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(à 58 ans) Paris |
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Pierre-Vincent Bertin, né à Reims le et mort à Paris le , est un financier et amateur d'art français.
Pierre-Vincent Bertin, seigneur d’Armenonville, était le fils de Nicolas Bertin, avocat au Parlement, conseiller secrétaire du Roi, Maison et Couronne de France à partir de 1659 (v. 1626 – v. 1667) et de Catherine Vincent (décédée le ). Sa famille est issue des Bertin et des Regnault de Reims. Il est le frère de Nicolas Bertin de Vaugien.
Il fut successivement trésorier général de la chancellerie en 1678, puis, à son tour après son père, conseiller secrétaire du Roi, Maison et couronne de France en 1691. receveur général des parties casuelles, le quart denier de 1705 à 1711. À sa mort, en décembre 1711, il a pour successeur dans cette dernière charge l'ainé de ses fils, Pierre Nicolas Bertin, alors âgé de 19 ans.
« [...] il avoit encore cette charge en 1702, mais plus tard, sa fortune monta. Le Régent, dès son arrivée au pouvoir, le fit un de ses plus intimes conseillers en matière de finance. En 1697, il quitta la rue Neuve-Saint-Augustin pour la rue Saint-Honoré, où il avoit acheté, pour l'embellir encore, le bel hôtel du doyen des conseillers d'État, Henri Pussort [...] » (cf. l'article Armenonville).
Par cette citation du Livre commode des adresses de Paris, on sait que sa fortune permit à Bertin d’acquérir en 1697 l’hôtel de Noailles, qui fut revendu par son fils, Louis-Charles Bertin de Blagny (1695-1742) ; conseiller au Grand-Conseil, maître des requêtes de l'Hôtel, trésorier et receveur général des Casuels, sire des Coudrais-lez-Ethioles, père d'Auguste-Louis), au duc Adrien-Maurice de Noailles.
Sous la Régence, sa fonction appela son fils à collaborer avec le duc d'Orléans, ce que le marquis de Dangeau rapporte dans son fameux Journal de la cour : « Vendredi . M. le duc d’Orléans travaille presque tous les jours ou avec les gardes du Trésor royal, chez qui à l’avenir tout l’argent sera porté, ou avec Bertin, trésorier des parties casuelles, et Couturier est toujours présent à ces audiences-là. Ce prince veut travailler tous les jours jusqu’à quatre heures après midi… ».
Sa descendance se transmit la charge de trésorier des parties casuelles jusqu'à la suppression de celle-ci, en 1788.
Bertin était un collectionneur avisé. De son cabinet de curiosités, on ne connaît que peu de choses sinon qu’il contenait des tableaux qui font la gloire de plusieurs collections mondiales. Ainsi, aux côtés d'une Adoration des Mages de Véronèse on pouvait voir la Judith de Giorgione (Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage) ainsi que le Noli me tangere du Titien. Bertin avait également acquis, du propre cabinet de Colbert de Seignelay, un Christ apparaissant à la Madeleine toujours par le Titien ainsi que la Léda de Paul Véronèse que lui racheta le Régent.
« Les meubles et les curiosités qui se trouvent chez lui sont d’un choix extraordinaire ; mais les rares tableaux des plus fameux maîtres que l’on y a veu [sic] pendant quelques années ont passé depuis peu dans d’autres mains. Le Brun, riche marchand, qui demeure assez proche de la Monnoie, en a eu la plus grande partie, que l’on peut alles voir chez lui »
Pierre Vincent Bertin épouse le 18 avril 1690 Jeanne Françoise Élisabeth de Sauvion (1674 - Paris, 20 juillet 1712), fille de Jean ou Jean-Baptiste de Sauvion (26 septembre 1643 - octobre 1729), trésorier général de l'extraordinaire des Guerres, conseiller secrétaire du Roi, Maison et Couronne de France en la grande chancellerie, et de Françoise Renouard de La Touanne. Dont :