Pietrangelo Buttafuoco

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Pietrangelo Buttafuoco
En .
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Pietrangelo Buttafuoco (né le à Catane) est un journaliste, ancien militant d'extrême droite, homme de théâtre et écrivain italien.

Biographie

Neveu du député du MSI Antonino Buttafuoco, il devient dirigeant de l'organe jeunesse du parti néofasciste, puis en 1991 du comité central et ensuite, à partir du congrès de Fiuggi, de l'assemblée nationale d'Alliance nationale, jusqu'en 2003. Il est diplômé en philosophie.

En 1993, il devient journaliste de Secolo d'Italia, le journal de MSI fondé par Giorgio Almirante, ministre de Benito Mussolini. Il collabore ensuite avec Il Giornale de Vittorio Feltri. Il dirige l'émission Sali e Tabacchi sur Canale 5. Puis il travaille au Foglio de Giuliano Ferrara avant d'arriver à Panorama en 2004.

En 2005, il publie chez Mondadori Le uova del drago, finaliste du prix Campiello. Il réalise sur LA7 le programme Giarabub. Le , il est nommé président du Teatro stabile de Catane, en y remplaçant Pippo Baudo.

En 2008, il publie son second roman, L'ultima del diavolo, où il évoque le moine Bahira et Mahomet. En 2011, il publie Il lupo e la luna aux éditions Bompiani. En 2012, il démissionne du Teatro Stabile. En , il écrit pour La Repubblica. La publication de l'article « Il dizionario dei distrutti » dans ce quotidien le provoque sa suspension de Panorama, qui le licencie en . En , il collabore aussi à Il Fatto Quotidiano.

En , il participe à la création de La nave di Teseo avec Umberto Eco.

En 2015, sa conversion à l’islam sous le nom de Giafar al-Siqilli (ancien émir de Sicile) est rendue publique. Il confirme par la suite sa foi musulmane dans plusieurs entretiens,.

Le , le gouvernement Meloni le désigne à partir de à la tête de la Biennale de Venise, entre autres manifestations d'art contemporain, danse, musique.

Notes et références

  1. 1 2 3 (en-GB) Philip Oltermann et Lorenzo Tondo, « Venice Biennale’s new, rightwing director has art world guessing », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ Roxana Azimi, « Avec Pietrangelo Buttafuoco, la Biennale de Venise baigne dans un flou politique et artistique », Le Monde, (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 (it) Niccolò Caranti, « Buttafuoco, Pietrangelo nell'Enciclopedia Treccani », sur Treccani, (consulté le ).
  4. ↑ (it) Francesco Maria Del Vigo, « Allah conquista Buttafuoco: "Chiamatemi pure Giafar" », Il Giornale, (consulté le ).
  5. ↑ (it) Paolo Conti, « Buttafuoco, l’intellettuale da sempre a destra. Giorgia lo bloccò per il voto in Sicilia: convertito all’Islam », Corriere della Sera, (consulté le ).
  6. ↑ Coline Clavaud-Mégevand et Jean-Philippe Commeignes, « Qui est vraiment… Pietrangelo Buttafuoco, le nouveau directeur de la Biennale de Venise », Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).

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