| Pierre de Boissonneaux de Chevigny | |
| Fonctions | |
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| Sénateur français | |
| – (15 ans, 5 mois et 5 jours) |
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| Circonscription | Meurthe-et-Moselle |
| – (3 ans, 7 mois et 15 jours) |
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| Circonscription | Meurthe-et-Moselle |
| Député français | |
| – (2 ans, 10 mois et 16 jours) |
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| Élection | 2 janvier 1956 |
| Circonscription | Meurthe-et-Moselle |
| Législature | IIIe (Quatrième République) |
| Groupe politique | IPAS |
| Conseiller général de Meurthe-et-Moselle | |
| – (7 ans) |
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| Circonscription | Canton de Longuyon |
| Prédécesseur | Pierre Leduc |
| Successeur | Robert Drapier |
| Maire de Colmey | |
| – (44 ans) |
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| Biographie | |
| Nom de naissance | Pierre Marie de Boissonneaux de Chevigny |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Colmey |
| Date de décès | (à 87 ans) |
| Lieu de décès | Colmey |
| Sépulture | Colmey |
| Nationalité | Française |
| Fratrie | Jacqueline de Chevigny |
| Enfants | Hubert de Chevigny |
| Famille | Famille de Boissonneaux de Chevigny |
| Profession | Exploitant agricole |
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Pierre de Boissonneaux de Chevigny, dit Pierre de Chevigny, né le à Colmey (Meuthe-et-Moselle) et mort le dans la même commune, est un homme politique, résistant et exploitant agricole français.
Né le au château de Martigny (Colmey), d'un père officier d'infanterie coloniale et propriétaire foncier, Pierre de Chevigny entre à l'Ecole des Roches avant d'obtenir le diplôme de l’École nationale de la France d'outre-mer.
Lieutenant d'artillerie pendant les combats de 1939-1940, d'abord affecté dans la D.C.A. à Metz, il prend ensuite part aux campagnes de Hollande et de Belgique. Fait prisonnier, il s'évade et rejoint les lignes françaises.
Pendant l'Occupation il s'engage dans la Résistance. Arrêté une première fois à Paris en , relaxé, il dirige le secteur lyonnais du réseau de renseignements militaires franco-britannique « Alliance ».
Quelques mois après son mariage, il est arrêté le par la Gestapo, ainsi que sa femme qui s'était associée à son action clandestine.
Pierre de Chevigny connaît diverses prisons, dont celle de Fresnes, avant d'être déporté à Buchenwald (matricule 43 827) par le convoi I.173 du . Sur le point d'être mère, Madame de Chevigny est libérée après un long séjour à Fresnes.
Après seize mois passés à Buchenwald, à la suite de la libération du camp du , Pierre de Chevigny rentre à Paris.
Le comportement de Pierre de Chevigny lui vaut la croix de guerre avec deux citations, le grade de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur attribuée à titre militaire et la Médaille de la Résistance,.
De retour à Colmey il reprend l’exploitation familiale qui avait beaucoup souffert de la guerre et de l’Occupation.
Sa réussite, ses compétences et ses intérêts pour les questions agricoles l’amènent à exercer de nombreuses responsabilités : président du comice agricole de Briey, président de la coopérative laitière du bassin de Longwy, il est par ailleurs vice-président de la Chambre d’agriculture.
Parallèlement à sa vie professionnelle et familiale, Pierre de Chevigny entreprend une carrière politique. Élu maire de Colmey en 1945, réélu en 1947 et jusqu’en 1989, il est conseiller général puis sénateur de Meurthe-et-Moselle de 1952 à 1956 puis de 1959 à 1974 et député de Meurthe-et-Moselle de 1956 à 1958.
Il meurt à Colmey le .
En 1943 il épouse Hélène du Buisson de Courson (1917-2010). Ils ont 5 enfants, dont Hubert de Chevigny.
Edgard Pisani le décrit ainsi : « l’homme le plus civil du monde : gai, l’esprit vif et critique, d’une franchise désarmante par sa spontanéité, malicieux, curieux, l’œil toujours en éveil, toujours en mouvement ».