| Professeur d'histoire-géographie (d) Lycée Ampère de Lyon | |
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| Professeur d'histoire-géographie (d) Lycée Claude-Fauriel | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Philippe Claude Gonnard |
| Pseudonymes |
Claude Lefilleul, Philippe Saint-Vincent |
| Nationalité | |
| Formation |
Lycée Ampère de Lyon (jusqu'en ) École normale supérieure (- |
| Activités |
| Grade militaire | |
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| Conflit | |
| Distinctions |
Philippe Gonnard, né le à Lyon et mort pour la France à Douaumont dans le département de la Meuse, le , est un enseignant, poète et historien français du début du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Il signe ses textes dans les revues de l'enseignement catholique sous les pseudonymes de Claude Lefilleul et Philippe Saint-Vincent.
Philippe Claude Gonnard, né le au no 54 quai Saint-Vincent à Lyon, est le fils de Pierre Joseph Ferdinand Gonnard (1838-1923), ingénieur civil, et de Zoé Marie Eugénie Putois (1851-1932). Il est le troisième enfant d'une fratrie qui compte trois filles et trois garçons.
Pendant ses études au lycée Ampère à Lyon, il se lie d'amitié avec Gabriel Leroux. C'est dans la famille parisienne de celui-ci, qu'ils logent ensemble quand il viennent en 1896 préparer au lycée Henri-IV le concours d'entrée à l'École normale supérieure. Philippe le réussit en 1898, classé à la 4e place sur 20 admis dans la section des lettres. La même année, il remporte les premiers prix de version latine et de version grecque en classe de rhétorique au concours général,. À l'École normale supérieure, il partage une turne avec Paul-Louis Couchoud. Après avoir rédigé un mémoire sur La Création de la légende napoléonienne à Sainte-Hélène pour l'obtention du diplômes d'études supérieures d'histoire et de géographie (), il prépare l'agrégation d'histoire et de géographie et y est reçu premier en .
Après son service militaire au 23e régiment d'infanterie à Bourg-en-Bresse de à ,, il est nommé professeur d'histoire au lycée de Saint-Étienne. Le , il épouse Marie Félicie Madinier (1885-1976) à la mairie du 5e arrondissement de Lyon.
Attiré par l'enseignement supérieur, il prépare une thèse de doctorat ès lettres dans la continuité de son mémoire de l'École normale supérieure et la soutient le devant la faculté des lettres de Paris (le jury est constitué de Ernest Denis, Charles Seignobos et Gustave Michaut),. Sa thèse principale intitulée Les origines de la légende napoléonienne, l'œuvre historique de Napoléon à Sainte-Hélène est publiée par Calmann-Lévy et traduite en anglais,. Il prépare un deuxième volume sur le développement de la légende napoléonienne et publie diverses études qui s'y rattachent dans La Revue de Paris, La Revue bleue, La Revue des études napoléonienne et la Revue politique et parlementaire.
La même année, il est nommé professeur au lycée Ampère à Lyon, où il a suivi sa scolarité. Jean Gahier écrit dans le Nouvelliste de Bretagne qu'il « était tout désigné pour occuper une chaire dans l'enseignement supérieur » mais, comme il était catholique, on lui préféra un autre candidat quand il se présenta à l'université de Besançon.
Entre 1912 et 1915, il est le collaborateur de Joseph Lotte, l'ami de Charles Péguy, au Bulletin des professeurs catholiques de l'Université. Il écrit sous le pseudonyme de Claude Lefilleul dans ce bulletin qui a « pour but de rassembler les maîtres croyants de l’école publique à une époque où leur existence est contestée tant par l’intransigeance de l’Église que par celle de la République laïque ». Dès 1912, sous le pseudonyme de Philippe Saint-Vincent (d'après le nom du quai Saint-Vincent qui l'a vu naitre), il est un des tous premiers premiers collaborateurs de la revue lyonnaise Comment enseigner, bulletin pratique de pédagogie secondaire, qui comme le bulletin de Joseph Lotte est destinée aux enseignants catholiques.
Mobilisé comme simple soldat au 299e régiment d'infanterie au début de la Première Guerre mondiale, il prend part à la bataille de la Marne, est nommé caporal en et sergent en .
En 1916, il publie Mon Pays, un recueil de poésies dont certaines ont été écrites dans les tranchées et d'autres datent de sa jeunesse. L'académicien René Bazin écrit en 1917 dans L'Echo de Paris que « ce professeur de médiocre santé, frileux, sujet aux maux de gorges et aux bronchites, n'avait pas le tempérament d'un soldat, mais il avait résolu de ne pas se plaindre […] Ses camarades l'avaient surnommé le remontoir ».
Envoyé avec son régiment devant Verdun en , il est nommé adjudant à la 18e compagnie le . Lors d'une offensive de plusieurs jours destinée à la reprise du fort de Vaux, Philippe Gonnard est tué par un éclat d'obus, au Chênois, le ,,, et inhumé au cimetière militaire de Haudainville.
