| Nom de naissance | Pierre Louis Bertin |
|---|---|
| Naissance |
Paris 9e |
| Décès |
(à 80 ans) Villeneuve-lès-Avignon (Gard) |
| Activité principale |
Artiste lyrique Baryton Martin |
Pierre Bernac, nom de scène de Pierre Bertin, est un chanteur classique français, baryton léger ou baryton Martin, né le dans le 9e arrondissement de Paris et mort le à Villeneuve-lès-Avignon.
Né dans un milieu bourgeois financier, Pierre Bernac, conformément à la volonté de son père, travaille dans une banque puis dans une bijouterie. Il commence à travailler sérieusement le chant à partir de 1916. En 1921, il commence sa carrière en participant aux représentations musicales et théâtrales de La Petite sirène, dirigée par Béclart d'Harcourt. Il interprète en récital les mélodies de Gabriel Fauré, Ernest Chausson, Emmanuel Chabrier, Claude Debussy et Maurice Ravel. Il chante aussi des oratorios et cantates.
En 1922, Bernac est remarqué par André Caplet, qui le prend comme élève et lui demande de créer ses mélodies.
Par la suite, il se rend en Autriche pour suivre l'enseignement de Rheinhold von Warlich, qui aura sur lui une profonde influence.
En 1926, Francis Poulenc demande à Bernac de créer les Chansons gaillardes qu'il vient de composer. C'est plus tard, au festival de Salzbourg, que s'établit entre eux une collaboration qui durera vingt-cinq ans.
En 1934-1935, Bernac, conscient des qualités et des caractéristiques de sa voix, oriente sa carrière vers le récital de mélodies et de lieder afin de se perfectionner. C'est ponctuellement qu'il se produit dans l'opéra (il chantera Pelléas et Mélisande en 1933 à Paris, au Théâtre des Champs-Élysées, sous la direction de Walther Straram, puis en 1936 à Genève, sous la direction d'Ernest Ansermet).
Quoique venu à la musique relativement tard, Bernac s'affirma comme l'un des meilleurs interprètes de la mélodie française et fut un professeur renommé, avec notamment comme élèves Gérard Souzay, Bernard Kruysen, Jean-Paul Jeannotte, Bruno Laplante, Marcel Allard, Elly Ameling et Jessye Norman, Margreet Honig, Michel Piquemal, Gerda Hartmann et Mattiwilda Dobbs. Il fut par ailleurs un remarquable interprète de lieder.
Comme on l'a dit, Poulenc avait proposé en 1926 à Bernac de créer ses Chansons gaillardes. Huit ans plus tard, Bernac retrouve par hasard Poulenc à Salzbourg. Le chanteur, qui cherche alors un pianiste, demande à Poulenc de l'accompagner dans un récital d'œuvres de Debussy. Le succès amène Bernac à donner de nombreux concerts avec au piano Poulenc, devenu entre-temps son ami. Leur collaboration durera de 1934 à 1959. D'autres compositeurs français ont aussi écrit pour Bernac, par exemple André Jolivet, Henri Sauguet et Jean Françaix.
Poulenc, à qui on demandait un jour « Qui vous a le mieux chanté ? », répondit : « Jane Bathori pour mes premières mélodies, Marya Freund et Claire Croiza pour Le Bestiaire, Suzanne Peignot pour les Airs chantés et les Cinq poèmes de Max Jacob, Suzanne Balguerie pour Les Fiançailles pour rire, Madeleine Grey (souvent dans des mélodies paradoxalement peu faites pour elle), Gérard Souzay (Priez pour paix, Le Portrait) et… pour le reste, Pierre Bernac, bien entendu. »[réf. nécessaire]
Avec Pierre Bernac baryton et Francis Poulenc comme accompagnateur au piano :