| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Activité |
| Membre de | |
|---|---|
| Conflit | |
| Distinctions |
Paul Petitclerc, né le à Vesoul et mort dans la même ville le , est un géologue, paléontologue, ornithologue et zoologue français. Il détenait l'une des plus importantes collections paléontologiques en France entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.
Paul Petitclerc est né en 1840 au no 56 rue du Centre à Vesoul,,. Il est le fils de Charles Augustin Petitclerc ( - ), notaire de profession et maire de Vesoul de 1866 à 1870,, et de Jeanne Célestine Octavie Thomas (née le ), qui se sont mariés le . Son grand-père paternel, Claude Petitclerc, né le et décédé le , avait également été maire de Vesoul, de 1829 à 1830, décoré de la Légion d’Honneur le . Petitclerc partagea son enfance avec ses quatre sœurs aînées : Augustine (1828-1902), Jeanne Octavie (1830-1897), Eugénie (1832-1910) et Marie (1836-1904). Dès l'âge de 8 ans, il entretient une collection de fossiles. Il débute sa scolarité au collège de Vesoul où son intérêt est plus porté vers l'histoire naturelle plutôt qu'à la matière principale des Lettres.
À la fin de ses études, Il poursuit la tradition familiale en travaillant dans l'étude de son père. Au bout de six ans d'activité comme clerc qu'il juge peu intéressante, son père le laisse finalement pratiquer entièrement sa passion de l'histoire naturelle.
Paul Petitclerc parcourt de nombreux territoires en France dans le but de réaliser des études liées à la géologie et à la zoologie,.
Il publie plusieurs notes ornithologiques notamment sur la migration des oiseaux ainsi que la capture de sujets rares ou peu communs : oiseaux de proie, passereaux zygodactyles et déodactyles, échassiers et palmipèdes,

L’épuisement, voire la disparition de nombreux gisements fossilifères de la franche-Comté septentrionale ont amené les paléontologues à inventorier la position y compris le niveau géologique, de toutes les espèces en s’appuyant sur les travaux de Loriol, Cossmann et Petitclerc. Plus de 170 références sont attribuées à Paul Petitclerc dans les systèmes liasique et oolithique.ainsi que pour la faune des étages jurassiques.
| Couches du jurassique pour les fossiles étudiés | Étapes |
|---|---|
| Assises inférieures | Bajocien, Bathonien, Cornbrash |
| Callovien, Oxfordien, Rauracien | |
| Couches supérieures | Astarien, Ptérocérien, Virgulien, Portlandien |
En 1878, il devient membre de la Société géologique de France. En 1881, il est membre correspondant de la société d'émulation du Jura jusqu'à sa mort en 1937. En 1910, il est nommé officier de l'instruction publique pour la transmission à titre gracieux de ses collections et travaux scientifiques à la faculté des Sciences de Paris.
Il continue ses travaux durant la Première Guerre mondiale notamment sur les fossiles nouveaux ou rares de l'Est de La France. En 1917, il devient membre correspondant de la société d'émulation du Jura puis président honoraire de la société géologique de France. Il réalisa également la publication des bulletins haut-saônois. Il a aussi été membre de la commission d'archéologie de la Haute-Saône. Par décret du , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
Il a 94 ans en 1934 lorsqu'il quitte la Société géologique de France dont il était membre depuis 56 ans. Petitclerc meurt le dans sa ville natale de Vesoul. Il est enterré dans l'ancien cimetière de Vesoul.

En 1898, il fit un don de 200 volumes à la bibliothèque de Vesoul,. Sa collection ornithologique contenaient plus de 200 oiseaux naturalisés. Elle fut donnée à Jean Demandre, qui la légua à sa fille, Bernadette Demandre-Brulin, elle-même en fit don à la société d'agriculture, lettres, sciences et arts de la Haute-Saône, le .
En 1934, Petitclerc offrit par legs testamentaire le gros de sa collection de fossiles au Muséum national d'histoire naturelle de Paris. S'étant informé préalablement de la faisabilité du legs auprès d'Émile Haug celui-ci répondit : " J’ai si souvent entendu parler de votre collection comme de l’une des plus belles qui soient en France et les séries jurassiques qu’elle renferme offrent pour moi un tel intérêt que je me demandais avec anxiété ce que deviendraient un jour ces richesses.". Il donna également une importante collection minéralogique au collège-lycée Gérôme de Vesoul.
Tout en étant passionné de chasse, c'est un chasseur naturaliste préservant les passereaux et limitant ses tableaux de chasse. Ses longues marches dans les terrains de chasse ont été l'occasion d'enrichir sa collection et ses notes ornithologiques.
Il se passionne pour le nouvel art de la photographie qu'il enseigne notamment à la jeunesse en créant une société de photographie et des expositions. Il s'intéresse à la technique de la photographie et ira jusqu'à voir les frères Lumière. Il utilise ses clichés pour illustrer ses ouvrages,.

Une rue du centre historique de Vesoul porte son nom ainsi qu'une salle du musée Jean-Léon Gérôme dans la section Archéologie.
Espèce petitclerci dont une nouvelle espèce de coléoptère : Prosopocoelus petitclerci.
Président honoraire de la Société géologique de France.
En 2022, une exposition à la bibliothèque de Vesoul est nommée « Paul Petitclerc : zoologue, ornithologue et géologue… un personnage vésulien à découvrir à travers sa collection » ainsi qu'aux archives départementales de la Haute-Saône sur la famille de Petitclerc intitulée « Les familles Petitclerc-Cousin, témoins de l’histoire vésulienne »,.
Il est l'auteur de plus de quarante travaux et publications scientifiques. Par ordre chronologique, la liste de ses travaux :
« C’est pourquoi nous avons pensé qu’il serait utile, pendant qu’il en est encore temps, de faire pour ainsi dire, l’inventaire de toutes ces espèces et d’en dresser un catalogue méthodique, en indiquant soigneusement la localité et le niveau géologique où chacune d’elles a été observée, l’auteur de l’observation, et l’écrit où il l’a consignée. »
« L'activité de notre savant confrère de Vesoul est prodigieuse et il publie encore aujourd'hui un supplément à son intéressant « Essai sur la Faune du Callovien du département des Deux- Sèvres, 1916 ». Il nous donne ainsi un bel exemple de la continuation des travaux scientifiques pendant la guerre. »