| Philippe-Albert Bollet | |
| Fonctions | |
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| Député du Pas-de-Calais | |
| – (3 ans, 1 mois et 18 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (4 ans, 2 mois et 12 jours) |
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| Gouvernement | Conseil des Cinq-Cents |
| Député au Corps législatif | |
| – (3 ans, 7 mois et 7 jours) |
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| Gouvernement | Corps législatif |
| Maire de Violaines | |
| – (7 ans et 11 mois) |
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| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Oblinghem (Pas-de-Calais) |
| Date de décès | (à 57 ans) |
| Lieu de décès | Violaines (Pas-de-Calais) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Plaine Modérés |
| Profession | Cultivateur |
| députés du Pas-de-Calais | |
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Philippe-Albert Bollet, né le à Oblinghem, mort le à Violaines, est un homme politique de la Révolution française et du Premier Empire.
Entre 1792 et 1803, il est député du Pas-de-Calais à la Convention nationale, où il vote la mort de Louis XVI et où il est envoyé en mission auprès des armées, au Conseil des Cinq-Cents puis au Corps législatif.
Cultivateur à Cuinchy à l’époque de la Révolution dont il embrassa la cause, Bollet devint maire de la commune de Violaines au début de la Révolution.
La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Philippe-Albert Bollet, alors maire de Violaines, est élu député du département du Pas-de-Calais, le neuvième sur onze, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Montagne et adhère au club des Jacobins. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine, :
Convaincu que la liberté et que l'égalité ne peuvent se consolider qu'autant que la tête du tyran tombera, je vote pour la mort.
Le 13 avril 1793, il vote contre la mise en accusation de Jean-Paul Marat :
Comme un vrai républicain ne compose jamais avec les principes, je dis non.
Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze.
Le 30 mai, Philippe-Albert Bollet est envoyé en mission aux côtés de Louis-Étienne Beffroy (député de l'Aisne) et de Claude-Louis-Michel de Sacy (député de Haute-Garonne) auprès de l'armée du Nord.
Le 8 octobre, il est envoyé en mission dans les départements de l'Aisne et du Nord afin d'y assurer la levée des chevaux. Le 27 brumaire an II (le 17 novembre 1793), il est envoyé auprès de l'armée du Nord afin d'y organiser la cavalerie.
Philippe-Albert Bollet prend part à la chute de Robespierre. Le soir du 9 thermidor (27 juillet), il est désigné l'un des douze adjoints de Paul Barras (député du Var), commandant de la force armée de Paris, est prend part à l'assaut de l'hôtel de Ville.
La Convention l’envoya ensuite, pour mettre fin à la guerre civile par un traité de paix avec les royalistes en Vendée, où se trouva en opposition avec Boursault, jacobin forcené qui ne voulait entendre à aucune proposition déshonorante pour la République. Ces deux représentants avaient chacun un parti formé en leur faveur. Bollet, d’accord avec Hoche seconda les projets de pacification de celui-ci, et fut un des trois représentants chargés de négocier avec Charette et Sapinaud le traité de La Jaunaye du , dont les articles secrets étaient tout en faveur des chefs vendéens. C’est chez Bollet que Cormatin fut arrêté, et ce dernier se loue beaucoup de lui dans ses Mémoires.
Sous le Directoire, Philippe-Albert Bollet est réélu député du Pas-de-Calais et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le 20 mai 1798).
Dans la nuit du 3 au 4 brumaire an V (du 24 au 25 octobre 1796), des brigands s'introduisent chez Philippe-Albert Bollet, alors en congé chez lui à Violaines, le volent de ses biens et le blessent grièvement, et le Conseil le croit mort. Le 29 brumaire (le 19 novembre), il écrit que son état de santé s'améliore. Le 4 ventôse (le 22 février 1797), il annonce à la tribune l'arrestation des brigands.
Il se montra favorable au coup d'État du 18 brumaire, et fut choisi, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur pour représenter le Pas-de-Calais au Corps législatif. Il en sortit en 1803, et revint exercer les fonctions de maire à Violaines jusqu’à sa mort.