| Naissance | |
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| École/tradition |
Idéalisme allemand, Phénoménologie, Philosophie de l’art, Philosophie de la Préhistoire |
| Œuvres principales |
La philosophie au risque de la préhistoire, Paris, Éditions du Cerf, 2023. |
| Influencé par |
Henri Maldiney, Jean-Louis Chrétien, Jean-Michel Geneste |
| Distinctions |
Philippe Grosos, né le à Paris, est un philosophe français.
Philippe Grosos, né à Paris le , est un philosophe français. Ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses (1983-1987), et agrégé de philosophie (1988), il fut boursier puis pensionnaire de la Fondation Thiers de 1992 à 1995. Sa thèse de doctorat, intitulée Système et subjectivité. Étude sur la genèse et la disparition du concept de système, fut soutenue à l’Université Paris Nanterre en , sous la direction de Jean-François Courtine. Il soutint ensuite, en , toujours à Nanterre, une habilitation à diriger des recherches intitulée Du système à l’existence, avec pour garant Didier Franck.
D’abord enseignant en lycée puis en classes préparatoires, Philippe Grosos fut professeur assistant à l’Université de Lausanne de 2005 à 2011. Depuis 2011, il est professeur de philosophie à l’Université de Poitiers, où il exerça la fonction de directeur du département de philosophie de 2014 à 2020. Depuis , il est membre senior de l’Institut universitaire de France, où il travaille à la constitution d’une philosophie de la préhistoire.
Selon Vincent Citot, qui l’interrogeait en 2008 pour la revue Le Philosophoire, il est le « continuateur d’un geste philosophique qui trouve ses racines dans les penseurs rebelles à la pensée systématique, de Kierkegaard à Henri Maldiney ». L’influence de Henri Maldiney sur la conception que Grosos a de l’esthétique a été remarquée par Robert Maggiori dans Libération : à l’occasion de la parution de L’artiste et le philosophe (2016), il écrit que, selon Grosos, « l’esthétique tient à l’existence, à la façon pour le vivant d’être au monde – et non à la beauté ». Son intérêt pour la question artistique l’a mené à l’étude de l’art paléolithique puis à la philosophie de la préhistoire, comme il l’explique dans un article paru en 2024 dans L’Actualité Nouvelle-Aquitaine. Dans un article du Monde consacré à La philosophie au risque de la préhistoire, Roger-Pol Droit écrivait que Philippe Grosos « cherche les traces du “miracle grec” dans la révolution néolithique ».