Pearl Witherington

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Pearl Witherington
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
BloisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Cécile Pearl WitheringtonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activités
Période d'activité
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Autres informations
Arme
Conflit
Distinctions

Pearl Witherington (1914 - 2008) fut, durant la Seconde Guerre mondiale, une résistante active successivement dans deux réseaux de la section française F du SOE :

Famille

Biographie

1914. Le , naissance à Paris.

Elle doit travailler très tôt, pour faire vivre sa famille, dont un père fantaisiste et dépensier ne peut pas assumer la charge[réf. nécessaire].

1940.

1941. Elle et ses sœurs s'engagent dans la WAAF. Elle y travaille pour la coopération aérienne entre les Alliés et pour les liaisons avec l'étranger au ministère de l'Air.

1943.

Mission en France : sous le nom de guerre « Marie », elle sera courrier du réseau STATIONER dirigé par Maurice Southgate « Hector ». Le réseau comprend peu d'agents, mais s'étend sur un vaste territoire, comprenant Châteauroux, Clermont-Ferrand, Limoges, Montluçon, Paris, Poitiers, Tarbes, Toulouse, Vierzon. En tant que courrier (c'est-à-dire agent de liaison), elle devra porter elle-même discrètement les messages de Southgate à des personnes à contacter qu'il lui désignera. Elle passera ainsi le plus clair de son temps dans des trains, le plus souvent de nuit.
• Nuit du 15 au 16. Première tentative de parachutage, aux environs de Dun-le-Poëlier. La gendarmerie recherche des maquisards cachés dans les bois de la Taille-de-Ruines. Le terrain n'est donc pas balisé, et le pilote doit retourner à sa base de Tempsford.
• 21. Deuxième tentative, également infructueuse, car la piste balisée dans le pré d'une ferme n'était pas assez large.
• Nuit du 22 au 23. C'est le dernier jour de la lune ce mois-ci, sinon le parachutage devra être reporté en octobre. Elle est finalement parachutée en territoire occupé, d'une altitude de 90 mètres, près de Châteauroux. Le comité de réception est composé de : • Maurice Southgate « Hector » (ou « Philippe »), le chef du réseau • Auguste Chantraine, le propriétaire du champ. Elle passe sa première nuit à Tendu, dans la ferme d'Auguste Chantraine, où elle dort « dans le foin... qui recouvrait au moins deux tonnes de matériel de guerre ! »

Elle retrouve bientôt Henri Cornioley, son fiancé. Prisonnier de guerre évadé, il a rejoint la résistance. Elle avait espéré un moment qu'il pourrait suivre comme elle l'entraînement dans les écoles spéciales du SOE en Grande-Bretagne. Pendant sept mois, elle est le courrier d’« Hector ». Peu de temps après son arrivée, Maurice Southgate étant rappelé à Londres pour consultation, elle prend en charge le réseau avec le radio, le Mauricien Amédée Maingard « Samuel » (arrivé, lui, en ). Elle s'en tire fort bien : c'est pendant cette période qu'est réalisée une opération contre les usines Michelin qui, si elle n'atteint pas tous ses objectifs, provoque quand même la destruction de près de 40000 pneus.

1944.

Elle s'installe à Paris où, pendant 28 ans, elle travaille à la Banque mondiale.

À la fin de la guerre, en tant que femme, elle ne peut obtenir la Military Cross pour laquelle elle avait été pressentie. À la place, elle se voit décerner la médaille civile de l'Ordre de l'Empire britannique, mais elle la refuse, arguant n'avoir rien fait de civil.

1989. Enregistrement au J.O. d'une association, dont elle est vice-présidente, créée pour l'édification du mémorial de Valençay à la mémoire des agents du SOE et aviateurs alliés des services spéciaux tombés en mission.

1991. Le , inauguration du mémorial de Valençay, en présence de la Reine Elizabeth, Reine Mère de Grande-Bretagne.

1998. Avec son mari Henri Cornioley, elle quitte son appartement parisien et va vivre à la maison de retraite de Châteauvieux (Loir-et-Cher).

2004. Le , la Reine Elizabeth, en visite en France, lui remet la distinction de commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE), dans les salons de l'ambassade d'Angleterre à Paris.

2006. En avril, après une attente de six décennies, Pearl reçoit la médaille des « Parachute Wings ».

2008. Le , elle décède à l'hôpital de Blois, à l'âge de 93 ans. Ses cendres reposent, avec celles de son mari Henri Cornioley, au pied d'une stèle érigée aux Souches (commune de La Chapelle-Montmartin, Loir-et-Cher) et commémorant la bataille du château des Souches du .

Identités

Parcours militaire :

Reconnaissance

Distinctions

Pour son action clandestine pendant la guerre, Pearl Witherington-Cornioley a reçu les décorations suivantes :

Monuments

Œuvre

Notes et références

  1. ↑ Cinquantième anniversaire du premier parachutage d'un agent SOE en France occupée, l'opérateur radio Georges Bégué, sur la commune de Reboursin, dans la nuit du 5/6 mai 1941.
  2. ↑ Pearl avait effectué trois sauts d'entraînement et un saut opérationnel. « Mais les gars faisaient quatre sauts d'entraînement et un cinquième opérationnel - et on ne pouvait obtenir ses ailes qu'après un total de cinq. », dit-elle. « Donc je n'étais pas en droit de réclamer - et pendant 63 ans j'ai ronchonné à qui voulait m'entendre, parce que je pensais que c'était une injustice. »
  3. ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )

Annexes

Liens externes

Henri Cornioley and Pearl Witherington, F Section group, F Section veterans 1997.

Bibliographie