| Pierre Bourdan | |
Pierre Bourdan en 1947. | |
| Fonctions | |
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| Député français | |
| – (2 ans, 8 mois et 9 jours) |
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| Élection | 21 octobre 1945 |
| Réélection | 2 juin 1946 10 novembre 1946 |
| Circonscription | Creuse (1945-1946) Seine (1946) 3e de la Seine (1946-1948) |
| Législature | Ire constituante IIe constituante Ire (Quatrième République) |
| Groupe politique | UDSR |
| Ministre de la Jeunesse, des Arts et des Lettres | |
| – (9 mois) |
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| Président | Vincent Auriol |
| Premier ministre | Paul Ramadier |
| Gouvernement | Ramadier I |
| Prédécesseur | Andrée Viénot |
| Successeur | André Morice (indirectement) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Pierre Maillaud |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Perpignan (France) |
| Date de décès | (à 39 ans) |
| Lieu de décès | Le Lavandou (France) |
| Sépulture | Cimetière Bouilhet de Marly-le-Roi (Yvelines) |
| Nationalité | Française |
| Profession | Journaliste |
| Résidence | Creuse |
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Pierre Bourdan, de son vrai nom Pierre Maillaud, né le à Perpignan et mort le au large du Cap Nègre (Var), est un journaliste, résistant et homme politique français.
Un village de la Creuse, Le Bourg-d'Hem, où il passait ses vacances enfant, est à l’origine de son surnom.
Pierre est le fils de Firmin Jean Maillaud, officier, et de Louise Eva Brezzi. Il est le neveu du peintre Fernand Maillaud. Il devient journaliste pour La Journée Industrielle et Le Soir, puis sous-directeur de l'agence Havas à Londres, en 1932.
Son frère Robert Maillaud, qui était sous-officier au 4e hussard, est mort au combat contre l'armée allemande, le .
Pierre rejoint Maurice Schumann et la France Libre dès le et il participe à la création de « l'Agence française indépendante » (AFI). Il parle à Radio Londres de juillet 1940 à juin 1944, participe à l'émission Les Français parlent aux Français, sous le pseudonyme de Pierre Bourdan. En , il se résigne à la fusion de l'AFI avec l'agence gaulliste France-Afrique, à l'origine de l'AFP.
Correspondant de guerre auprès de la division Leclerc, il accompagne le un fer de lance de la 4e division blindée américaine jusqu'aux abords de Rennes. Il est interprète d'un colonel américain, qui insiste pour avoir une entrevue avec le commandant allemand d'une batterie de Flak qui détruit quatorze blindés américains et retarde de deux jours la libération de la ville. Le lendemain, cherchant toujours à entrer le premier dans Rennes, Bourdan est arrêté et parvient à s’évader près de Saumur du train de déportés et prisonniers, dit train de Langeais ; caché à Longué par la famille Bloudeau, il écoute clandestinement ses amis de Radio Londres à Jumelles, chez Marcel Derouin. Il entre dans Paris aux côtés de la 2e Division Blindée.
À la Libération, Pierre Bourdan collabore au Figaro et à Bref. Député UDSR de 1945 à 1948, il représente la Creuse à la Première Assemblée nationale constituante puis la Seine dans la Deuxième et à l’Assemblée nationale.
Pierre se remarie le à la mairie du XVème arrondissement de Paris avec Jeanne Marie Henriette Rampillion, actrice dramatique, connue sous le nom d'Hélène Vercors. Leur correspondance est déposée dans le fond Pierre Bourdan de la BnF.
Il est ministre de la Jeunesse, des Arts et des Lettres, chargé des services de l'information dans le gouvernement Ramadier I du au . À ce titre, on peut considérer qu'il est le ministre de la culture "créateur" du festival d'Avignon. Il élabore un projet de loi sur le statut de la presse, plaide pour la suppression de « l'autorisation préalable » qui régissait la presse. Dans le domaine des arts et des lettres, il institue l'aide à la première pièce, en faveur des auteurs dramatiques. Il meurt en mer lors d'une sortie en voilier au large du Lavandou, dans le Var, le . Son corps est retrouvé le , et ses obsèques sont célébrées le au temple de l’Oratoire, à Paris. François Mitterrand prononce son oraison funèbre au cimetière du Montparnasse. Il est inhumé au cimetière de Marly-le-Roi.

Sa première épouse, Jeanne (Jeannette) Dalbiez, d'origine catalane, diplômée en droit, était journaliste à France-Soir. Ils eurent deux enfants, Michèle en 1931 et Ian en 1935. Un de ses petits-fils, Christian Maillaud, alias Stan (né le ), a été gendarme avant de quitter sa fonction et de devenir activiste en matière de protection de l'enfance. L'activité de ce dernier l'a placé sous le coup d'une condamnation judiciaire,.

Le , il prend la mer avec un ami sur un petit voilier qu'un coup de vent fait subitement chavirer. Tandis que son ami parvient à rejoindre la côte à la nage, Pierre Bourdan meurt noyé.
Le , en présence d'Yvon Delbos, ministre de l’Éducation nationale, et de François Mitterrand, alors Secrétaire d'État à la présidence du Conseil, est posée une plaque commémorative au lycée de Guéret, qui porte désormais son nom . En 1950, c'est au Bourg d'Hem que François Mitterrand fait ériger une stèle en mémoire de Pierre Bourdan.
Dans les années qui suivent la disparition de Pierre Bourdan son nom est donné à un grand nombre de lieux : un stade à Caluire-et-Cuire, le lycée de Guéret où il a terminé ses études secondaires. Et tout aussi symboliquement pour ce journaliste, l'ancien siège de RFO. L'hôtel particulier abritant la télévision publique des Outremers portera son nom de 1981 à 1998, on l'appelait "Bourdan" ou le centre Bourdan. Les deux plaques commémoratives de Pierre Bourdan seront installées au nouveau siège de RFO à Malakoff (jusqu'en .) Reste aujourd'hui dans le bâtiment vide, en raison du déménagement d'Outremer1 (ex RFO) au siège de France TV, les deux plaques rondes en bronze du profil de Pierre Bourdan. Mais aussi un studio à Radio France Creuse à Guéret et une bibliothèque à Marly-le-Roi. Il y a une rue Pierre-Bourdan à Paris, Longué-Jumelles, Lyon, Morangis, Bron, Arpajon, Marly le Roi, Laon et Perpignan. À Saint-Nazaire et au Lavandou, on a donné son nom à une place.
L’Association des Amis de Pierre Bourdan a été créée au lendemain de la disparition tragique de ce dernier en 1948 et continue à faire vivre sa mémoire sur un site qui lui est dédié.