| Pessamit | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Province | |
| Région | Côte-Nord |
| Statut municipal | Réserve indienne |
| Grand chef Mandat |
Jean-Marie Vollant depuis le 17 août 2020 |
| Code postal | G0H 1B0 |
| Démographie | |
| Gentilé | Pessamiulnu |
| Population | 2 428 hab. () |
| Densité | 9,6 hab./km2 |
| Code géographique | 2496802 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 57′ nord, 68° 39′ ouest |
| Superficie | 25 213 ha = 252,13 km2 |
| Divers | |
| Langue(s) | Innu-aimun, français |
| Fuseau horaire | UTC−05:00 |
| Indicatif | +1 418, +1 581 |
| Localisation | |
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| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Pessamit (« lieu aux lamproies »), anciennement appelée Bersimis et Betsiamites, est la réserve de la bande des Innus de Pessamit située à l'embouchure de la rivière Betsiamites, à 54 km au sud-ouest de Baie-Comeau sur la Côte-Nord du fleuve Saint-Laurent au Québec. La principale langue qui y est parlée est l'innu-aimun.
La réserve de Pessamit est située dans la région administrative de la Côte-Nord au Québec à 54 km au sud-ouest de Baie-Comeau.
| Rivière-aux-Outardes | Ragueneau | |||
| Lac-au-Brochet | N | |||
| O Pessamit E | ||||
| S | ||||
| Colombier | Fleuve Saint-Laurent |
De 1849 à 1851, des travaux de défrichement furent effectués par les Innus sur le site du village actuel afin de construire une chapelle. Une demande fut faite auprès de James Bruce, Lord Elgin, gouverneur du Canada et des Indes à l'époque, par le père Flavien Durocher afin que des terres et des sommes d'argent leur soient octroyées pour leur subsistance. Plus tard, une demande fut envoyée par le père père Charles Arnaud auprès du gouvernement pour qu'il leur accorde un territoire de 70 000 acres à l'ouest de la rivières aux Outardes. Ainsi, une terre leur fut réservée à l'ouest de la rivière Manicouagan, mais ils préférèrent s'installer à l'embouchure de la rivière Betsiamites, un site qu'ils étaient habitués à fréquenter.
En 1852, le gouvernement canadien reconnut le territoire de Betsiamites. La Compagnie de la Baie d'Hudson suivit les Innus à leur nouvel emplacement permanent. Ainsi, elle ferma son poste de traite aux Islets Jérémie et, en 1855, transporta ses activités sur le territoire de la réserve. En 1862, le gouvernement créa la réserve indienne de Papinachois. La même année, les pères oblats s'établirent à Betsiamites.
En 1876, le premier réseau d’aqueduc fut construit. En 1924, une première école fut financée par le gouvernement fédéral, puis, en 1954, l'école 54 et, en 1966, une école primaire. En 1968, le corps de police fut créé. En 1977, le Centre des services éducatifs du conseil de Bersimis fut mis sur pied. En 1979, ce conseil prit en charge l'ensemble de l'éducation de ses membres. Le , le conseil de bande de Bersimis changea de nom pour celui de Betsiamites.Le , la réserve change officiellement son nom de Betsiamites pour Pessamit, .

En 2021, sur une population de 2428 habitants, Pessamit comptait 9,4 % de francophones, 2 % d'Inuktituts et 84,7 % d'innuphones (innu-aimun).
«La rencontre du français: avant que l'école ne devienne obligatoire pour eux vers 1950, peu de Montagnais parlaient le français. Le vocabulaire de la langue montagnaise était surtout relié aux activités de l'époque : chasse et pêche. Pour aller à l'école, certains enfants devaient quitter leur famille pour le pensionnat et ils n'y retournaient que l'été. L'enseignement était donné en français et il était interdit à l'élève montagnais de parler [sa] langue. Les enfants ont appris à parler le français, mais ils ont perdu une partie du vocabulaire utilisé par leurs parents. Aujourd'hui, la culture et la langue montagnaise retrouvent de plus en plus leur place. Les enfants montagnais apprennent maintenant à parler et à écrire leur langue avec fierté. » - Marcelline Kanapé. «L'avenir de la langue montagnaises. Les langues autochtones au Québec. Québec, p. 373.
Élu le , Jean-Marie Vollant est l'actuel chef du conseil des Montagnais de Betsiamites.
La réserve de Pessamit et ses environs sont convoités depuis quelques années notamment pour l'exploitation forestière, la recherche d'hydrocarbures et d'exploration minière. Il y a une vingtaine d'entreprises sur la réserve : des commerces de services tels que dépanneurs, cantines, épicerie, bars, magasin général, de même que des services de câblodistribution; des entreprises spécialisées dans la foresterie, la pêche, le piégeage, la construction, le transport et le tourisme.
Mason Graphite travaille au développement d’un projet minier à 285 kilomètres au Nord de Baie-Comeau. Ce projet comprend aussi l’usine minière pour la production des matières premières. On estime qu’il y aura une centaine d’emplois permanents, créés par le projet pour une durée de 25 ans. Avec l’entente avec le Conseil de Bande de Pessamit, plusieurs emplois reviendront aux Innus de Pessamit.
Au cours des siècles, plusieurs contes, récits, histoires, anecdotes ou légendes ont été perdus. Dans le but de les conserver et de les transmettre aux générations futures, une équipe de membres de la communauté a fait l'inventaire des légendes et contes disponibles dans notre milieu. Pour pouvoir les faire connaître aux enfants de la communauté, des enseignants ont rédigé des petits livrets illustrés. De plus, la communauté possède plusieurs bandes sonores de contes et légendes racontés par les aînés. À long terme, la communauté souhaite que ces contes soient consignés par écrit.
La paroisse catholique de Pessamit se nomme « Notre-Dame-de-l'Assomption ». Elle fait partie du diocèse de Baie-Comeau.
Protection incendie : caserne, autopompe, matériel d'intervention
Services policiers : assurés par un corps de police autochtone reconnu en vertu d'une entente tripartite entre le Conseil de bande, le Canada et le Québec.
Soins médicaux : poste de soins infirmiers géré par le Conseil de bande en vertu d'une entente de transfert avec Santé Canada.
Équipements collectifs : radio communautaire, église, câblodistribution, centre communautaire, aréna, maison des jeunes, quincaillerie
La radio communautaire Ntetemuk gère le bingo, une activité extrêmement populaire à Pessamit.
La communauté abonde en groupes de musique et de chanteurs, parmi lesquels Aishkat, Jean-Marc Picard, Petapen, Laurent McKenzie, Nimuk Canapé, Malcolm Riverin, Simon Picard et Scott-Pien Picard.