par ailleurs, après la mort de François Rude, le , Paul Cabet acheva plusieurs œuvres de son maître :