| Picardie (région administrative) | 1 930 095 (janvier 2014) |
|---|---|
| Picardie (hors région) | Inconnu |
| Monde (hors Picardie) | Inconnu |
| Régions d’origine | Picardie |
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| Langues | Picard, français |
| Religions | Catholicisme (majoritaire jusqu'au XXe siècle) |
| Ethnies liées | Gaulois belges, Flamands de France, Wallons |
En français, Picards peut désigner 3 populations provenant d'ensembles différents. C'est une ethnie d'Europe de l'Ouest, originaire du nord de la France et l'ouest de la Belgique.
Sur le plan linguistique, les picards parlent la langue picarde, langue parlée également par une partie des Flamands de France.
La population picarde désigne, selon les différents travaux, différents ensembles :
L'ancienne région administrative Picardie représente un total de 1 930 095 individus en . et selon une enquête de LH2 faite la même année, 70 % des habitants se déclarent attachés à leur région, soit une proportion inférieure de 3 points à la moyenne nationale.
À la fin du XIe siècle, le mot « Picard » apparaît pour la première fois dans un texte avec la mention de la mort de « Guillaume le Picard » en 1098 au cours de la première croisade.
Le mot signifie en picard « piocheur », au sens de laboureur. Les Parisiens appelaient « piocheurs » tous les agriculteurs vivant au nord des zones forestières du Senlisis et du Valois (où les paysans étaient bûcherons).
À Paris, le néologisme fit florès parce qu'il associait en un jeu de mots la pique et une province réputée pour sa hardiesse militaire (sa milice s'était illustrée à Bouvines en 1214, quelques années avant l'apparition du mot). Il perdura dans ce sens les siècles suivants à cause du caractère montré par les Picards, du genre « tête de pioche », dans leur attachement aux libertés communales acquises par les villes drapières défendues par une milice bourgeoise.
Les Picards sont voisins des Flamands et des Brabançons au nord ; des Wallons et des Champenois à l'est ; des Franciliens au sud et des Normands à l'ouest.
Vers 1841, les Picards sont maigres, leurs traits sont fermes, leurs lèvres minces, leur nez droit et pincé et leurs yeux vifs. La Picarde est grassouillette, blanche, ses yeux sont doux et piquants, son nez railleur et ses lèvres un peu épaisses.
Vers 1837, les Picards de la Somme ne se distinguent point, par le costume, des autres habitants de France ; la mode de Paris est aussi la leur ; mais, ainsi que tous les provinciaux, ils la suivent d'un peu loin. Dans la campagne, les hommes ont abandonné, depuis trente à quarante ans, ces longs habits de drap gris-blanc, à larges basques, à grandes poches et ayant des boutons jusqu'en bas, sur les pattes des poches et sur les parements. Ces paysans endossent le frac de drap fin, le gilet de bon goût ; ils portent des boucles de souliers en argent.
Toujours vers 1837, les femmes ont adopté le bonnet de mousseline brodée à gros plis ; plus de cornette mesquine, plus de barbes flottantes. Le mouchoir de cou est aussi de mousseline brodée ; le casaquin et la jupe sont de belle indienne ; le tablier est de toile de coton rouge, ou même de soie noire et toutes les paysannes aisées portent la croix et les boucles d'oreilles d'or. Il est conçu que dans les classes malaisées, ces vêtements sont moins beaux ; quelquefois ils sont d'étoffes grossières et les bijoux d'argent ; mais rarement un paysan ou une paysanne de la Somme manque de propreté.
La population picarde a, entre autres, migré en Nouvelle-France, dont la partie canadienne de celle-ci. D'autre part, à la suite des ravages de la guerre de Trente Ans, les Picards ont servi à repeupler certains secteurs de Lorraine et d'Alsace au XVIIe siècle.