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(à 58 ans) Paris 15e |
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| Distinctions | Liste détaillée Prix Jules-Janin (, et ) Prix Saintour () |
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Philippe Martinon (né le à Chalon-sur-Saône et mort le à Paris) est un grammairien, linguiste, métricien, philologue et traducteur français.
Il fut reçu à l'agrégation de grammaire en 1891 et professa aux lycées d'Annecy, d’Étampes, d'Alençon, d'Autun, de Brest et à partir de 1896 à sa retraite en 1913 à Alger.
Il s'est d'abord distingué par des travaux d'édition et de traductions versifiées des classiques grecs et latins : Les Élégies de Tibulle (Paris, Thorin, 1895, prix Jules-Janin de l'Académie française) ; Les Amours d'Ovide (Paris, Fontemoing, 1897) ; Les Drames d'Eschyle (Alger, chez l'auteur, 1904) ; Sophocle : Électre (Paris, Fontemoing, 1907) ; Les Drames d'Euripide (2 vol., Paris, Fontemoing, 1907 et 1908) ; Les Drames de Sophocle (les deux Œdipe et Antigone) (Paris, Fontemoing, 1908).
À partir de 1905, il commença à publier d'importantes études de métrique française (Dictionnaire méthodique et pratique des rimes françaises, précédé d'un traité de versification, Paris, Larousse, 1905), dont le sommet est sa thèse de doctorat, soutenue en 1911 : Les strophes. Étude historique et critique sur les formes de la poésie lyrique en France depuis la Renaissance (Paris, Champion, 1911, 1912, New York 1969, Genève/Paris 1989). Cette thèse était assortie d'une thèse complémentaire : Répertoire général de la strophe française depuis la Renaissance (Paris, Champion, 1911, 1912, Paris 1989).
L’Académie française lui décerne le prix Saintour en 1912 et le prix Jules-Janin en 1896, 1908 et 1914.
En 1913, il publie Comment on prononce le français (Paris, Larousse).
Posthumément, paraîtront son édition des Poésies de Malherbe (Paris, Garnier, 1926, avec une introduction par Maurice Allem) et sa grammaire Comment on parle en français (Paris, Larousse, 1927).