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Pierre Caminade poète, écrivain et critique français ( - ).
Pierre Caminade est né à Montpellier le de Rosa Galtier, sans profession, et d'André Caminade, imprimeur. Il fait ses études dans cette même ville avec ses amis Olivier Séchan, Henri Féraud et Jean Legrand. Jeune homme, il découvre Arthur Rimbaud, Karl Marx, Paul Valéry et Jean Cocteau. À dix-neuf ans, il fréquente « le groupe de Carcassonne », Ferdinand Alquié, René Nelli et Joë Bousquet qui publiera son premier recueil Se surprendre mortel.[réf. souhaitée].
En 1931, après sa licence en droit, Caminade quitte sa ville pour Paris. Il y retrouve Jean Legrand. Avec celui-ci et quelques fortes personnalités, comme Claude Cahun, il forme le « groupe Brunet » qui préconise une critique radicale de la société et constitue l’aile gauche de l'Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires. Dans ce contexte, Caminade apporte son soutien aux Surréalistes et à André Breton, qui prennent à ce moment-là, leurs distances avec le parti communiste. En accord avec le « sensorialisme » de Jean Legrand, Caminade souhaite un hédonisme subversif où la poésie se joint à l’expérience immédiate, érotique et sociale. Le philosophe François Leperlier pense que cette poétique annonce, avec vingt ans d’avance, les thèses situationnistes d’un Guy Debord ou d’un Raoul Vaneigem.
Le il épouse Simone Tourre à Béziers.
Élaborée au milieu des années trente, la proposition selon laquelle « la poésie est consubstantielle à cette volonté de transformer la vie quotidienne » sera reprise et travaillée à l’occasion de la thèse que soutient Caminade à l'université d'Aix-en-Provence et publiée chez Bordas en 1970, sous le titre Image et Métaphore. Il y approfondit son « entreprise de nettoyage de la situation verbale », selon le mot de Valéry, un poète qu’il aime particulièrement.
En parait "Points de départ pour le renouveau révolutionnaire" un texte co-écrit avec l'écrivain Christiane Rochefort, qui en septembre de la même année l'accompagne à Collioure, où Pierre Caminade est mobilisé. Ils résident ensuite tous les deux à Vichy car Pierre Caminade occupe un poste de rédacteur au ministère du travail.
Il quitte Paris en 1947 après quelques années passées à Saïgon. Son divorce d'avec Simone Tourre est prononcé en . Il revient dans l’Hérault, puis en Aveyron, enfin il se fixe en 1954 dans le Var, à La Seyne sur Mer où il se marie avec Madeleine Popu le .
Pierre Caminade consacre une étude à Paul Valéry en 1972. Poursuivant encore sa réflexion théorique, Caminade se rapproche alors du Nouveau Roman, réalise plusieurs études (sur Claude Simon, Michel Butor, Jean Ricardou) et publie Le don de Merci aux éditions Morel. À cette époque, il entre au comité de rédaction de la revue Sud, dirigée par Jean Malrieu, où il restera vingt ans.
Il réside à la Seyne-sur-Mer jusqu’à sa mort, le .