| Développé par | Florencia Herra-Vega, Anri Asaturov, Samvel Avanesov, Dmitry Chestnykh, Viacheslav Zipunov |
|---|---|
| Première version | 14 janvier 2015 |
| Système d'exploitation | Microsoft Windows |
| Environnement | Windows, macOS, Linux, Android, iOS |
| Type | Messagerie sécurisée, stockage en nuage |
| Licence | Propriétaire |
| Site web | peerio.com |
Peerio était une application multiplateforme de messagerie sécurisée, de partage de fichiers et de stockage dans le nuage, reposant sur le chiffrement de bout en bout. Elle était disponible pour iOS, Android, macOS, Windows et Linux. La première version, Peerio (Legacy), est lancée le 14 janvier 2015, puis remplacée par Peerio 2 le 15 juin 2017. L'application est aujourd'hui abandonnée.
Les messages et les fichiers des utilisateurs stockés dans le nuage de Peerio étaient protégés par un chiffrement de bout en bout, c'est-à-dire chiffrés de façon à ne pas pouvoir être lus par des tiers, y compris par Peerio elle-même ou ses prestataires de services. La sécurité reposait sur un unique mot de passe permanent faisant office de clé, appelé « Account Key » (clé de compte) dans Peerio.
La société Peerio Technologies Inc. est fondée en 2014 par Vincent Drouin. L'objectif de Peerio était de proposer un outil de sécurité plus simple d'emploi que le standard PGP.
Le 13 janvier 2019, Peerio est rachetée par Workjam, une entreprise de logiciels de gestion de la main-d'œuvre.
Peerio permettait d'échanger des messages et des fichiers chiffrés, en conversations privées ou au sein de groupes que l'application appelait « rooms » (salons). Ces salons, conçus pour le travail en équipe, offraient des fonctions d'administration permettant d'ajouter ou de retirer des membres.
Le service proposait également un stockage de fichiers chiffrés en ligne, avec une capacité de stockage gratuite limitée et des options payantes. Contrairement aux applications de messagerie éphémère, qui ne conservent pas l'historique des messages ni des fichiers d'une session ou d'un appareil à l'autre, les données de Peerio étaient conservées entre les connexions et les appareils.
Peerio prenait en charge l'authentification multifacteur par application et permettait de partager des GIF animés.
Peerio appliquait par défaut un chiffrement de bout en bout à l'ensemble des messages et des fichiers, de sorte que seuls l'expéditeur et les destinataires prévus pouvaient les déchiffrer et les lire.
D'après sa politique de confidentialité, Peerio reposait sur la bibliothèque cryptographique NaCl et utilisait notamment X25519 pour l'échange de clés, Ed25519 pour les signatures, XSalsa20 pour le chiffrement, Poly1305 pour garantir l'intégrité des données, scrypt pour la dérivation de clé et BLAKE2s pour les opérations de hachage. Pour les données en transit, Peerio recourait au protocole TLS, avec prise en charge de la confidentialité persistante.
Avant sa première version, le logiciel a été audité par la société de sécurité informatique allemande Cure53, qui n'a relevé que des bogues sans incidence sur la sécurité, tous corrigés avant la sortie de l'application. Selon le site de Peerio, un nouvel audit a été mené par Cure53 en mars 2017.
Peerio était en partie à code ouvert, une partie de son code source étant publiée sur GitHub.
Peerio proposait une prime aux bogues, récompensant financièrement le signalement de failles de sécurité.
La première version, Peerio (Legacy), a été développée par Nadim Kobeissi (en) et Florencia Herra-Vega. Lancée le 14 janvier 2015, elle a été mise hors service le 8 janvier 2018.
Peerio (Legacy) était une application gratuite, disponible pour Android, iOS, Windows, macOS, Linux et sous forme d'extension pour Google Chrome. Elle offrait un chiffrement de bout en bout activé par défaut, fondé sur le standard libre miniLock, lui aussi conçu par Kobeissi.
Le 15 juin 2017, Peerio 2 est lancée pour succéder à Peerio (Legacy). D'après le blog de l'entreprise, il s'agissait d'une refonte en profondeur de la technologie de l'application d'origine. Les améliorations annoncées comprenaient une vitesse accrue, la prise en charge de transferts de fichiers plus volumineux (jusqu'à 7000 Go) et une interface repensée ; l'entreprise mettait en avant une orientation renforcée vers les entreprises recherchant un logiciel de collaboration chiffré.