| Ministre de l'Information Gouvernement Darlan Gouvernement Pierre Laval (6) | |
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| Rédacteur en chef La Liberté | |
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| Rédacteur en chef L'Humanité | |
| jusqu'en | |
| Directeur par intérim (d) Cahiers du communisme | |
| à partir de | |
| Rédacteur en chef L'Émancipation nationale |
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Bulletin communiste (d) |
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Stalag IV-B (jusqu'en ) |
Paul Marion, né le à Asnières-sur-Seine (département des Hauts-de-Seine), mort le à Paris, est un journaliste et homme politique français, d'abord communiste avant de devenir une figure de la Collaboration.
Membre du comité central du Parti communiste français (PCF) et secrétaire de la propagande du parti jusqu'à sa démission en 1929, il rejoint les socialistes avant d'adhérer à la scission néo-socialiste. En 1936, il participe à la fondation du Parti populaire français (PPF) avec Jacques Doriot et est nommé rédacteur en chef de La Liberté. Sous la Collaboration, il entre au gouvernement de Vichy comme secrétaire général à l’Information et à la Propagande et nommé en 1944 président du Comité des amis de la Waffen-SS française.
Paul Marion combat brièvement durant la Grande Guerre. Le , il s'engage volontairement pour la durée de la guerre au sein du 10e régiment d'artillerie à pied.
Membre du Parti communiste français en 1922, il fait partie du comité central du PCF en 1926 et devient secrétaire de la section Agit-prop. De 1927 à 1929, il appartient au bureau de propagande du Komintern à Moscou. En 1929, il rompt avec le PC, exprimant ses critiques envers les orientations du parti à la suite de son VIe congrès et surtout sa désillusion sur le régime stalinien. Il réaffirme néanmoins, dans sa lettre adressée à l'Humanité, son attachement à l’idée de lutte pour l’émancipation des travailleurs et appelle à s'inspirer du Parti travailliste britannique. Il rejoint ensuite les néo-socialistes, puis l’Union socialiste républicaine (USR) ; il compte alors parmi les pacifistes de la gauche néo-socialiste (Notre Temps).
En 1936, il rejoint les rangs du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, parti qui est d'emblée de droite, où il est rédacteur en chef de L’Émancipation nationale, puis de La Liberté à partir de 1937.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Paul Marion, mobilisé comme adjudant, est fait prisonnier durant la bataille de France à Rambervillers (département des Vosges). Il est détenu au stalag IV-B jusqu'en , libéré à la suite d'une intervention d'Otto Abetz, l'ambassadeur d'Allemagne à Paris, en sa faveur.
Le 11 août 1941, il est nommé secrétaire général à l’Information et à la Propagande sous le régime de Vichy. À ce titre, il ambitionne de « former un Français d'un type nouveau, comme un sculpteur devant la glaise, comme un créateur ». En 1944, il devient secrétaire d’État auprès du maréchal Pétain, qu'il suit à Sigmaringen.
Arrêté en Autriche en , ramené en France, il est condamné à dix ans de prison et à la dégradation nationale à vie le . En dépit de son engagement total dans la collaboration, le tribunal lui reconnait des circonstances atténuantes ; il ne semble pas s’être livré à des dénonciations et serait intervenu pour tenter de sauver de l'exécution ou de la déportation des détenus gaullistes, communistes ou juifs.
Gracié en 1953 pour des raisons médicales, il meurt de maladie en 1954.
Il repose au cimetière de Charonne.