Peter Weiss

Peter Weiss
Portrait en 1982.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
StockholmVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Peter Ulrich WeissVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Période d'activité
Père
Jenö Weiss (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Frieda Hummel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Gunilla Palmstierna-Weiss (en) (de à )
Helga Henschen (d)
Carlota Dethore (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Nadja Weiss (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinctions
Œuvres principales
L’Esthétique de la résistance, Leavetaking (d), Marat-Sade, Fluchtpunkt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Peter Ulrich Weiss, appelé aussi Sinclair (Nowawes près de Potsdam, - Stockholm, ), est un écrivain et dramaturge allemand de nationalité suédoise, également cinéaste, peintre et graphiste.

Biographie

Fils d'un petit industriel juif allemand, Peter Weiss naît dans la banlieue de Berlin où il passe son enfance et son adolescence. À l'arrivée d'Hitler au pouvoir, sa famille se réfugie à Londres, avant de déménager en Tchécoslovaquie et, peu avant la Seconde Guerre mondiale, en Suède.

L'Instruction, théâtre d'État de Nuremberg, Reichsparteitagsgelände, juin 2009.

En 1949, il lance en compagnie d'autres jeunes artistes l’Experimental Film Studio et réalise, entre 1952 et 1955 une série de films expérimentaux, les « Études » (Studie), qui portent la marque de l'influence surréaliste. Il abandonne la réalisation cinématographique en 1962.

Il commence sa carrière littéraire en écrivant en suédois puis, plus tard, en allemand. Il reçoit en 1962 le prix Charles-Veillon pour Fluchtpunkt (Point de fuite). Il connaît un succès international avec sa pièce La Persécution et l'Assassinat de Jean-Paul Marat représentés par le groupe théâtral de l'hospice de Charenton sous la direction de Monsieur de Sade (1964).

Entre 1963 et 1965, il assiste au procès de Francfort, procès de vingt-deux responsables du camp d'extermination d'Auschwitz et rédige à partir de ses notes L'Instruction (1965), pièce de théâtre avec laquelle il fonde une nouvelle esthétique, le théâtre documentaire, dont il développe la théorie dans ses Notes sur le théâtre documentaire (1967).

Il meurt à Stockholm en 1982, peu de temps après avoir terminé le troisième tome de son grand roman L'Esthétique de la résistance (1974-1981).

Le prix Georg-Büchner lui est décerné à titre posthume.

Œuvres

Livres traduits en français

Filmographie

Films expérimentaux

Adaptations cinématographiques

Notes et références

  1. ↑ Mise en scène : Kathrin Mädler. Photographie : Marion Bührle.
  2. ↑ Léonie De Rudder, « Peter Weiss, écrivain et cinéaste », article de la revue Remue.net.
  3. ↑ Cf. l'entretien de Gunilla Palmstierna-Weiss avec Léonie De Rudder publié sur Remue.net sur les circonstances de cet abandon du cinéma par Weiss.
  4. ↑ En allemand Die Verfolgung und Ermordung Jean Paul Marats dargestellt durch die Schauspielgruppe des Hospizes zu Charenton unter Anleitung des Herrn de Sade.
  5. ↑ Voir sur arche-editeur.com.
  6. ↑ « Le film comme étude  : dialogue entre Peter Weiss et Harun Farocki », sur revueperiode.net (consulté le ).
  7. ↑ (en) « German film The Investigation aims to educate young viewers on Auschwitz horrors », sur Hindustan Times, .

Voir aussi

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Bibliographie

  • W. G. Sebald, « Le cœur mortifié : souvenir et cruauté dans l’œuvre de Peter Weiss » in Campo Santo, traduit de l’allemand par Patrick Charbonneau et Sibylle Muller (titre original, Campo Santo), Actes Sud, 2009 pour la traduction française (ISBN 978-2-7427-8080-8).
  • Thibaud Croisy, « Dans l'enfer de Peter Weiss » in L'Instruction, suivi de Ma localité, Laocoon ou les limites de la langue, Notes sur le théâtre documentaire, L'Arche, 2023, p. 221-245 (nouvelle édition).

En ligne

Article connexe

Liens externes